Tout est donc permis
février 28, 2012
Ainsi donc, l’autre soir, une entreprise Allemande a dépêché dans sa succursale belge une milice privée, encagoulée et armée afin d’en mettre le personnel dehors et d’emporter du matériel.
Bien entendu, le personnel, dont certains membres ont été molestés, a réagi et finalement, la milice s’est retrouvée dans le bâtiment et le personnel dehors avec une police pour le moins désemparée.
L’affaire s’est terminée par un "raccompagnement" des miliciens. En gros, ils ont été priés de quitter les lieux, et voilà.
Le soir-même et le lendemain, sur Facebook et Twitter, des internautes se sont empressés de minimiser (voire justifier) la chose à coups d’argument spécieux du style "Mais eux, ils avaient séquestré la direction". "Les syndicats, ce sont des milices aussi". "Les syndicats, ils séquestrent pour rien".
Comme si vous savez, on avait tout à coup le droit de commettre un truc illégal parce que d’autres commettent d’autres trucs illégaux. Comme si on pouvait approuver les uns au prétexte que les autres avaient fait des choses condamnables par ailleurs.
Comme si c’était ça, maintenant, la morale économique. Un genre de guerre. Une surenchère des actions d’éclat. Un crescendo que l’on doit accepter.
Outre que je me demande si considérer que "C’est lui qui a commencé" est une méthode d’éducation qui aurait fait ses preuves ou une argumentation valable, et en admettant même qu’elle le soit, je tiens tout de même à rappeler que c’est eux qui ont commencé.
Ces patrons qui refusent le dialogue social. Et qui se retrouvent enfermés par un personnel excédé ou lui envoient des milices privées.
Milices qui ne sont même pas inquiétées, juste raccompagnées. Parce que, ai-je entendu dans le poste ce matin, "La situation était inédite, la police ne savait pas comment réagir".
Alors bon, moi qui suis vraiment plus choquée par un patron qui envoie une milice armée et violente pour arranger ses bidons que par ses employés qui le séquestrent pendant 3 heures dans le vain espoir d’un dialogue social, je n’ai même plus envie d’expliquer pourquoi.
Je vais aller m’acheter une cagoule et une batte de base-ball pour offrir de l’inédit à mes autorités. Au moins, ça me coûtera moins qu’une nuit au cachot et 250 balles d’amende*.
Madame Milquet, Monsieur Thielmans
février 23, 2012
Madame Milquet, Monsieur Thielmans,
Je vous écris concernant les faits décrits ci-dessous: http://261111raveparty.wordpress.com/temoignages/.
Des faits qui ne sont pas graves. Du moins dans le chef de ceux qui ont été embarqués ce jour-là par des forces de l’ordre en nombre, armées de matraques et de chiens, violentes.
Via facebook, des citoyens avaient imaginé aller ce soir-là faire du bruit sous les fenêtres des négociateurs, afin de leur rappeler de manière conviviale et non-agressive qu’ils travaillaient pour "des vrais gens". Comme vous le lirez, contact avait été établi par la Sûreté de l’Etat avec moi-même. Accord verbal nous avait été donné pour nous rendre non pas rue de la Loi comme annoncé sur Facebook, mais Place Royale. "Il n’y aura pas de problème", m’avait-on affirmé lors d’un de ces échanges (qui a certainement été enregistré). Cette autorisation informelle a été confirmée à la police le soir-même par un membre de la sûreté de l’Etat qui n’a pas daigné se présenter.
Puis est arrivé ce que vous savez sans doute. Un guet-apens. Des gens qui se trouvaient sur les lieux, à Trône ou Fernand Cocq, sans aucune intention de prendre part à la rave dont ils ne connaissaient même pas le projet se sont retrouvés au cachot avec certains de ceux qui comptaient y participer.
Cachot dans lequel les conditions légales de détention n’ont pas été respectées. Dans lequel certains ont été tabassés.
Toute une nuit, au cours de laquelle certains ont été interrogés, d’autres non et à l’issue de laquelle on nous a dropés aux quatre coins de Bruxelles. Les femmes séparées des hommes, c’était encore la nuit, certaines sans téléphone.
Le détail des événements se trouve sous le lien ci-dessus.
Aujourd’hui, des gens sont contactés par recommandés de la ville de Bruxelles. Certains sont poursuivis, d’autres non (selon quels critères?). Et tous ont 15 jours pour s’expliquer. Sur une rave qui se serait déroulée de 21h30 jusqu’au bout de la nuit (!).
Il est bien entendu hors de question que qui que ce soit paie quoi que ce soit pour un événement qui ne s’est pas déroulé, qui consistait à faire usage de notre liberté d’expression et qui a été empêché dans la violence policière.
Des plaintes ont été introduites. Elles sont jusqu’à présent restées lettres mortes, comme à peu près chaque fois qu’il est question dans une plainte d’abus de pouvoir et de violences policières.
Madame Milquet, Monsieur Thielemans, l’attitude des forces de l’ordre et donc celle de ceux qui les commandent est devenue intolérable. Si un seul d’entre nous se voit contraint de payer le moindre euro pour ce qui s’est passé ce jour-là, c’est nous tous qui ne pourrons que constater que dans notre pays, l’intention de prendre la parole est passible de violences policières et de prison (pour rappel, ce n’est pas la première fois: http://annelowenthal.wordpress.com/2011/07/22/en-belgique-on-vous-arrete-parce-quon-vous-soupconne-de-vouloir-partager-des-idees/).
Quand un pouvoir a à ce point peur de ses citoyens, Madame Milquet, Monsieur Thielmans, c’est lui qu’il doit remettre en question. Nous enfermer ne fera que nous conforter dans la conviction qu’il est grand temps de trouver le moyen de prendre la parole. C’est notre devoir et nous le ferons. De gré ou de force. A cet égard, je vous invite à lire ceci: http://annelowenthal.wordpress.com/2012/02/14/face-a-la-violence-du-pouvoir-la-legitime-defense/
Ze Klout (piercing of ze misterious K)
février 22, 2012
Définition
Le Klout est un genre de système qui classe les gens selon leur influence sur Internet et selon des critères connus de lui seul, mais tout le monde a sa petite ou grande théorie sur la question. On peut y mettre des trucs aux autres ou à soi, comme des Topics. On peut aussi cliquer sur K+ sur les topics des autres, même qu’à la Saint Valentin, ça faisait K+ un kiss. Ah oui, parce qu’en plus, c’est en anglais, ce qui ne m’aide pas à comprendre.
Le Klout est sérieux, fiable et très très important, tant que j’y serai dans les premiers en Belgique.
Je vous mets le lien d’une page au hasard (celle où je passe ma vie depuis une semaine): http://v1n.ch/klout.be/
En voici les règles élémentaires.
1. Sur le Klout, tu t’inscriras
Ca, bien sûr, c’est le B, A, ba. Du moins si tu as envie de t’inscrire sur le Klout. Ou si quelqu’un que tu aimes bien te dit "inscris-toi là". Ou parce que si tu n’es pas sur le Klout, tu auras moins envie de participer à la seconde étape, ci-dessous.
2. Le Klout, tu dénigreras
- Soit parce que comme moi, tu es la première du classement intersidéral du royaume universel de Belgique (enfin, à l’époque de cet article, je l’étais) et que tu es modeste (ce qui pourrait bien avoir pour effet d’augmenter ton Klout, les gens aimant généralement la modestie).
- Soit parce que tu y es inscrit et que ça te fait mal de voir que tu n’es pas bien classé.
- Soit, mais c’est plus rare, parce que personne ne sait très bien ce que ça représente et que ça, c’est quand même un peu critiquable.
Personnellement, j’opte pour la première proposition, d’autant que je crois vraiment que le Klout est révélateur de quelque chose de très, très important qui fait de moi la personne la plus, plus importante de l’univers of the webworld of Belgique (enfin, à l’époque de cet article, je l’étais). Même que c’est en anglais!
3. Tes nouveaux amis, tu aimeras
Parce qu’en te demandant comme amie ou en te followant, ils t’ont donné des points Klout.
4. Tes concurrents, tu nieras
Parce qu’ils font pareil, depuis qu’ils savent qu’intervenir sur ta page te donne des points Klout.
5. Le monde merveilleux du CM, tu découvriras
Le commiunity manageur est un genre de geek, mais payé pour. Sauf que lui, il vend des produits pour d’autres et que toi, t’es qu’un geek. Même si tu vends aussi des produits pour d’autres. T’avais qu’à pas être premier au Klout.
Le commiunity manageur ressemble furieusement au publicitaire des années 80, lunettes carrées comprises. Il se passionne pour un nouveau sport: la prise de distance par rapport à un genre de système sur lequel il s’est inscrit mais où il n’est pas classé comme il le voudrait (comme moi, en somme). Et comme le commiunity manageur est quelqu’un de vraiment très important (ça se voit à son air), on l’écoute.
Et donc, toi, t’as l’air d’une conne avec ton Klout de la mort qui tue.
Du coup, je me suis inscrite sur Peer Index
La morale dans cette histoire…
février 20, 2012
Pendant que les Grecs subissent de plein fouet l’incurie de leurs responsables et les lois du marché européen, la Belgique se prépare aux élections communales.
Et tandis qu’en Allemagne (vous savez, ce pays qui décide qu’il faut aider ici, mais pas là, au nom de la bonne gouvernance), on s’apprête à réélire un président pour remplacer celui qui vient de démissionner pour corruption, en Belgique, nos dirigeants, qui nous expliquent que si les Grecs sont dans une telle galère, c’est que leurs dirigeants à eux ont triché, s’apprêtent à se présenter, qui à Uccle (Didier Reynders), qui à Mons (Elio Di Rupo) pour, ils l’annoncent déjà, ne pas exercer des mandats pour lesquels ils seront à coup sûr élus.
S’ils se présentent, c’est pour pousser des listes. Ou les tirer, je ne sais plus. Bref, pour amener des voix là où, estiment-ils, les gens de leurs partis ne sont pas assez compétents pour se démerder tout seuls, mais assez tout de même pour gérer leur commune.
Même Louis Michel s’y met, envisageant, en bon Jodoignois, de se présenter à… Schaerbeek, où Isabelle Durant brigue elle aussi des voix.
Voilà.
Moralité,
Euh. Il n’y a plus de moralité.
Face à la violence du pouvoir… la légitime défense des peuples
février 14, 2012
Ce matin, à la radio, Thomas Gunzig a dit: "brûler un Starbuck Café à Athènes, ça ne sert à rien mais ça défoule".
Le genre de propos que j’approuve et que j’appuie d’un laïus contre la violence. Violence que j’abhorre, que j’ai toujours condamnée, que j’ai toujours qualifiée de langage imbécile.
Car c’est vrai, même quand elle s’est révélée fructueuse, la violence n’est que, j’en suis quasi persuadée, l’argument ultime pour qui n’en a plus d’autre.
Seulement là, je pense qu’on a épuisé tous les autres arguments. Et que face à la violence que les peuples subissent, y compris chez nous, dans un quotidien de plus en plus sinistre, face à cette violence institutionnalisée et justifiée en permanence par un argument que l’on sait tous malhonnête (le sacro-saint "On n’a pas le choix"), face à ces SDF dormant contre la façade de bâtiments publics, chauffés et inoccupés, face à ces Grecs qui n’ont plus rien et que l’on saigne encore et face à ces forces de l’ordre lancées sur nous dès qu’on verbalise l’intention de protester… je ne vois pas trop ce qu’il nous reste comme autre langage.
Comment peut-on crever de faim et entendre les dirigeants de ce continent nous dire qu’"On n’a pas le choix" sans se le prendre comme un coup de poing dans la gueule?
Comment peut-on écouter sans s’énerver Elio Di Rupo déclarer ce soir à la télé: "Si quelqu’un a la lampe d’Aladin, on va l’utiliser", sachant très bien qu’il sait très bien que de l’argent, il y en a des tas et qu’il refuse d’aller le chercher, dans l’immobilier, dans les fortunes, dans les transactions financières, autant d’endroits où des gens ne savent plus que faire de leur pognon mais refusent d’être solidaires?
Comment peut-on voir un continent entier refuser de taxer les transactions financières au prétexte que "Si on ne le fait pas tous, ça n’est pas possible" tandis que l’un après l’autre, ses pays les plus pauvres crèvent la misère ou votent à l’extrême droite, voire les deux?
Comment peut-on supporter qu’on laisse un peuple crever sous prétexte que ses dirigeants ont triché?
Qu’est-ce qui lui reste, au peuple grec, pour se faire entendre, lui qui occupe ses places depuis des mois sans violence?
Qu’est-ce qui nous reste, à nous, qui pour une petite fête citoyenne même pas entamée passons la nuit au cachot, avec violences et amendes?
Eh bien, Thomas Gunzig, il nous reste des Starbuck Cafés à démolir. Ca me désole. Ca me donne la nausée. Hier encore je hurlais contre ça. Mais Nadine vous a reproché votre phrase et j’ai réfléchi.
Tout casser, c’est certainement moins glorieux que le dialogue. Mais pour le dialogue, il faut être deux.
Et si ça défoule, ça aura au moins… défoulé.
Où il est question d’ordures.
février 9, 2012
Hier en Belgique, il fut une fois de plus question du vol de denrées dans les invendus de magasins.
Un homme a été acquitté du vol de deux paquets de muffins dans le conteneur à déchets d’un supermarché. Il avait été condamné à 6 mois par le tribunal, mais la cour d’appel a estimé qu’il n’avait pas été animé par une intention frauduleuse.
Là-dessus, une fédération de commerces et services a réagi, en déclarant à juste titre que les commerçants étaient nombreux à fournir de quoi se sustenter à divers défavorisés et qu’il n’était pas envisageable de donner à des banques alimentaires des produits périmés.
Et d’ajouter que le jugement de la cour d’appel était regrettable, que les commerçants devraient sécuriser un peu plus encore leurs déchets pour empêcher des gens consommer de la nourriture non-consommable.
Et là, j’ai une question. Qu’est-ce qu’ils en ont à foutre, les commerçants, de ce que les gens viennent glaner dans leurs ordures? Franchement?
Depuis quand les gens n’ont-ils plus le droit de consommer ce qu’ils veulent, même si c’est périmé? Depuis quand des muffins périmés de deux jours sont-ils inconsommables? Prend-on les pauvres pour de tels crétins qu’ils ne savent pas trier dans nos ordures ce qui est consommable et ce qui ne l’est pas?
En quoi ça dérange notre société qu’on fouille dans ses poubelles?
Soyons honnêtes. Les commerçants qui sécurisent leurs ordures (entendez par là y déversent des produits toxiques, les mettent hors de portée du tout-venant…), ce qu’ils craignent, c’est que ceux qui se servent là ne le feront pas dans leurs rayons, avec un passage par la caisse.
Et ce qui dérange notre société, c’est de devoir affronter chaque jour le spectacle d’êtres humains réduits à se nourrir de nos ordures.
Des kilos d’ordures. Qui nous rappellent chaque jour que pendant que nous gaspillons des kilos de bouffe, des gens en sont réduits à manger nos restes.
Un spectacle à l’image de ce qu’elle est.
Où il est question de vie humaines (mais c’est pas flagrant)
février 3, 2012
Aujourd’hui, comme ça arrive chaque hiver en Belgique et comme l’avait hier annoncé la météo, il a neigé.
Aujourd’hui, à la RTBF, la radio nous a parlé de la neige à peu près 40 minutes par heure (je n’ai pas compté) depuis qu’il avait commencé à neiger. Une équipe de la RTBF a démarré en voiture pour nous dire, en direct, que le trafic était difficile parce qu’il neigeait. La RTBF a annoncé, sur toutes ses antennes, une émission spéciale d’une heure à la télé sur la neige qui tombait aujourd’hui.
L’émission "La semaine de l’info", qui réunit le vendredi des journalistes francophones et néerlandophones autour des événements qui ont marqué l’actualité de la semaine a annoncé dès l’abord (je n’ai plus les mots exacts en tête): "Les événements qui ont marqué cette semaine sont la neige et la grève de lundi". Ensuite et directement (ouf), les invités ont parlé de Maggie De Block et de sa gestion du dossier "demandeurs d’asile" et plus généralement "sdf".
On a encore une fois eu droit à des discussions autour des raisons qui ont poussé des gens chez nous. On a parlé des "vrais" demandeurs d’asile, des sdf, des demandes justifiées ou non… comme si c’était la question. Comme s’il était normal d’entendre des gens parler de "nos" sdf, comme si on acceptait le raisonnement selon lequel parce qu’il ne serait pas venu chez nous pour de "bonnes" (notez les guillemets) raisons, un sdf méritait son sort.
Voilà. C’est tout.
Pourtant, cette semaine, Maggie De Block nous a fait une brillante démonstration: dans l’urgence, et sans émission spéciale à la télévision, on loge des centaines de personnes.
Alors que toute l’année, le pouvoir étouffe les mouvements citoyens qui réclament des toits pour des sans-abris (parce que la rue, c’est dur été comme hiver et le froid, c’est froid en été aussi) sous des "C’est compliqué", "C’est pas notre compétence", "Les Flamands ne veulent pas", "Y a pas de répartition sur les communes", en quelques heures, cette semaine, poussée sans doute par son parti qui a tout à coup décidé qu’il fallait abriter les sdf (c’est son portefeuille, faut dire) et motivée, j’espère, par ceux qui sont montés au créneau (Zoé Genot en tête), Maggie de Block a réquisitionné, ouvert des casernes, appelé ici et là, demandé qu’on ouvre les gares et logé des centaines de SDF.
Il est donc possible de loger des SDF quand on veut loger des SDF.
Ca, aucun média ne l’a souligné.
Cette semaine, on a pu constater qu’il n’est toujours pas possible de réquisitionner des bâtiments publics inoccupés, dont certains sont chauffés et éclairés pour rien depuis des années, aux frais du contribuable.
Aujourd’hui, j’ai croisé dans une entrée de gare glaciale des sdf planqués sous des couvertures, où ils avaient passé la nuit. D’autres assis là, avec leur bouteille de vodka, parce qu’on n’accepte pas l’alcool dans les abris. D’autres plus loin avec des chiens, parce que dans les abris, on accepte pas les chiens. Ils m’ont raconté que des gens avaient peur d’aller dans des abris. Que d’autres n’en supportaient ni le bruit, ni l’insécurité (je n’ai pas été vérifier, je répète leurs mots).
Aujourd’hui, la Fondation des Petits Samouraïs s’est vue confier par un hôpital bruxellois une mère et son enfant né il y a quelques jours et les a logés avec d’autres dans la même situation dans un hôtel bruxellois qui est désormais saturé et dont on ignore qui le paiera. C’était ça ou placer l’enfant dans une pouponnière et remettre la maman d’où elle venait, à la rue.
De ça, aucun média ne parle. Aucun média ne nous a fourni des numéros de téléphone d’urgence pour secourir des sdf (http://annelowenthal.wordpress.com/2012/02/01/liste-des-appels-pour-urgences-sociales-sdf-regulierement-mise-a-jour/). Aucune centrale nationale n’existe dans ce but. Aucun des politiques contactés n’a daigné nous expliquer pourquoi on ne réquisitionnait pas des bâtiments inoccupés.
Cette semaine, des citoyens se mobilisent. Récoltent des dons. Diffusent des infos utiles. Accueillent chez eux des sans-abri.
Ces mêmes citoyens qui ont roulé sous la neige ce soir en apprenant à la radio qu’il neigeait sur les routes et que c’était compliqué de rouler sur la neige (c’est compliqué d’y dormir aussi, mais la radio ne l’a pas dit).
Ces mêmes citoyens qui faisaient grève lundi. Pour rien, ont clamé pouvoir politique et médias (http://annelowenthal.wordpress.com/2012/01/31/b-delvaux-f-van-de-woestyne-les-autres-oh-que-oui-au-travail/).
Liste des appels pour urgences sociales – Liste et localisation des besoins – SDF (régulièrement mise à jour)
février 1, 2012
CETTE LISTE A ETE CREEE L’AN DERNIER. MERCI DE M’AIDER A LA METTRE A JOUR!
Les abris de nuit sont signalés dans la liste ci-dessous. L’aide aux plus démunis étant extrêmement difficile à organiser, puisqu’elle ne l’est pas par ceux qui ont les moyens de le faire, elle a ses failles. Si vous connaissez des associations qui s’investissent sur le terrain et qui manquent elles aussi de moyens merci de le faire savoir ci-dessous. L’idéal est de mettre leur nom, leur objet et la manière de les (re)joindre (téléphone et/ou adresse). Avec bien sûr la liste de leurs besoins. Certaines personnes proposent du mobilier, ce qui, même si ce n’est pas l’urgence du moment, peut s’avérer très utile également.
ASSOCIATIONS (Merci de compléter cette liste!!)
BRUXELLES
Fondation Les Petits Samouraïs: accueil dans un bâtiment prêté par l’ULB, Bruxelles, de familles Roms. 64 adultes, plus de la moitié d’enfants. Besoin principalement de nourriture. Agniezska Pietrak 0488/190.564
La Petite Maison Place du Jeu de Balle, 23 1000 BXL 02 511 15 77
Het Anker, un association qui accueille des sans-abris (et aussi le ciné-débat de DoucheFLUX) a un gros souci. Elle propose des douches aux plus démunis pour 1 euros. Mais voila, cela fait un mois que ces douches sont inaccessibles à cause d’un problème de canalisation.
Ils n’ont pas d’argent pour les réparer. Il faudrait 400 euros.
Cette association se trouve Rue Marcq 25 à 1000 Bruxelles, pas loin de Sainte Catherine. Si vous pouvez passer faire un coucou et apporter une aide si petite soit elle, vous êtes plus que bienvenus.N’hésitez pas à mettre dans votre hotte un pull, un litre de lait, des chaussettes pour l’hiver…Vous pouvez aussi faire un don sur le compte de la FONDATION ROI BAUDOUIN 000-0000004-04 et mettre en communication (c’est important) L82102 Het ANKER. S’il y a plus d’argent, Het Anker en fera bon usage. Avec le froid, les locaux sont bondés.
- Sur Charleroi, outre les 5 abris de nuit, les personnes sans abri peuvent bénéficier d’un ensemble de services coordonnés par le Relais social . En communauté urbaine de Charleroi-Val de Sambre, les « institutions » ont pensé également aux personnes et aux familles qui peuvent être touchées par l’offensive hivernale dans leur logement. (Ils ont donc prévu une petite réserve de combustibles et d’appareils de chauffage.)
L’urgence sociale : ( Aiseau, Anderlues, Chapelle-lez-Herlaimont, Charleroi, Châtelet, Courcelles, Farciennes, Fleurus, Fontaine-l’Evêque, Gerpinnes, Les Bons Villers, Lobbes, Pont-à-Celles et Thuin.)
…mais voici un petit lien pour +d’info : http://ententecarolo.be/social61.html
- Commune de Chapelle-lez-Herlaimont.
En cas de problème, n’hésitez pas à contacter le C.P.A.S de Chapelle-lez-Herlaimont au 064/43.20.20.
Heures d’ouvertures:
du lundi au vendredi, de 8h à 17h.
Place de l’Eglise 24, 7160 Chapelle-lez-Herlaimont
En dehors des heures d’ouverture du C.P.A.S et pendant les jours fériés, veuillez contacter le Service d’Urgence Sociale au 071/32.12.12.
LIEGE
04/221.13.13 ( 24h/24 – 7 jours sur 7)
Opération thermos: Abri de nuit, repas le jour y compris le week end samedi et dimanche de 14 à 17h. Chevaufosse, 80, 0498/12.00.73
Les Sentinelles: Aide aux sdf en rue, tentes, gants, chaussettes, couvertures, echarpe, bonnet, bougies, nourriture. 0491 591993. 751-2041128-94 - compte des Sentinelles de la Nuit
ABRIS DE NUIT (Merci de corriger/compléter cette liste!!)
Voici la liste des numéros d’urgence pour, entre autres, les sdf qui chercheraient un abri. Ce n’est pas le cas de tous et tous ne trouveront pas de place.
D’autres choses sont donc très utiles: offrir un sac de couchage, une boisson chaude, de la nourriture…
Demander avant d’agir contre leur gré!!!
NUMERO DISPATCHING NATIONAL BELGE: 0800 99 340
Pour la France: 115
DIVERS
Arlon
L’abri de nuit ouvre ses portes ce 31 octobre 2012.
Soleil d’Hiver/L’Abri de Nuit – Arlon (Caserne Léopold), T 0477/64.67.39 (de 20h à 22h)
Avec le DAL, Droit au Logement… Il récolte tout, couvertures, essuies de bain, savon, dentifrice, brosses à dents et tout ce qui peut améliorer la vie des personnes démunies qui ne sont pas forcément à la rue.
Bien sûr dans la province de luxembourg si possible, une personne se déplace.
Contacter Gigi la responsable du DAL de la province de Luxembourg au 0479 24 17 08
Un tout grand merci d’avance
Bruxelles/National
0800/99 340
Binche
Bruxelles
02/346.66.60 (Ariane asbl. Appeler tôt)
Charleroi
071 32 12 12
- Abris de nuit de dourlet
Capacité : 30 lits
Adresse :
rue Dourlet, 34
6000 Charleroi
Contact :
Personne de contact : Belgeonne Catherine (Coordinatrice de l’abri de nuit)
Tél : 071/41.64.78
- Carolo Rue
Permanence social (échange seringue)
rue d’Angleterre 10,
6000 Charleroi
Tél : 071/30.37.39
Mont-sur-Marchienne:
-Abris de nuit Le Triangle
Adresse:
Rue du Beau Site, 28
6032 Mont-sur-Marchienne
Tél: +32 71 43 80 06
Fax: +32 71 36 45 65
Capacité agrée: 10 +2
Gosselies
Hannut
asbl “Un Toit pour Tous” 0495 901 464 ou 019 259 745
La Louvière
Jour: 064/22.62.07
Nuit: 064.54.84.45
Liège
04/221 13 13
CPAS-Affaires Sociales de Seraing: Opération télé-hiver du 1ier Novembre 2012 au 31 mars 2013.
Numéro d’appel gratuit 24h/24 7jrs/7: 0800 21 148 (Service Réaction-Action-Solution).
Abri de Jour: Rue de la Banque, 12, 4100 Seraing de 9h à 17h (sauf w-e et jrs fériés). 04 2694022.
Toit pour la Nuit: Rue Molinay, 28, 4100 Seraing accueil tous les jours de 21 à 22h. 04 3850625.
Magasin social du CPAS: Rue Molinay, 28, 4100 Seraing. 04 3385520.
Namur
081/24.64.63 ou 0800/124.20 ou 0476/56 09 23
Mons (Des navettes sont organisées)
Jour: 065/ 412 333 (dispatching) ou 065 56 20 21 ou 065/ 412 333 (Abri à Obourg)
Nuit: 065/ 84 01 01 (dispatching) ou 065 34 76 74 ou 065/ 84 01 01
Ottignies
Service de Prévention de la Ville (010/436171, 0484/778093 ou 0476/969047). Abri de nuit, mais appeler avant 17h
Tournai
Hébergement d’urgence à la Caserne Saint-Jean: 0477/37.37.97 ou 0494/869740
Relais Social Urbain de Tournai Rue des sœurs de Charité, 11 – 7500 Tournai Tél. : 069/77.78.42
Verviers
087/35.21.21
Lire aussi: http://brusselsislove.wordpress.com/
