Nous sommes des imbéciles. C’est le pouvoir qui le pense.

mai 10, 2012

En Belgique, on manque d’emplois. Et ce n’est pas moi qui le dis (ici pour la Wallonie), même si je l’ai déjà dit.

Mais bon, c’est pas grave, Monica De Coninck, ministre… socialiste (oui, encore) de l’emploi, a décidé qu’il fallait diminuer les allocations de chômage pour, je cite la Libre, « inciter les chômeurs à trouver plus rapidement un emploi« .

Je ne vais pas ici redire qu’une allocation de chômage, c’est insuffisant pour vivre. Et que pour trouver un emploi, il ne suffit pas de le vouloir. Et que vouloir un emploi, ce n’est pas un truc inné.  Je l’ai déjà fait.

Je n’ai même pas envie de parler de ce taux de cohabitant, apparemment le premier touché par la mesure. Nos candidats se chargeront de dire que ce statut est absurde. Ils le font avant chaque élection.

Je me contenterai de dire à Madame De Coninck qu’il n’est pas possible de trouver un emploi plus rapidement si on ne crée pas de l’emploi plus rapidement.

C’est quand même assez élémentaire, comme raisonnement. Un gamin de deux ans sait que quand le gâteau est fini, il n’y a plus de gâteau.

Et un gamin de deux ans sait aussi que si maman le voulait, elle irait chercher au magasin de quoi refaire du gâteau (sauf si elle est chômeuse et qu’on est le 10 du mois). Et un jour, elle lui apprendra à faire du gâteau. Avec patience, amour et confiance.

Et même, un gamin de deux ans, il sait que s’il râle bien fort, il parviendra peut-être à convaincre maman (on attend quoi, franchement?).

Hier, on nous annonce que pour lutter contre la mendicité, il faut mettre les mendiants au cachot. Aujourd’hui, on nous dit que pour trouver un emploi inexistant, il suffit de le vouloir.

Même un gamin de deux ans, on n’ose pas se foutre de lui comme ça.

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45 Réponses to “Nous sommes des imbéciles. C’est le pouvoir qui le pense.”

  1. Julien said

    Sinon, l’idée, c’est d’apprendre au gamin à faire un gâteau. Comme ça quand il n’y a plus de gâteau, on peut en faire d’autres, et le partager avec plus de gens. Et si on leur apprend à leur tour, ça relance la pâtisserie belge.
    Y a pas assez d’emploi parce qu’il n’y a pas assez de créateurs d’emplois. A quand une politique de création de créateurs d’emplois ?

    • Oui, j’en parle, d’apprendre au gamin à faire du gâteau. Ce qui signifie créer de l’emploi mais aussi, avoir les capacités pour en trouver un, éventuellement!

      • Bibiane Bolle said

        Oui, car pour faire un gâteau, il faut les ingrédients. Et ça, on ne les a pas toujours non plus…

      • annelowenthal said

        Par contre le pouvoir les a, il suffit qu’il aille les chercher!

  2. Ben said

    Oui sauf que le pouvoir s’en tape, le capitalisme c’est plus rentable quand il ya un chômage de masse, une précarité de masse, on « harmonise » tout ces chômeurs en leur faisant gagner 800 euro dans un pays ou trouver un endroit habitable pour moins de 500 est un défis, après faut manger, payer les factures et je passe l’exemple d’avoir un enfant, de cours a suivre, etc etc…et ce scénario est encore celui qui part du principe qu’une personne a encore 800 par mois…et Zéro euro bien avant la fin du mois…le but c’est que tout le monde travail, le vrai travail, même pour rien du tout, mais travailler non didju ! vive la production de produits que vous ne pourrez de toute façon pas acheter, pas consommer, mais c’est pas grave, une minorité elle peut continuer, les autres ? bhé ils ont qu’a s’aligner pour tous crever comme des rats, de toute façon ce sont des glandeurs, des mal propres, des imbéciles de gauchiste puant avec des rasta, bref le décor est planté, ya pas écris à la une de nos journaux, mais on peut bien tous aller se faire foutre autant qu’on est…

    L’heure d’un front commun citoyen/syndicat/mouvements-sociaux/associations/précaires/chômeurs/et-j’en-passe a sonné :

    la question est, qui a entendu la cloche ?

  3. C’est pas un peu T.A.L.C. comme billet. J’voudrais bien (wouin), mais je peux point (wouin) …

    Il faudrait donc des emplois sur mesure ? Tant que l’état devra voler à notre secours, il devra tout nous prendre dés que nous mettons un pied hors de la boue.

    Pourquoi ne pas devenir celui qui colle à un emploi ? Faire le tour de soi, corriger ses lacunes, remettre en cause les valeurs qui causent le non emploi (pas le boulot dont je révais, trop tôt, trop loin, trop mal payé, trop …).

    Tout à coup, on se trouve les moyens de vivre une autre vie, et la liberté d’en faire ce qu’on veut …

    • annelowenthal said

      Je ne sais pas ce que veut dire TALC…

      Qui parle d’emplois sur mesure?

      Ceci dit, mais ce n’est que mon avis, je ne pense pas qu’on soit nés pour passer les 2/3 de notre vie dans un boulot qui ne nous correspond pas. Bien des gens le font. Je ne suis pas certaine qu’ils soient heureux (ni, du coup, efficaces). Personnellement, je l’ai fait mais c’est fini, je ne veux plus, c’est au-dessus de mes forces. Comme tu le dis « faire ce qu’on veut de sa vie ». On n’en a qu’une, de vie.

      Et comme je te le disais sur FB, il y a des boulots (les plus ingrats bien souvent) qui ne te paient pas plus que ce que tu toucherais au chômage. Je suis assistante sociale de formation. Eh bien avec ce salaire-là, seule, je ne m’en sortais pas. (Voir article en lien)Alors très sincèrement, si je ne trouve pas autre chose que ça, je ne le ferai pas.

      • tarte à la crème … on peut être efficace sans être heureux. On fait ce qui nous plait, on fait ce qu’il faut souvent … la condition pour le faire est d’avoir un projet devant (ou à côté … ).

      • Avoir un projet devant ou de côté, c’est tendre vers le bonheur. Et donc une manière d’être heureux. Essaye de faire un truc auquel tu ne crois pas. Perso, je l’ai fait, mais j’étais franchement pas au top de mes possibilités.

      • et si le boulot de merde sert à faire avancer le rève … je fais de la musique, … au chomage ou avec le statut d’artiste (statut à la con), je serais malheureux dans ma quête du bonheur … ici je poursuis le même objectif, en nétant pas aux abois ….

      • Ben si ton boulot « alimentaire » te permet d’approcher tes rêves, tu sais pourquoi tu le fais 🙂 Les gens n’ont pas tous accès à ça, non plus.

      • et ton rève à toi n’est pas approchable ainsi ?

      • C’est ce que j’ai fait. Un boulot alimentaire pour approcher mon rêve (et apprendre à le réaliser). Maintenant, je vais m’y mettre. Mais moi, je suis née dans un milieu favorable. On m’a donné la confiance en moi nécessaire et une certaine culture!

      • Julien said

        Faire ce que l’on veut, trouver le boulot qui nous correspond, c’est quelque chose qui se travaille, qui s’acquiert au fil du temps et du courage. L’ambition de trouver le travail qu’on veut passe d’abord par des métier moins intéressants (avec toute la subjectivité que ça comprend)
        Chercher la perle rare, c’est aussi la construire par l’expérience.

      • Qui s’acquiert, oui. Mais pour recevoir, il faut qu’on nous donne.

      • J’aimerais déjà parvenir à créer le mien. Et tout le monde n’a pas l’ambition, la carrure, les compétences et autres moyens pour créer de l’emploi… ceci dit, outre ma vie, je fais tout mon possible pour aider des gens… à trouver un emploi ou à survivre sans. Y compris en interpellant nos dirigeants sur leurs incuries et tous ces moyens qu’ils refusent d’aller chercher pour créer les emplois qu’ils appellent de leurs voeux à chaque campagne.

        Chacun son truc, quoi

      • éloignement géographique et surtout situation soco-économique différente … je lis le problème entre les lignes « attendre un monde meilleur » … pourquoi attendre ? On ne pénalisait PAS les gens qui ne trouvent pas d’emploi mais ceux qui ne cherchent pas ou ne cherchent pas à améliorer leur profil … il est vrai qu’en baissant le chomage, ce point vient de changer mais dans une société en crise tout le monde souffre même (ceux qui travaillent) cela semble logique à certains (pas à moi nécessairement).

      • Ben oui, ce point vient de changer. Et c’est très grave.

    • Son said

      Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans: « il n’y a pas assez d’emploi pour tout le monde? »

      Et pourquoi ne pas remettre en cause ce qui fait qu’il n’y a pas de boulot pour tout le monde, les raisons systémiques et la responsabilité de ceux qui avaient les outils en mains pour agir à l’échelle collective (qu’elle soit régionale, nationale ou européenne)?

      Pourquoi la responsabilité serait forcément du côté du sans-emploi, et pas de celui du/des destructeurs d’empois (que curieusement on mentionne moins souvent que les magiques créateurs d’empois)?

      Parce que la réalité derrière ce fossé entre l’offre et la demande d’emplois, c’est qu’en 2008, le système a failli s’effondrer et que concrètement ça signifie que des millions de gens qui n’avaient aucune lacune, se conformaient aux valeurs que le système attendait d’eux et n’avaient pas d’attentes démesurées en regard du travail qu’ils fournissaient, bref des millions d’honnêtes travailleurs se sont retrouvés sans boulot, voire sans maison (allusion pas cachée du tout aux USA), et devinez quoi: c’était pas leur faute. Et depuis quatre ans que certains cherchent, en ayant souvent revu leurs (déjà maigres) aspirations à la baisse, ben ils trouvent toujours pas.

      Alors franchement, « la liberté de vivre une autre vie… »

      • Julien said

        Et tu en crées, toi, de l’emploi ?

      • Qu’est ce que tu ne comprends pas dans: Il n’y a pas assez d’emploi pour tout le monde >< Il n'y a pas d'emploi pour moi.

        Peu importe les coupables … en être là, c'est déjà se tromper de combat, c'est être unn avenir en retard (le sien) …et puis faut arrêter les USA c'est loin, combien de gens dans les 50/1 dont parle Anne ont perdu leur boulot pour raison économique … ?

      • yoko said

        En France un employé grâce à l’augmentation de la productivité, réalise en deux (2) heures la production d’autant de richesse que sont ancêtre au début du vingtième siècle durant toute une semaine de labeur.
        Comment allons nous répartir les richesses ainsi produites en quantités excessives pour que chacun puisse vivre sans crainte.

        Pendant ce temps les financiers eux nous volent, nous pillent, ils veulent nous réduire à l’esclavage pour obtenir à leur seul profit une rente éternelle (?) sur le remboursement d’intérêts excessifs.

        Annulons les dettes aux banques, répartissons exclusivement parmi les citoyens les richesses que nous avons créer, diminuons notre production, prenons le temps de lire, d’étudier, de partager, de soigner, d’accompagner.

      • Son said

        OK, donc mon argument est invalide pour cause d’éloignement géographique? On ne me l’avait jamais faite.

        Ce que je ne comprends pas dans pas d’emploi pour tout le monde vs pas d’emploi pour moi? C’est qu’on puisse prôner une solution par définition non généralisable, et faire porter le blâme d’une situation à ceux qui n’en sont pas responsables. car si tous les chômeurs se mettaient à repenser leurs valeurs construire un rêve et accepter un boulot de merde en attendant/espérant mieux (à zut, non ça ils font déjà), y’aurait toujours pas de boulot pour tout le monde et la proportion de personnes restant sur la paille serait la même. Même en comptant ceux qui créent leur emploi (ça existe d’ailleurs déjà).

        Et si tu veux placer la question du chômage sous l’angle de la responsabilité, les responsables/coupables de la situation actuelle importent. Car si on estime que les chômeurs doivent être pénalisés pour ne pas chercher/trouver d’emploi, il est logique de demander des comptes à ceux qui leur rendent la tâche difficile.

        A Julien: non, je ne crée pas d’emploi, et je t’emmerde. Je n’ai pas à justifier mes opinions par mon parcours de vie.

      • éloignement géographique et surtout situation soco-économique différente … je lis le problème entre les lignes “attendre un monde meilleur” … pourquoi attendre ? On ne pénalisait PAS les gens qui ne trouvent pas d’emploi mais ceux qui ne cherchent pas ou ne cherchent pas à améliorer leur profil … il est vrai qu’en baissant le chomage, ce point vient de changer mais dans une société en crise tout le monde souffre même (ceux qui travaillent) cela semble logique à certains (pas à moi nécessairement).

      • Julien said

        Tu es grossier, voilà tout…

        La critique est aisée mais l’art est difficile…

      • Son said

        Je pense que vous lisez mal entre les lignes. Ce qu’à mon sens le post d’AL fustige, c’est un discours et un dispositif institutionnels qui pénalisent les chômeurs qui ne trouvent pas d’emplois qui n’existent pas. Je partage ce point de vue.

        Il ne s’agit pas d’attendre que le monde devienne meilleur, mais de dénoncer le discours fallacieux du gouvernement qui prétend qu’il va le devenir suite à une mesure inutile, injuste et stigmatisante.

        En effet, dans la crise tout le monde souffre, mais pas au même degré. Et ceux qui souffraient déjà avant la crise ont tendance à payer plus cher en termes humains.

        Pour lever le malentendu, ce qu’il faut lire entre mes lignes c’est qu’il ne sert à rien de prendre des mesures pour pousser les chômeurs à construire un projet et améliorer leur profil, si on n’en prend pas pour créer ou permettre la création d’emplois décents. Et la faute n’est pas aux allocs trop élevées, mais aux salaires trop bas. Si l’état se permet de faire pression sur des personnes pour les rendre « meilleures », je ne vois pas pourquoi il devrait s’abstenir d’agir sur le marché du travail pour le rendre meilleur également (et je ne parle pas forcément de boulots de fonctionnaires: il suffit de jeter un coup d’oeil du côté de l’économie sociale pour voir que des outils et la créativité existent).

      • Son said

        A Julien: je ne me sens pas tenu à la politesse vis-à-vis de tocards dans ton genre. Tu n’apprécies pas mes idées, libre à toi de les critiquer, je ne crains pas le débat. Mais, je le répète, je n’ai pas à justifier ou valider mes opinions par mon parcours de vie. Ce qui est grossier c’est de suggérer que la validité d’une opinion se mesure à la situation sociale de celui qui l’émet. Donc oui,Julien je t’emmerde. Va te faire foutre aussi

      • Julien said

        Ai-je touché une corde sensible pour que tu te mettes à m’invectiver de la sorte ?
        Peu importe, je te laisse croire que si tu n’as pas de travail c’est de la faute des méchants patrons de droite et des vilains politiciens qui s’en moque du peuple. Et que c’est pareil pour tous les sans emplois.
        Je passe déjà trop de temps à te répondre, j’ai encore beaucoup de boulot à faire.

        Bonne journée

      • Julien said

        J’ajoute quand même que, si le fond de tes messages ne sont pas justifiés par ton niveau social, la forme que tu emploies trahi largement ton manque d’éducation…

  4. Denis said

    Paul Willems, philosophe politologue est d’accord pour lancer une manifestation. Un collègue écrivain néerlandophone Vincent Minne a créé un page de discussion ouverte sur le sujet. Je suis partante en tant qu’auteure, militante des Droits de l’Homme.

    • Lejeune said

      Nous vivons une crise économique qui me semble assez comparable à celle des années 30, même si l’histoire ne se répète pas . Surtout que celle-ci se double d’une crise écologique. S’attaquer aux chômeurs est ainsi la suite logique de la réponse de notre système économique capitaliste et libéral. Il propose les solutions des années 30. « Si cela va mal, c’est la faute des Musulmans, des Rooms, des chômeurs …qui ne veulent pas travailler » puis se seront les handicapés, les homosexuels, les communistes, les gauchistes, les fumeurs de cannabis ….Les autres, toujours les autres …Pas les banquiers, les financiers, les multinationales, les spéculateurs, les gros patrons….les politiciens qui nous gouvernent . Il parait que cette année, Israël va attaquer l’Iran. Il parait qu’on a trouvé du pétrole en Mauritanie et au nord du Mali. Vont-ils encore, ceux qui nous écrasent, nous méprisent et détruise la planète, vouloir combattre la crise en relançant l’industrie de l’armement ?

      • annelowenthal said

        Bien d’accord. Si ce n’est que pour moi, l’Histoire est en train de se répéter (Voir deux articles plus bas « godwin »)

  5. Que de pertinence, une fois de plus. Merci, Anne, de nous donner l’envie de poursuivre la résistance !
    Ceci dit, bien qu’il soit plus que grand temps de réagir, j’ai bien peur que la plupart des gens, même les plus précaires, ne soient des mous du genoux…

    Pour ma part, je résiste tant bien que mal en submergeant nos institutions officielles de courriers indignés (auxquels ils répondent, si, si !) http://mademoisellecatherine.blogspot.com/2012/04/il-marrive.html

  6. Ben said

    Lancer une manifestation ? y’en a déjà des tas, rejoignons celle qui existe, commencer le 12 Mai, même si vous n’êtes pas d’accord avec « les indignés » – « les occupy » – ou le 15M qui ne sont à la fin que des conventions de « nom » ou « d’étiquettes » qui rassemble des gens avant tout, des humains comme vous et moi qui en ont marre des injustices, des guerres : économique, ressources, politiques, sur mesures que ce système pourri engendre contre les peuples, manifestation 12 Mai à Bruxelles, gare du nord, rejoignons-nous ! tous, sans papiers, chômeurs, précaires, employer, ouvrier, encore des étiquettes pour tous nous maintenir divisé, séparé, encore des absurdités pour empêcher un véritable front commun dans l’intérêt des peuples, des humains d’abord ! http://www.globalchange.be

  7. Frédéric said

    je cite Anne: « Ben si ton boulot “alimentaire” te permet d’approcher tes rêves, tu sais pourquoi tu le fais Les gens n’ont pas tous accès à ça, non plus. »

    Ben si on doit AUSSI avoir des rêves, des envies, des idéaux pour les gens ça devient n’importe quoi…pffffff. C’est tjs du vent pour faire parler de soi ici…

  8. Stéphy said

    Tout à fait d’ accord ! Venant de terminer fin mars une formation de deux mois nommé « groupe d’ orientation professionnel » animée par deux enjouées formatrice dans un joli cadre que sont les « mission locales »; j’ ai vue se dessiner les miettes d’ une belle part de gâteau. A grand coup d’ exercice sur la confiance en soi, de visites Actiris, carrefour formation et autres…, je me voyait presque intégrer une chouette formation qualificative avec un stage voir un emploi à la clé.
    Ben non, faut être patient svp (faut aussi trouver du travail très vite ou je me trompe?!) et surtout restée très motivée !
    Maintenant après une autre tentative d’ accès à une de ces formation qualifiante je me retrouve déjà un tantinet « essoufflée ». Pour cause, réunion d’ information, tests psychotechniques (réussie), entretien de motivation et longue attente pour recevoir un appel d’ une secrétaire qui me donne un refus sans autre explication (faut dire qu’il y a du monde au portillon).
    L’ activité de ces deux mois » d’ orientation prof. »m’ a fait un bien fou, donnée du courage, un petit espoir, mes gosses étaient contents de me voir partir le matin pour une journée de « cours », d’ avoir une indemnité de formation aussi. Mais voilà mon naturel sceptique commence à poindre bien que je continue à chercher une autre formation qualifiante ayant un parcours scolaire et prof. quasi nul . En attendant je continue aussi avec un revenu médiocre… à boire un coup de tant à autre avec …Motivation.
    Une imbécile ?!

  9. Bibiane Bolle said

    Et ces chômeurs et autres allocataires sociaux auront encore moins d’argent pour élever leurs enfants dignement et leur donner les meilleures cartes possible pour s’en sortir quand ils seront adultes..

  10. Michel Noirret said

    Les chômeurs sont tous des feignants qui n’ont que le sort qu’ils méritent. Heureusement qu’il y a des VRAIS travailleurs qui aiment le VRAI travail. Et ça tombe bien : il y a pleins de VRAIS patrons ( soit avec les VRAIES banques au cul ou comme complices) qui sont prêts à les payer encore moins pour qu’ils travaillent plus s’ils veulent continuer à s’épanouir dans le deuxième boulot de leur rêve (qui ne les fera jamais vivre, mais au moins ils peuvent rêver, c’est l’essentiel. Rêve mon gars, rêve. Ah oui, demain on va fermer la boîte parce que franchement, avec ce que je te payes, je fais pas mon pour cent à deux chiffres.Quoi, t’es déçu ? Quoi ceux qui ont encore du boulot ne manifestent pas la moindre solidarité à ton égard ? Normal. Ils tiennent à leur boulot et n’ont pas le temps de s’occuper des assistés qui font semblant de chercher du travail et qui, comme par hasard, n’en trouvent pas. On les connaît ! tous des des feignants qui n’ont que le sort qu’ils méritent. Heureusement… etc.

  11. bernie said

    Ouf,
    Enfin de l’air frais sur le blog de AL…Plus d’injures, plus de condamnations ex abrupto, ad hominem…Enfin, du respect, de l’émotion, du partage…ça repose des « signatures nausébondes », qui squattaient dernièrement le blog…
    Mais, on en est pas pour autant au pays des « bisounours ».
    Reconnaissons que notre système belge de protection sociale est efficace (demandez à un Grec, à un Espagnol, à un Français ou à n’importe qui)…Nothing is perfect…
    Il ya peu de formations qualifiantes débouchant sur un emploi, les autres ont une fonction d’intégration sociale (se lever, respecter un horaire, rencontrer d’autres, avoir une « certaine façade sociale »,etc…ceci est surtout vrai pour les hommes seuls : la femme est l’avenir de l’homme)), ce sera toujours mieux ( et tout aussi decevant, éventuellement si on ne trouve pas un emploi) que de toucher quelques euros sans rien faire (ou doubler ses alloc par du Taf au noir)…
    On peut être utile, autour de soi : vive l’échange non monétaire…un tarte contre une garde, un intiation informatique contre quelques courses : les chantiers sont ouverts…l’imagination au pouvoir, au delà des mots et des lamentations…

    Bernie

  12. Frédéric said

    A droite on n’aime pas trop partager on préfère assumer tout simplement qu’on est radins.
    A gauche on est tellement gentils on voudrait tout partager mais surtout l’argent des riches.

    A droite on pense que sur la planète la vie n’est pas possible sans la bourse.
    A gauche on n’est pas d’accord mais on n’a pas de meilleure idée c’est peut-être pour ça qu’on en conclue que la planète est déjà foutue.

    A droite on pense que si la planète craque et ben c’est de sa faute elle avait qu’à être plus performante.
    A gauche on n’est pas d’accord mais on n’a toujours pas d’idée qu’on nous donne le pouvoir et surement on en aura une.

    A droite on s’en fout d’être malheureux l’important c’est d’être riche.
    A gauche on s’en fout du fric l’important c’est de rien foutre.

    A droite on n’aime pas trop les arabes et les noirs.
    Et tant mieux comme ça à gauche on les récupère.

    A droite c’est nous qu’on a toutes les plus belles gonzesses.
    A gauche on apprend à apprécier la beauté intérieure

    A droite on a besoin d’un gros 4X4 pour circuler sur terrain plat que dans les centres ville et tant mieux si ça pollue ça fait gueuler les écolos parce que pour nous l’écologie en fait c’est juste un parti de gauche.
    A gauche on a des bagnoles tellement pourries qu’elles polluent plus que des 4X4 par contre on peut pas dire nous on soutient les écolos puisqu’on répare nos carrosseries avec leurs autocollants.

    A droite on pense que les pédophiles il faut leur couper les couilles à eux et à toute leur famille.
    A gauche on prend la peine de se demander si dans certains cas ils seraient pas juste amoureux.

    A gauche on est contents de donner des petites pièces à des clochards qui comme ça grâce à nous ils meurent plus lentement.
    A droite on aimerait tant que les clochards puissent être rentables par exemple en vendant leurs cadavres aux usines de saucisses.

    A droite on pense que les chômeurs ils devraient pas fumer, ça donne le cancer et le cancer il faut l’interdire à ceux qui peuvent pas se payer eux-même leur chimio et leur perruque.
    A gauche on pense que le cancer ça doit être accessible à tous sinon c’est contraire au principe de l’égalité qui est à la base de nos valeurs républicaines.

    A droite on pense que la cravate ça symbolise la réussite.
    A gauche quand on doit mettre une cravate pour travailler c’est franchement qu’on a merdé un truc.

  13. Karl said

    Je suis traducteur de formation, depuis le milieu des années ’80. J’ai bossé comme représentant en enseignes lumineuses, en fournitures de bureau, j’ai bossé dans un garage Opel (moi qui suis nul en mécanique!!!), j’ai bossé chez GB, à la BBL (pour les plus jeunes, traduisez Carrefour et ING), chez Belgacom, chez Yves Rocher (moi, qui ne connaît pas la différence entre un blush, un mascara et un fond teint, superviseur de 25 dindes télévendeuses maquillophiles), sans mentionner les innombrables petits jobs d’une semaine ou deux. Aucun ne correspondaient à ma formation, et certains de ces jobs me débectaient carrément.
    L’ONEM m’a même envoyé passé un entretien d’embauche pour être responsable nettoyeuse aux cimenteries d’Obourg!!!!
    Je me suis toujours bougé pour avoir un gagne-pain (à ces niveaux de revenus, on ne peut pas toujours parler de salaire…).

    J’ai maintenant presque 50 ans et c’est F-I-N-I, FINI !!!!! Qu’ils aillent se faire voir avec leurs attrape-nigauds. Je bosse maintenant en free lance depuis les Caraïbes, comme traducteur et consultant en traduction. Internet a révolutionné ma vie et j’emm… copieusement les politiques de l’emploi et ceux qui les prônent pour mieux asservir les gens. Si l’Onem et le gouvernement trouvaient et fournissaient du travail, ça se saurait!!! Ils se débinent derrière leurs conseils à la con car ils n’osent pas avouer leur incompétence.
    Si on gratte un peu leurs dires, c’est « démerdez-vous » mais dégagez du chômage, payez des impôts, même si vous ne gagnez pas plus qu’au chômage. Je suis dégoûté par les salaires de certain(e)s qui mangent le pain sur la tète des pauvres qui bien que bossant ne peuvent se loger de façon décente, élever correctement leurs enfants et se soigner.

  14. bernie said

    Tu as raison : n’attends rien du gouvernement, des « autres »
    Tu as fait ta propre révolution et ta vie, et l’ Internet t’a aidé….
    La révolution commence dans notre propre vie.

    Et si tu es bien dans tes « baskets » tu aideras les autres

    Bonne chance

    Bernie

  15. […] à un phénomène inédit: pour une fois, personne sur le plateau n’a osé affirmer que la dernière mesure en date était une bonne […]

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