A nos négociateurs – Qu’avez-vous à dire aux gens à la rue?

septembre 12, 2011

Pendant que vous négociez l’avenir de notre pays à coups de slogans communautaires, des gens, de plus en plus de gens, sont à la rue.

Certains errent de squat en squat, d’autres « campent » derrière la gare du Nord. Des adultes, des enfants. Parmi eux, beaucoup de Roms venus de pays où – faut-il vous rappeler les déclarations européennes à ce sujet? – ils sont maltraités.

Cela fait des années que ce dossier « immigration » est en attente d’un certain courage politique. Ca fait des années que des associations citoyennes – et certains membres de vos partis ainsi que des travailleurs de terrain – permettent à ces gens de survivre au froid, à l’humidité et à la crasse.

Je serai brève. Les articles ci-dessous illustrent les conditions de survie dont je parle.

Prenez vos responsabilités, vous qui êtes si prompts à utiliser ces mots.

Je veux qu’en tant que décideurs, en tant que présidents de partis, vous preniez la parole sur ce dossier, qui est aussi de votre compétence. Que vous alliez à la rencontre des associations qui, à force de se voir confier cette problématique, ont développé de nombreuses compétences et idées.

Et si vous n’avez pas l’intention de secourir ces gens qui sont en danger MAINTENANT, allez les trouver. Et dites-leur en face:

– Que la notion d’assistance à personne en danger ne vaut pas pour eux.

– Que les Droits de l’Homme, la dignité humaine, sont des notions obsolètes.

– Que les Droits de l’Enfant ne vous concernent pas.

– Que l’Europe n’a pas l’intention d’agir dans leurs pays d’origine pour qu’ils puissent y vivre en paix.

– Qu’il n’y a pas de bâtiments publics inoccupés. Que d’ailleurs, la loi de réquisition n’est plus d’application.

– Que nous n’avons pas les moyens. Que c’est compliqué.

 

Lire aussi http://www.lalibre.be/actu/international/article/684547/la-tension-monte-envers-les-roms.html

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Une Réponse to “A nos négociateurs – Qu’avez-vous à dire aux gens à la rue?”

  1. Elie Sonio said

    Ils ne veulent pas que cela change, ils se moquent carrément de ce que l’on peut raconter, chacun pensent juste à sa petite personne, se referme par peur de perdre son statut, ses privilèges et son patrimoine jusqu’à en vendre son âme. De fil en aiguille ce système pyramidale où certaine information et connaissance ne circule que par couche donne ce monde où un petit nombre à tout les pouvoirs et les privilèges, une oligarchie. Freud a dit quelque chose de vrai dans cette phrase « La civilisation est quelque chose d’imposé à une majorité récalcitrante par une minorité ayant compris comment s’approprier les moyens de puissance et de coercition ». Mais il ne faut pas se leurrer on est tous coupable aussi de garder nos chaînes, de chercher un sauveur en dehors de nous. C’est pas en se plaignant que l’on va faire avancer les choses mais en agissant dans notre vie de tout les jours en construisant un nouveau monde sur l’ancien qui ne nous correspond plus. Ils ne sont puissant que parce que nous sommes à genoux, à nous de relever la tête et de prendre notre avenir en main. Cela demande aussi un travail sur soi que peu semble comprendre. La révolution ne se doit pas que politique, structurelle mais doit aussi être une révolution des consciences, un changement profond de l’humain et de ses rapports à la terre et à la vie qu’il ne s’est montré aujourd’hui que capable de détruire. La révolution est d’abord en soi.
    Soyons le changement que l’on veut voir dans ce monde …

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