C’est le système qui est à blâmer. Pas le chômeur.

octobre 4, 2012

Aujourd’hui, Rudy Demotte a déclaré sur Twizz et répété sur son facebook: « dans le domaine du conditionnement de bâtiments à des fins énergétiques, il y a beaucoup d’argent à faire pour les ENTREPRENEURS, il y a du travail pour ceux qui en cherchent ! »

La phrase m’a fait bondir et réagir en ces termes : « Oui mais, Rudy Demotte, s’il y avait vraiment du travail pour les plus de 30 chômeurs par offre d’emploi, doit-on obliger un chômeur à travailler dans un secteur qui ne l’intéresse pas, où il ne sera donc pas heureux ni compétent? Et pour quel salaire? Pour un membre de parti marxiste, vous devenez vachement bleu, non?« 

Parmi mes contradicteurs, certains m’ont objecté que oui, il faut accepter de travailler, quitte à ce que ça soit dans un boulot de merde, par solidarité.

Et c’est vrai que venant de moi, chômeuse (*) et tout le temps en train d’appeler les gens à plus de solidarité, refuser de travailler (n’importe où et à n’importe quel prix, je précise) et donc de cotiser, ça a quelque chose d’étonnant. Et pourtant je refuse. Je refuse de travailler sans être payée convenablement, je refuse de faire quelque chose que je n’aime pas faire (de toute façon, je le ferais mal), je refuse qu’on m’y oblige, même si du coup, je dépendrai volontairement de gens qui eux, n’ont pas (encore) refusé.

Et si je le refuse, c’est parce que je ne veux plus collaborer à un système qui me culpabilise en me disant que je ne suis pas solidaire alors que c’est ce système lui-même qui fait tout pour augmenter le nombre de ses chômeurs et le nombre de ses pauvres (y compris salariés). (Certains le subissent de plein fouet en ce moment précis, en découvrant que leurs déjà trop maigres allocations seront encore revues à la baisse.)

Je refuse de participer en m’abîmant dans des tâches que je n’aime pas pour « faire ma part » dans un système qui ne fait pas la sienne et qui me ment chaque jour en me disant qu’il n’a pas les moyens de me fournir un boulot décent et de faire en sorte que les laissés-pour-compte qu’elle produit soient assez armés pour trouver un boulot, même indécent.

Je comprends que certains veuillent travailler, à n’importe quel prix. Je comprends que certains y soient contraints. Mais tant que je ne le suis pas, je préfère 1000 fois râler, pester, aller à la rencontre de ces laissés-pour-compte pour qui on ne daigne même pas lâcher un centime de plus depuis des années et faire avec eux mon petit possible. Je me sens 1000 fois plus utile comme ça. Je fais parfois le boulot d’une assistante sociale, parfois celui d’une journaliste, toujours celui d’une militante. Je SUIS 1000 fois plus utile comme ça. D’autant plus que je suis heureuse. Disponible pour mon fils. Disponible pour mon activité complémentaire (oui oui, je noircis les cases). Disponible pour ceux pour qui on a oublié de créer un cadre de vie décent, un enseignement de qualité, un avenir radieux, un emploi et de la force. A qui on a oublié de donner l’envie de contribuer à une société, parce qu’elle serait juste. Disponible pour contribuer à un monde plus solidaire. (Maintenant, si on veut me payer pour ça un salaire qui me permette de nouer les deux bouts, je suis preneuse, bien sûr!)

Disponible pour gueuler sur ma société, sur ces dirigeants qui me mentent en me disant qu’ « Il y a du travail pour ceux qui en cherchent« , qui refusent de revoir leurs priorités et d’aller chercher l’argent là où il est en abondance. D’autant plus en abondance que là, personne ne reproche à quiconque de ne pas être solidaire.

Je suis solidaire. Je ne suis pas complice.

(*) Il me semble important de préciser ici que j’ai toujours travaillé :

– Comme ouvrière chez Quick

– Comme animatrice extrascolaires, avec des gens envoyés par l’ALE locale et pas du tout motivés

– Comme journaliste fausse indépendante le jour, le soir et le WE pour un fixe lamentable

– Comme assistante sociale ET journaliste, puisqu’un salaire d’assistante sociale ne me permettait pas de vivre

– Comme attachée de communication. Boulot bien payé mais dans un secteur à 1000 lieues de mes valeurs

– Comme indépendante complémentaire

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27 Réponses to “C’est le système qui est à blâmer. Pas le chômeur.”

  1. Elise said

    Je comprends bien le raisonnement. Mais toucher les allocations accordées par ce système, n’est-ce pas être complice?

  2. .. said

    l’abnégation totale voudrait que l’on accepte rien d’un système que l’on blâme et rien n’empêche d’accepter un poste en attendant de trouver mieux

  3. haha yabasta said

    il serait peut-être temps pour certains de (re)lire Paul Lafargue, (gendre de Marx 🙂 et son éclairant « Droit à la paresse ».
    Du fric et du boulot, il y en a pour tous, pour toutes les compétences et toutes les motivations, à condition de partager tout cela équitablement, horizontalement.
    Militons pour l’abolissement des dettes d’État, et pour un revenu de base universel: la société civile en a les moyens! Et que ceux qui veulent travailler, travaillent. Et qu’on foute la paix à ceux qui préfèrent une vie contemplative: c’est un droit aussi fondamental que celui de vivre…

    • Pierre said

      Très bien, qu’on foute la paix à ceux qui veulent une vie contemplative, mais que ceux qui ne veulent pas travailler et dénoncent constamment le « système », cessent de se lamenter sur la petitesse de leurs allocations ; ils ne devraient pas y avoir droit. Tout simplement.

      C’est magnifique de ne rien faire, ou très peu, juste ce qu’il faut pour être heureux : manger, boire, baiser, faire un peu de création. Mais si tout le monde vivait de telle manière, c’est à la vraie misère ou à la barbarie qu’on reviendrait, la nôtre ou celle d’un envahisseur.

      Ah ! Après c’est sûr ça donne envie le « plein emploi » à la marxiste ! Ca m’a toujours fait rire, les chantres de la liberté qui défendent le marxisme, un système qui nivelle tout par le bas et qui au prétexte d’égalité, tue les libertés et offre le peuple en pâture aux petits tyrans.

      Ah ! Bravo l’apprentissage de l’histoire ! Bravo les débats d’idées ! Bravo le dynamisme !

      • annelowenthal said

        Cher Pierre, je t’invite à relire mon article. Parce que si tu veux juste me servir du marxisme et m’offrir un petit mot incendiaire, tu peux hein, mais je n’ai écrit nulle part que je ne voulais pas travailler. Et Haha non plus.

  4. Pierre said

    De plus, ceux qui se réfèrent régulièrement au marxisme ne révèlent à propos d’eux-mêmes bien souvent qu’une chose paradoxale : leur bourgeoisie…

  5. Pierre said

    @ annelowenthal : il n’était pas dans mon intention d’insinuer que vous ne travaillez pas, j’ai bien compris votre article. Je réagissais plutôt au commentaire de yabasta.

    Je suis d’accord avec l’essentiel de ce que vous avez écrit d’ailleurs. Il est clair qu’on devrait avoir le droit de choisir quel boulot on veut exercer, et qu’on devrait pouvoir être reconnus pour ses talents les plus intimes, mais dans la vie ça ne fonctionne pas toujours comme ça.

    La vie est une lutte, et les plus faibles ont besoin d’aide, c’est évident. C’est sûr aussi qu’on ne va pas chercher l’argent là où il est !

    Mais qu’on ne nous serve pas encore de la pensée molle et de la caricature de marxisme, en se lamentant sur son sort et en appelant à la révolution, mais si possible, sans mouiller sa chemise…

    • annelowenthal said

      Fais un billet là-dessus alors, si le sujet marxisme et révolution t’intéresse. Parce qu’ici, ça n’est pas le propos. Ni le mien, ni le sien.

      • annelowenthal said

        Ceci dit, je ne suis pas d’accord quand tu dis « Dans la vie, ça ne fonctionne pas toujours comme ça », comme si c’était une fatalité. On peut aussi changer les donnes!

  6. Pierre said

    Désolé d’avoir fait bougé la ligne éditoriale de ta page.

    Yabasta a quand même parlé de Paul Lafargue, si ça ce n’est pas du marxisme ! Alors d’accord, je me suis emballé, mais j’en ai parfois marre des idéalistes qui veulent résoudre les problèmes de misères économiques, sociales et culturelles en ramenant sur le tapis les penseurs marxistes qui n’ont fait qu’une chose : appauvrir les gens dans tous les sens du terme. J’arrête.

    En tous cas, pour ce qui est de ce que j’ai dit sur le fait que « dans la vie » on n’est pas toujours reconnu pour ses talents intimes et pour ce qu’on estime avoir de meilleur en soi… c’est un fait indéniable ! Qu’il est possible en se battant de se faire respecter et d’imposer ses choix c’est aussi évident, et c’est ce que je défends, justement.

    Mais il ne faut pas se mettre des oeillères et attendre que les solutions tombent du ciel pendant qu’on médite sur sa place dans le monde et sur son dernier livre de philosophie « maison » acheté au magasin bobo du coin.

    Dans ce pays, il est aussi possible, en étant courageux, de créer son propre emploi.

    • annelowenthal said

      C’est marrant quand même. Tout le monde vient avec cette lumineuse idée de « créer son propre emploi ». Outre le fait qu’il faut aussi des employés pour qu’une entreprise tourne, tout le monde n’a pas envie, n’est pas armé ni en mesure de le faire.

    • haha yabasta said

      À mon sens, Lafargue n’est pas marxiste, ni moi non plus, ne t’en déplaises: bien plus libertaires, souhaitant une société égalitaire, où pouvoir et richesses sont équitablement partagés, à l’inverse de Marx, qui sommes toutes, ne propose qu’un glissement du pouvoir et des richesses d’une classe sociale à une autre. Tu devrais peut-être lire Lafargue, Bakounine et les autres libertaires, avant de traiter n’importe qui de marxiste…. Et si je suis au chômage depuis juillet pour la 1re fois de ma vie à 52 ans, ce n’est qu’un accident de parcours temporaire. Mais je ne donne à PERSONNE le droit de juger l’autre, sur rien!
      Et vu ton état d’esprit, je ne relancerai plus cette conversation: il m »importe peu de défendre des idées évidentes: la polémique ne m’intéresse pas. Il m’importe encore moins d’essayer de convaincre un irréductible d’un système esclavagiste que je dénonce. Adieu, donc, Pierre, et bonne chance dans ton système pyramidal inégalitaire! 🙂
      (PS): Anne, j’espère ne pas avoir « pollué » ton blog: n’hésite pas à enlever mes interventions: venant de toi, je ne prendrai pas cela pour de la censure, mais pour une modération légitime… 🙂

  7. Pierre said

    Tous les indépendants n’ont pas forcément d’employés. Sinon en effet tu as raison.

    Mais ça ne change rien au fait qu’il est possible pour beaucoup de lancer son propre projet.

    Ca n’intéresse personne, sauf les hamsters, de tourner en rond dans un bureau à faire semblant de travailler et à supporter un chef minable. Ca n’intéresse personne d’être obligé d’accepter un emploi de merde parce qu’on a pas eu de chance avec ses entretiens d’embauche ou qu’on est pas assez qualifié.
    Mais il faut bien vivre !

    Après c’est sûr que certaines personnes ne savent réellement pas, mentalement ou physiquement, travailler, et ils peuvent bénéficier d’un système social fort (ce qui est le cas en Belgique je pense).

    Mais décider, parce qu’on a pas envie de bosser ou qu’on ne trouve pas chaussure à son pied, que l’Etat doit redistribuer massivement, et de façon « horizontale » (pour reprendre le terme de Yabasta…) les cotisations de ceux qui travaillent, ça c’est inacceptable. Et c’est faire preuve d’un égoïsme bien peu marxiste…

    Malheureusement, à moins de mettre en place un modèle qui n’a pas encore été inventé et qui garantirait qualité de vie et liberté à tous, il faut faire avec le capitalisme.

  8. Bernie said

    T’as raison, Pierre, mais mon adhésion ne peut que te nuire, alrs, je n’ai rien dit (scripta manent…
    @AL : c »‘est fait, le PTB a envoyé Marco, pour informer les riches français, sur France 2, hier

  9. Jerome said

    Avant tout, je voudrais rappeler que le terme « solidarité », que beaucoup utilisent comme un substitut a des notions susceptibles d’interprétations négatives telles que charité, aumône ou assistance, a une toute autre définition dans son sens propre (et juridique). Il s’agit d’une forme d’échange mutuel, où chaque membre se rend solidaire des autres parce que les autres se rendent solidaire de lui. C’est donc un calcul (économique) et non une démarche généreuse…
    Permet moi donc d’utiliser les termes appropriés dans la suite de mon point de vue. (Mon manque de diplomatie étant universellement reconnu, je ne suis plus à cela près…)

    Je vais aussi délibérément mettre de côté l’affirmation utopique et désuète selon laquelle chacun aurait droit à exercer le métier dont il a envie, je suis convaincu que la plupart de tes lecteurs ont passé l’âge de croire au père Noel, et sont bien conscients qu’ils ne vivent pas au pays de Candy…

    Ceci étant dit, rentrons dans le vif du sujet…
    Tout d’abord, l’affirmation de ton refus à accepter un travail que tu trouverais « indigne de tes capacités ».
    Loin de moi l’idée de mettre tes propres capacités en doute, prend plutôt cette réflexion de manière plus générale…Mais parles tu ici de capacités dont tu as déjà fait la preuve, avec une reconnaissance de tes pairs, ou de capacités que tu es convaincue d’avoir ?
    Parce que étrangement, dans mon entourage, tous ceux et celles qui ont de réelles capacités, sont parvenus à atteindre leurs buts, et exercent la profession qu’ils désirent. Il en est bien entendu tout autant qui étant convaincus de posséder des capacités dont ils font défaut, se retrouvent aujourd’hui à exercer un travail qu’ils n’apprécient guère… Mais bon, lorsque j’avais 10 ans, j’étais persuadé d’avoir toutes les capacités pour être Spiderman… Heureusement j’ai muri avant de tenter de me lancer du haut d’un building…(*)
    J’ai moi aussi des buts dans ma vie (que j’ai dû revoir à la baisse pour atteindre un seuil de réalisme vis-à-vis de mes réelles capacités), et étrangement, malgré ce système qui selon toi fais tout pour nous maintenir dans la médiocrité, j’arrive à m’en rapprocher de plus en plus chaque jours. Mais bien entendu, cela demande des efforts, des compromis, et savoir accepter certains sacrifices. Ah oui j’oubliais le point principal, cela demande avant tout un minimum de REALISME par rapport à ses propres capacités…
    Eh oui, nous ne sommes pas tous égaux face au grand méchant test d’aptitudes… That’s live… Get use to it…
    Personnellement, je distingue trois catégories de personnes parmi celles qui dépendent aujourd’hui de l’aide sociale et donc, du système…
    – Celles qui ont besoin d’assistance, de par la maladie ou tout autre état de faiblesse, définitif ou passager, qui les empêchent de subvenir à leurs propres besoins. J’y inclus aussi celles qui ont fait des choix qui se sont révélés néfastes, et se retrouvent aujourd’hui dans une situation sociale ou financière les empêchant de remonter la pente seuls.
    – Celles qui ont besoin de charité, parce qu’elles ne possèdent pas les capacités nécessaires pour s’adapter dans le système, et y contribuer.
    – Celles qui font l’aumône, parce qu’elles ont fait le choix induit ou délibéré de vivre au crochet des autres. Ou encore celles qui persistent à vivre dans un rêve, et qui croient contre vents et marées que la grande et méchante « société » s’est toute entière liguée contre eux pour vouer leurs vies à l‘échec, tout en étant incapables de se remettre en question. Pour ces dernières, j’exclus bien entendu celles qui n’ont pas la capacité de se remettre en question, elles sont de facto dans la catégorie supérieure…
    Basé sur ces critères qui sont les miens, j’en arrive au point suivant, ton refus de participer à ce système pour lequel tu estimes qu’il ne remplit pas son rôle…
    Mais quel est donc le rôle exact du système selon toi ?
    Est-ce son devoir de subvenir aux besoins de tous sans la moindre contrepartie ? Personnellement je ne pense pas. Si le système a le devoir de créer de la solidarité entre les personnes, il n’a pas pour autant le devoir de donner l’aumône à ceux et celles qui ont fait le choix de le refuser. Si tu décides de vivre en dehors du système, que ce soit au moins avec le courage de refuser ses aumônes…
    Et ne viens pas me rétorquer que c’est impossible, je connais plusieurs personnes vivant en totale autarcie hors du système, et elles sont parfaitement heureuses et en bonne santé… Par contre, elles ont eues le courage d’ASSUMER leur choix, et les sacrifices qui en découlent. Bien évidement, cela te priverait probablement de beaucoup de tes conforts habituels, et t’obligerait même peut être à reprendre la plume et l’encrier plutôt que le PC portable. Ou encore de devoir recopier tes billets d’humeur tel un scribe afin de les diffuser aux passants dans la rue… Mais bon, je doute que tu ne dispose encore du temps nécessaire pour ce genre d’activités, entre les cultures et les soins des animaux, il reste peu de place pour les activités « non-indispensables » à ta propre survie…

    La critique est aisée, mais l’art est difficile…

    J’aurais encore beaucoup de choses à dire sur ton billet, mais je vais m’arrêter là, je vais plutôt aller passer du bon temps avec mes enfants, et tenter de leur enseigner ce que j’estime être les vraies valeurs du « bien vivre ensemble »…

    (*) Il m’arrive toujours à mon âge de rêver que je possède des super pouvoirs, mais au moins j’ai conscience que c’est un rêve…

    • annelowenthal said

      Je suis désolée d’avoir à te dire ça, mais le postulat de base de ton long message est faux. Je n’ai parlé nulle part d’un boulot « indigne de mes capacités ».

      • Jerome said

        Pas littéralement en effet, c’est une conclusion partiellement erronée qui m’est venue suite à la lecture de cette phrase:

        « Je refuse de participer en m’abîmant dans des tâches que je n’aime pas  »

        Mais je ne pense pas que cela affecte réellement la substance de mon commentaire…

  10. Jerome said

    Petite leçon d’économie…

    Vous ne pouvez pas ordonner aux pauvres d’obtenir le succès en ordonnant aux riches de ne plus en avoir.
    Ce qu’une personne reçoit sans avoir à travailler, une autre personne doit travailler sans en recevoir la récompense.
    Le gouvernement ne peut donner quelque chose à quelqu’un sans l’avoir enlevé à quelqu’un d’autre auparavant.
    Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant !
    Lorsque la moitié du peuple perçoit l’idée qu’elle n’a pas besoin de travailler car l’autre moitié va s’occuper d’elle et, lorsque l’autre moitié comprend que ça ne vaut pas la peine de travailler car quelqu’un d’autre récoltera ce qu’elle mérite par ses efforts, c’est la fin de toute une nation…

    • Son said

      « Obtenir le succès ». Avec des termes pareils, ce n’est pas une leçon d’économie que vous donnez, mais une leçon de morale. Vous croyez vraiment qu’on peut définir les riches comme ayant réussi là où les pauvres ont échoué?

      En fait il n’est pas question de succès mais de ressources, et de la satisfaction de besoins fondamentaux (se loger, se nourrir, se soigner) que ces ressources sont supposées permettre.

      Ceci étant dit, vous avez raison sur un point: nous sommes dans un système à somme nulle: ce qui est donné à l’un est pris à l’autre. Sauf qu’à regarder les inégalités, la redistribution se fait dans le sens inverse de ce que vous décrivez.

      Dernière chose: vous confondez le travail et l’emploi. C’est très différent

  11. haha yabasta said

    @ Jérôme: sans avoir tout lu de ton long message (j’ai aussi des enfants:-) je crois que tu omets un paramètre économique d’importance dans notre société (qui n’est basée in fine que sur l’esclavagisme repensé des masses): la spéculation. Cela réduit toute idée valorisante du travail à zéro, malheureusement…

    • Jerome said

      Je ne l’oublie pas, mais il n’était pas dans le ton de ma réponse d’y faire référence… Mais je suis ouvert à en discuter, mais à une heure plus raisonnable, là je vais aller dignement profiter de mes 6h de sommeil, après avoir travaillé 95h cette dernière semaine… Heures qui sont bien sur cotisées, pour en partie payer les aumônes de ceux et celles qui se refusent de participer à un système, tout en en tirant tous les bénéfices possibles… Si ça ce n’est pas un geste participatif de solidarité, je ne sais pas ce que c’est…
      Et le pire, c’est que j’ai fais ces heures parce que j’aime mon travail, et que je veux gagner un projet qui me tient à coeur, et non pour engraisser mon patron… Faut-il être fou n’est-il pas…

  12. Bernard Halleux said

    @ Jérôme, @ Son : vous avez tout faux, sur votre devoir d’économie… Prendre et donner n’est pas un jeu à somme nulle.
    Il y a des mécanismes de redistribution qui permettent de faire un « Win Win » : il faut sortir du manichéisme et des simplifications…
    Pour revenir au texte intial de AL : droit au chômage oui, mais pas illimité…après, il y a le CPAS, avec enquête sur les revenus et les biens immobiliers (fussent-ils réduits à l’habitation personelle/familiale) et les rentes alimentaires perçues.
    Je peux développer.

  13. Johan Pirlot said

    Je suis rarement (voire jamais) d’accord avec vous et vos avis de gauchiste romantique, Anne : ces conneries de drapeaux rouges, ces manifestations à deux balles pour un monde meilleur et aller se foutre sous les matraques des policiers pour démontrer à quel point on vit dans une société de fachos, video youtube et scans de PV à l’appui – quelle comédie de bourreaux contre victimes, bordel ! Mais là, c’est le bon sens qui s’impose.

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