64 Roms dans un squat: qui sont-ils, que demandons-nous?

septembre 7, 2011

Préalables

Les Roms du 227bis de la chaussée d’Ixelles ne sont pas les seuls à vivre dans la détresse. Il n’est bien entendu pas question ici de nier l’ampleur de la problématique. On apprend d’ailleurs ce matin que d’autres personnes sont en passe de se retrouver à la rue à Schaerbeek. Cet article vise à secourir au plus vite des gens qui ne peuvent attendre que des réunions décident de leur sort.

Selon le HCR (Haut commissariat aux réfugiés), la majorité des réfugiés dans le monde s’installent dans des pays limitrophes au leur. Cela a pour conséquence que 80% des réfugiés se retrouvent dans nos pays les plus pauvres. Bien entendu, la source de ce problème réside dans les pays que ces gens doivent fuir. Il n’est nullement question de remettre cela en cause. Il est ici question de secourir des êtres humains qui se retrouvent dans l’urgence. Il s’agit de secouer nos décideurs dans un dossier où il est question de vie ou de mort. Il s’agit d’aider son prochain dans un pays riche à la volonté politique élastique.

Par ailleurs, il existe pour tout être humain des droits fondamentaux et souverains. Rappelons simplement que: « Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour faciliter la réadaptation physique et psychologique et la réinsertion sociale de tout enfant victime de toute forme de négligence, d’exploitation ou de sévices, de torture ou de toute autre forme de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ou de conflit armé. Cette réadaptation et cette réinsertion se déroulent dans des conditions qui favorisent la santé, le respect de soi et la dignité de l’enfant…  »

Pourquoi la fuite?

Venus de Slovaquie ou de Tchéquie et donc tous ressortissants européens, les Roms arrivés à Bruxelles étaient, à l’instar de ceux restés au pays, victimes de persécutions diverses. Un rapport du Conseil de l’Europe (2010) relate notamment:

– qu’en Tchéquie, les violences racistes à l’égard des Roms sont monnaie courante: attaques des logements aux cocktails molotov, placement fréquent des enfants dans l’enseignement spécial (la cour des Droits de l’homme a d’ailleurs condamné cette pratique)…

– qu’en Slovaquie, des violences racistes sont également perpétrées. La police s’est elle-même rendue coupable de sévices sur des enfants de 11 à 16 ans: obligation de se déshabiller, de se gifler ou de s’embrasser mutuellement, le tout filmé par des policiers. Dans ce pays aussi, les enfants sont envoyés dans l’enseignement spécial.

Pas des nomades

Les Roms arrivés à Bruxelles ne sont pas des nomades. Ce sont des gens qui ont fui leurs pays et les discriminations qu’ils y subissaient, à la recherche d’un lieu où vivre tranquillement.

Parfois dans de tels bâtiments, parfois dans des bidonvilles, les Roms sont relégués hors des cités dans leurs pays d'origine

Ressortissants européens, un statut avantageux?

En tant que ressortissants européens, les Roms de la chaussée d’Ixelles bénéficient de la liberté de circulation et d’établissement. Ils peuvent, s’ils ont un emploi (ils ont trois mois pour le trouver), s’inscrire dans une commune et s’installer durablement.

En pratique, ils bougent de pays en pays à la recherche d’un lieu où leur origine ne sera pas un frein à cette installation.

Chez nous, impossible de se domicilier, puisqu’ils sont renvoyés de squat en squat. Impossible donc de trouver un emploi et même une formation.

Le projet de la Fondation des petits samouraïs (http://www.facebook.com/pages/Fondation-les-petits-samourais-Fonds-de-kleine-samourais/160191850694680)

La Fondation des petits Samouraïs a déjà fait ses preuves en matière de prise en charge de gens dans la même situation (voir par ailleurs sur ce blog).

Elle ne souhaite pas faire de l’assistanat. Elle veut établir avec eux un contrat social.

Tout ce que la Fondation demande, c’est qu’un logement soit fourni à ces gens. En échange, elle s’engage:

– à les inscrire à des cours de français et, en cas de pénurie de places, à assurer ces cours via des professeurs qui ont déjà proposé leurs services;

– à les inscrire à des formations courtes dans des métiers en pénurie de main d’oeuvre;

– à scolariser les enfants et organiser une école des devoirs et de remise à niveau;

– à les seconder dans leurs démarches administratives;

– à leur apprendre nos règles de vie en société.

Que faire et comment le faire?

Ces gens ont des besoins énormes: nourriture, vêtements, chaussures. Diverses choses pour des bébés: langes, lait, soins…

Afin de pouvoir gérer l’ensemble des dons de manière sereine, l’idéal est de prendre contact avec un bénévole via ce numéro: 0476850593

Les dons d’argent sont également les bienvenus. Dans un souci de clarté, la Fondation a fait en sorte qu’ils soient versés sur le compte de son avocat: 630-1950926-24 // IBAN BE36630024271681 Communication « Les petits samouraïs BB REF 113


Lire aussi: http://archives.lesoir.be/integrer-les-roms-des-belles-paroles-aux-actes_t-20110907-01KGNR.html

Publicités

Une Réponse to “64 Roms dans un squat: qui sont-ils, que demandons-nous?”

  1. […] modalités concrètes pour aider ces roms on lira aussi les posts d’Anne Löwenthal https://annelowenthal.wordpress.com/2011/09/07/64-roms-dans-un-squat-qui-sont-ils-que-demandons-nous/ Share this:TwitterFacebook"Aimer" ceci :"J'aime"Soyez le premier à aimer […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :