Le pouvoir d’essayer (au moins)

septembre 27, 2012

Le 14 octobre prochain, nous irons voter.

Aujourd’hui, les peuples espagnols et grecs, littéralement affamés, sont en masse dans la rue pour dire qu’ils n’en peuvent plus.

Evidemment, vu à travers ce prisme, nos communales et cette campagne affligeante peuvent paraître très, très secondaires. Ne parlons même pas des provinciales, dont tout le monde se demande encore à quoi elles peuvent bien servir.

Et pourtant, c’est fondamental. Il suffit de voir comment certains candidats s’acharnent à afficher leur tête partout, le nombre de vidéos, les pages facebook et les surfs incessants sur tous les sujets qui feront rage, même s’ils sont sans rapport avec les compétences communales (et même sans rapport avec les compétences politiques, pour certains) pour s’en rendre compte: les communales, c’est super important. Parce que c’est là que ça commence. C’est là que se décident bon nombre de choses, c’est de là que peuvent venir les idées des autres instances fédérales, c’est de là que peuvent venir les interpellations de ceux qui sont au plus près des « vrais problèmes des gens » et… c’est là que certains veulent faire carrière, aussi.

Et puis, c’est là qu’on nous dira les tendances. Qu’on nous dira que le peuple est content d’untel, pas content d’untel autre. C’est sur cette nouvelle base que se joueront plein de négociations, que les rapports de force changeront… ou pas.

Notre pouvoir

Certains, de plus en plus nombreux, diront: « De toute façon, on n’a pas le pouvoir. Même nos élus ne l’ont pas« . Certes, ils n’auront pas tout à fait tort. Le pouvoir, nos élus l’ont petit à petit et depuis très longtemps délégué à ceux qui dirigent aujourd’hui le monde : ceux qui ont le pognon. Une infime minorité des gens avec un maximum de pouvoir sur la grande majorité, qu’ils regardent s’empêtrer chaque jour davantage dans une misère crasse sans vouloir lâcher le moindre euro.

Mais ça n’a rien d’inéluctable. Cette tendance, certes très lourde, peut encore être inversée. Pour la simple et très bonne raison que certains veulent l’inverser, parmi lesquels… des candidats aux communales.

Et le 14 octobre prochain, on pourra les plébisciter. Nous avons encore ce pouvoir-là et nous devons le prendre.

Que l’on soit ou non d’accord avec ce système tel qu’il est, que l’on veuille ou non le changer, une chose est sûre et certaine : en attendant qu’un autre système s’installe ou que ce système-ci soit amélioré (en attendant que certains s’y attellent), c’est ceux que nous choisirons le 14 octobre prochain qui dirigeront nos communes et provinces. Qui auront plus ou moins de poids pour diriger l’ensemble. Qui auront plus ou moins d’influence, une influence plus ou moins bonne, sur l’ensemble du système hic et nunc.

Le changement pour ne pas tout perdre

Depuis des années, depuis des décennies, les mêmes sont au pouvoir partout. Et nombreux sont ceux qui pensent qu’ils y resteront, parce que très nombreux sont ceux qui feront en sorte qu’ils y restent.

Certains sont contents. Parce qu’ils estiment que c’est le meilleur pouvoir possible ou le moins pire pouvoir possible. Parce qu’ils ont obtenu l’un ou l’autre avantage, pour tous ou pour eux-mêmes, de ce pouvoir-là. Parce qu’ils aiment que les choses restent en l’état et que le changement leur fait peur.

Pourtant, c’est dans le changement, j’en suis persuadée, que nos acquis demeureront. C’est avec le pouvoir en place qu’ils disparaîtront. Qu’ils disparaissent déjà. Ce même pouvoir qui s’est installé dans de nombreuses communes à coups d’avancées sociales oui, mais aussi petits services rendus, de petits boulots offerts, de petites habitations cédées est en train de diminuer les moyens de tout le monde, sauf le sien et ceux de l’infime minorité évoquée plus haut.

Le fatalisme

« Ca ne changera jamais, ça n’a jamais changé« , « De toute façon, ils sont tous pareils »… ces phrases, on les entend et les lit partout.

Elles sont fausses. Seulement de nos jours, quand certains partent en grève, d’autres leur râlent dessus parce qu’ils perdent un jour de congé, oubliant que ce jour-là, c’est d’autres gens partis en grève qui le leur ont obtenu. Quand certains proposent une autre vision de la société, d’autres ricanent en disant qu’ils sont bien trop petits pour y arriver.

On peut être fataliste. On peut se dire que rien ne changera et partant, ne rien faire pour que quoi que ce soit change.

Mais ceux qui tentent de le faire, quitte à se planter, se seront, nous auront, au moins donné la chance que ça change. C’est de toute façon la seule manière de faire changer les choses. Essayer. 

Alors lisons les programmes pour au moins avoir une idée de ce qu’on fera le 14 octobre prochain.

Et si on ne veut plus de ce système, ou si l’on considère qu’à tout le moins il est perfectible, songeons que certains veulent en changer ou le changer. Faisons-leur confiance. Et puisqu’on aura lu leur programme, on sera vigilants.

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