Que la presse de caniveau balaye elle-même devant sa porte.

novembre 20, 2012

« Des voix toujours plus nombreuses estiment qu’il serait normal que les chômeurs de longue durée soient forcés à rendre des services à la société. Quel est votre avis? »

Magnifique. Il n’y a pas d’autre mot.

Le jour où, victorieux, le gouvernement belge présente un budget qui va nous précipiter encore un peu plus dans une crise qui s’annonce catastrophique, alors que tout le monde a peur sans encore bien saisir la portée de la chose, RTL nous ressort l’une des idées les plus abjectes de notre société civilisée.

Puisqu’il y a beaucoup de chômeurs et que ces gens-là vivent aux crochets de la société sans rien faire, mettons-les au travail.

C’est imparable. D’une logique implacable. Et bien entendu, puisque c’est RTL, les commentaires affluent, beaucoup pour applaudir la suggestion. Certains y allant même d’une petite hiérarchisation du système (« Mettons d’abord les sans-papiers au travail » « ouai qu’ils bougent leurs cul a travailler bonne idée » « oui tout à fait d’accord, nous, pour avoir notre argent nous devons travailler »  » Et priorité aux BELGES avant les .. Autres »…)

La liste est longue. Il s’y trouve même quelques chômeurs pour suggérer d’aller plutôt voir du côté du CPAS et de la Mutuelle, « où il y a plein de gens qui ne doivent pas y être ».

Heureusement, au milieu de ce fatras, certaines voix s’élèvent. Des chômeurs, mais pas que.

Du travail, il n’y en a pas. On aura beau dire qu’il y a des chômeurs profiteurs, on ne peut pas fournir à tous un travail alors qu’il n’y en a qu’un pour 20 chômeurs, voire 50 dans certaines zones. C’est mathématiquement impossible.

Et si la collectivité a besoin qu’on lui rende des services, qu’elle rémunère ceux qui les lui rendront. Elle en a largement les moyens, elle vient encore de le prouver aujourd’hui, quand, triomphants, ses dirigeants nous ont annoncé qu’ils n’allaient pas taxer ce qui ne l’est toujours pas (les revenus immobiliers, les fortunes…), et à peine plus ce qui devrait l’être beaucoup plus (transactions financières).

En gros, le chômeur, à qui on a déjà annoncé qu’il ne pourrait plus vivre décemment (quand il le pouvait encore), devrait remercier cette société qui le saigne en travaillant pour elle sans aucun revenu digne de ce nom. Alors que, comme vient de me le rappeler Marie, quand un chômeur veut faire du bénévolat, il ne le peut qu’à des conditions très strictes et de manière limitée car, voyez-vous, il doit chercher du travail.

Cette idée porte un nom : exploitation des êtres humains.

Sa publication aujourd’hui en porte un autre : presse de caniveau.

Un caniveau qu’on n’ira pas nettoyer sans une juste rétribution.

Oh! Et pour terminer, une question : et tous les glandeurs salariés qui viennent casser du chômeur sur FB, on ne les mettrait pas au travail?

Publicités

58 Réponses to “Que la presse de caniveau balaye elle-même devant sa porte.”

  1. Dany Culot said

    Ca c’est un article qui parle au peuple…. Si les demandeurs d’emploi doivent se mettre au nettoyage gratuitement, les ouvriers communaux vont a leur tour etre sans travail… Et devoirs faire ce pourquoi ils touchaient un salaire avant…..n’est pas la une maniere deguisée de faire des economies de salaires sur les petits comme d’habitudes….

    • Nathy said

      Comme tjs, les gens se permettent de juger… Facile évidemment… Je suis très étonnée et déçue de voir la réaction de la plupart des gens par rapport aux chômeurs… Voilà ce qui manque à la Belgique : SOLIDARITE. Quand je vois certains commentaires, j’ai honte d’être belge. Bonne continuation pour votre blog 😉

  2. Bonjour Anne!
    Je suis ton blog depuis peu via abonnement sur Facebook et je dois t’avouer que je te suis à 150% sur tous les sujets que tu abordes. J’espère que tu contribueras à aide cette société malade à ouvrir les yeux et d’ores et déjà, merci pour tous les combats que tu mènes!

    Pour les éventuels « rageux » qui pourraient commenter cet article, je tiens à partager mon expérience.

    Pendant 10 ans, j’ai exercé le métier d’aide soignante au péril de ma santé fragile. J’ai amené mon aide à cette société jusqu’à être interdite d’exercer pour raison médicale à l’âge de 27 ans.

    Je n’ai pas encore une année de chômage complète (et donc aucun plan intéressant pour les employeurs) et m’étais bien mis en tête de retrouver un travail rapidement car je n’ai pas l’habitude de ne rien faire, j ai besoin d’une occupation. Or, en pratique, c’est bien plus compliqué qu’il n’y parait surtout quand on n’a pas (plus) de qualifications comme c’est mon cas.

    Je me suis donc orientée vers une formation en infographie PAO étant donné le bagage que je possédais déjà. Me voilà donc embarquée dans des réunions d’informations, des tests réussis haut la main et une semaine d’essai. Après avoir réussi une autres séries de tests sans encombre, me voilà à l’entretien qui clôture cette semaine et déterminera si oui ou non, je suis reçue. Surprise: on me refuse l’accès, non à cause de mes compétences, mais bien à cause de mon parcours professionnel… En bref, on me dit que personne ne m’engagera, c’est « la loi du marché ».

    Je ne suis pas assez stupide pour ne pas comprendre ça (d’autant plus que je sais que le secteur est +/- saturé) mais pourquoi m’a t-on reçue en pré formation si c’était pour me dire quelque chose qu’on aurait pu me dire avant puisque mon CV trainait dans leur tiroir depuis des mois?

    Ce qui est ressorti de cet entretien, c’est que je ne serai plus jamais ouvrière à cause de mes soucis de santé et que j ai un parcours trop « mandaï » pour être employée…. Tout ça dans un centre de formation FOREM! J’en suis sortie dépitée, persuadée que je n’avais plus mon rôle dans le système et que je ne l’aurais plus jamais. Merci le FOREM!

    Je dois faire quoi? Me former? Oui mais à méditer vu ce qui m’a été dit. Me mettre sous la mutuelle pour avoir la paix (alors que je suis passée expressément sur le chômage pour pouvoir me recycler)? Attendre 2 ans de chômage complet pseudo indemnisé pour avoir accès au plan Activa?

    Ce n’est qu’un cas parmi d’autre mais avant de pointer les chômeurs du doigt, ne faudrait il pas remettre en question tout un système? Le réel problème ici, c’est qu’on n’aurait pas pris le risque de me former et que je ne trouve rien par après car ça ferait mal aux statistiques et aux subsides. On m’avait annoncé un taux d’embauche de 80%… Normal en ne prenant que des gens qui arrivent avec un A1 en formation!

    Bientôt, il faudra un diplôme pour être caissière! Déjà que le secteur de la vente est bouché avec toutes les exigences autour de l’expérience… Je ne peux même pas faire de titres services avec mon inaptitude physique et si je voudrais mordre sur ma chic en attendant, on me retirerait mes allocations à vie!

    Bref, celui qui me trouvera un boulot n’est pas encore né! Prochaine étape: rendez vous avec Carrefour Formation histoire de voir si le FOREM veut bien me renvoyer aux études (métiers en voies de pénurie) en espérant qu’il y ait quelque chose pour moi… Ou les 2 ans de chômage en vivant d’ici là dans des conditions plus que précaire…

    Du coup, cette histoire de bénévole me fait encore plus rire! Les chômeurs crèvent de faim pour la plupart et il faudrait en plus bosser gratos? Ça ressemblerait presque à une mauvaise blague…

    • annelowenthal said

      Merci! Et encore plus pour ton témoignage!

    • Christophe Leroy said

      J’ai eu le même genre d’expérience que toi quant aux formations du Forem. Leur but n’étant pas de permettre aux chômeurs de retrouver un emploi mais bien à remplir des cases avec des chiffres, à donner bonne conscience à certains…
      Je te souhaite le meilleur pour sortir de cette situation.

  3. chantal godfroid. said

    On devrait se cotiser pour que Anne ait son propre journal, je trouve. Enfin, si elle veut 🙂 .

  4. Massimo said

    Mais si Anne du travail il y en a, même beaucoup, ce sont les emplois qui manquent 🙂

  5. Je suis entièrement d’accord avec toi, Anne. Les travailleurs sans-emploi ne sont pas des bêtes de somme ni des profiteurs, loin de là, même s’il y a évidemment, comme partout, des abus occasionnels.

    Il est évident qu’il n’y a pas assez d’emploi pour tout le monde et celui qui prétend le contraire est soit incompétent soit malhonnête.

    Plutôt que de faire travailler les chômeurs gratuitement, pourquoi l’Etat ne les engagerait-il pas ? Au lieu de réduire le nombre de fonctionnaires, augmentons-le ! Cela représenterait, pour l’Etat, un coût supérieur à celui des allocations qu’il leur verse déjà, mais par contre, cela relancerait l’économie, améliorerait la performance des services publics…

  6. Kevin said

    Bonjour Anne!
    Je suis ton blog depuis peu via abonnement sur Twitter et je dois t’avouer que je te suis à 65% sur les sujets que tu abordes.

    Je tiens tout d’abord à me présenter. Je suis issu d’une famille nombreuse (6 enfants) plus que défavorisée (parents chômeurs)
    J’ai pu cependant faire un graduat(terme obsolète) en droit malgré les difficultés financières liées à mes études.
    Je suis rentré à la police en 2006 sur base de mes études secondaires et j’ai pu compléter mon cursus parallèlement à ma fonction en horaire décalé, je suis donc titulaire d’un master en droit. Mes perspectives de validation de mes diplômes sont à voir sur le long terme d’une part par choix et aussi parce que je ne me sens pas encore prêt. Pour l’instant je suis juste un policier à l’intervention sur le terrain.
    Je suis marié, mon épouse est d’origine marocaine et musulmane, nous avons une fille de 5 ans et nous attendons un petit garçon pour le mois de Mai.
    Je suis de culture chrétienne mais depuis mon mariage, je respecte tout une série de rites islamiques (ramadam, nourriture Hallal, pas d’alcool) pas respect pour mon épouse.

    Ce qui me gêne un peu dans ton blog qui est, certes bien écrit et qui traite des sujets principaux de société, c’est que tu défends toujours la veuve et l’orphelin sans objectiver les faits et que rarement (à part s’attaquer aux méchants riches) tu ne proposes des solutions.
    Pour cet article-ci par exemple, je suis d’accord avec toi sur le fait qu’il soit impensable de demander aux chômeurs de travailler afin de percevoir leurs allocations.
    Il est encore plus difficile de comprendre la presse effectuant un tel sondage qui mènera à une polémique dans le vide et qui blessera certainement les personnes de bonne foi.

    Par ailleurs, étant sur le terrain tous les jours, je constate qu’il y a quand même un nombre non négligeable d’allocataires sociaux qui ne sont pas de bonne foi. En effet, (je parle bien évidemment de ce que je connais donc dans ma région, le Centre) ces allocataires ont recours à de nombreuses fraudes comme les domiciles fictifs, la rédaction de fausses preuves de recherche d’emploi et j’en oublie. Il est évident qu’il s’agit d’une minorité mais ce personnes existent. Ils ont de plus accès à des logements sociaux de qualité et paient un loyer en fonction de leurs allocations. Bref, tu connais le système. La justice n’est pas en mesure de s’attaquer à ces faits et un sentiment d’impunité croît au sein de la population.

    Je peux donc comprendre que certains travailleurs ressentent une certaine amertume en allant travailler sans qu’il n’y ait une différence significative entre leur revenu et celui des chômeurs qui sont parfois de mauvaise foi.
    Exemple concret : Mon frère est vendeur à temps plein: salaire 1200 euros nets par mois son épouse travaille à temps partiel en tant que technicienne de surface, elle perçoit environ 900 euros. (2100 euros de rentrée). Deux chômeurs avec domicile séparés percoivent la même chose sans avoir autant de frais (chemin du travail)
    Les « rageux » comme dit si bien Emilie, je pense qu’ils sont légitimes de par leur nombre et je pense qu’il faut leur parler aussi et pas seulement prêcher les convaincus.

    Pour le problème d’Emilie, je te comprends tout à fait, j’aide souvent des jeunes à rédiger des CV et lettres de motivation afin de les aider dans leur recherche d’emploi. Le marché est assez saturé pour l’instant. Cela est du selon moi dû au fait que l’éducation n’est pas mise en rapport avec le marché de l’emploi. Je te cite un exemple concret, mes frères (2) et ma soeur (1) suivent des cours en professionnel section décoration. Ils ont clairement choisi cette voie par facilité. Il s’agit selon moi d’un non sens car tu peux éplucher les offres d’emploi, il n’y a aucun emploi à la clé. Bref, il faudrait évaluer les besoins de main d’oeuvre dans un futur proche et organiser des formations en parallèle.

    Anne, je continuerai à te lire avec plaisir.
    Respectueusement,
    Kevin

    • annelowenthal said

      Bonjour. Je propose souvent des pistes. Par exemple ici, je cite des choses qui ne sont toujours pas taxées dans notre pays…

      Ceci dit, je t’invite à lire mon article « Le droit de se plaindre », qui est ma réponse à cette objection: ne pas avoir d’alternative à lui opposer ne rend pas une situation acceptable!

    • Juste un mot pour Kevin : bravo pour ton courage ! J’ai suivi le même parcours que toi et je viens d’être diplômé de l’UCL, en Horaire Décalé. Je suppose que tu y as aussi été ? Il y a longtemps ?

    • Effectivement, l’enseignement n’est que très peu mis en rapport avec le marché de l’emploi. Ce n’était pas mon cas puisque j’ai choisi le métier de soignante avec pour objectif de me rattraper par après mais en ayant une porte vers l’emploi en cas de coup dur. Ce qui s’est avéré un bon choix puisque j’ai effectivement du faire face à un problème et ait rapidement trouvé une place.
      Cependant, je pense qu’il y a également un problème quant à la promotion de certains types d’études professionnelles. On se rend bien compte aujourd’hui qu’il y a trop peu de personnes formées aux métiers manuels et on en aurait bien besoin! Et le pire, c’est que ces métiers ne sont pas moins bien payés que certains métiers dit intellectuels (pour exemple, un imprimeur est mieux payé qu’un infographiste).

      Pour ce qui est des allocations, je gagne la même chose en chômage temps plein que lorsque je travaillais à mi-temps. Du coup, je me fige un peu lorsque tu parles du salaire des chômeurs. Je n’ai que peu de dépenses (un prêt hypothécaire de 375€/mois, impossible de se loger à ce prix là en Brabant Wallon, mais j’ai de grosses dépenses énergétiques par contre) et je n’arrive pas à payer mes factures. Je pense qu’au lieu de diminuer les allocations, il faudrait augmenter les salaires des gens ayant une occupation. Contrairement à ce que notre gouvernement pense, cela relancerait l’économie (cfr. http://www.rue89.com/rue89-eco/2012/10/11/le-fmi-decouvre-que-lausterite-est-bien-plus-nocive-que-prevu-236111).

      Quant aux gens qui fraudent sur leurs adresses, de ceux que je connais car j’en connais, c’est justement pour avoir de quoi vivre. Parce que 2 chômeurs sans enfants à la même adresse, ce n’est pas 900€x2 mais 900€ + 350€ par mois (je ne parle évidemment pas des gens ayant une occupation vivant avec un chômeur). Difficile de vivre à deux avec 1250€/mois à l’heure actuelle. C’était peut être possible avant la crise voir avant l’€uro, ici à moins de manger au Resto du Cœur, ça se complique. Je ne dis pas qu’il faut leur donner 900€ chacun mais 350, c’est la « dèche » comme on dit. Après, la fraude reste de la fraude et si ils ont des « circonstances atténuantes », rien ne justifie la violation d’une loi. C’est cependant le reflet d’une société malade, la plupart cherchant à survivre avant de vivre.

      Merci d’avoir « osé » donner ton point de vue. C’est toujours en pesant le pour et le contre (quand c’est argumenté) que l’on devient constructif, que les pensées évoluent et que l’on trouve l’équilibre tant recherché 🙂

      • « Après, la fraude reste de la fraude et si ils ont des « circonstances atténuantes », rien ne justifie la violation d’une loi. »

        -> Quand la loi est injuste, la désobéissance n’est pas seulement un droit mais aussi et surtout un devoir !

  7. Pascal said

    Chère madame Lowenthal ,

    Vous qui geignez sur votre sort et celui d’hélas d’autres -trop – pauvres citoyens belges, ne vous êtes il jamais venu à l’idée que vous êtes une privilégiée en tant que citoyenne de notre misérable petit pays ? Petite privilégiée certes mais le mot ne me semble pas galvaudé…

    J’ai lu il y a quelques semaines une de vos chroniques consacrée à l’obligation de mise au travail des chômeurs de longue durée…
    Où vous prétendiez que si l’on vous mettait à une place qui ne vous convenait pas, vous seriez « systématiquement » contre-productive puisque vous n’êtes pas qualifiée (ou surqualifiée ?) pour tel ou tel type de travail, et que  » in fine « , c’est bien plus commode de percevoir (aussi modestes soient elles ) les allocations de chômage et de pouvoir avoir le temps de vous occuper de votre progéniture…

    Que feriez vous si, à l’instar des autres pays du monde, vous seriez réellement obligée de faire un boulot de » con  » ?
    Vos arguments de « non-productivité  » tiendraient ils la route ? Allez vous faire la manche gare du Midi assise sur un carton avec votre enfant ?

    Pascal,

    • annelowenthal said

      C’est bien d’avoir mis des guillemets autour de « systématiquement », parce que je n’ai jamais dit ça.

      J’ai conscience d’être une privilégiée, oui. Mais vous, vous n’en savez strictement rien. Quant à ma vie professionnelle et ce qu’il en est à l’heure actuelle, vous n’en savez rien non plus.

      Pour le reste, je ne suis pas dans un autre pays du monde.

      Voilà, voilà, c’est tout ou vous voulez encore frapper? 🙂

      • Annelise said

        Et de quels formidables « autres pays du monde » s’agit-il ? (Moi aussi j’utilise bien les  »  » :)) parce que si on parle de  » l’exemple » allemand et de ses mini-jobs pouilleux, on se prépare un bel avenir. Oh oui, évidemment, le système a permis à plein de chômeurs-profiteurs-paresseux de se retrousser vaillamment (de force) les manches pour tremper leurs mains dans le caca tout en gagnant du pipi de chat, mais ça a surtout permis aux grands patrons de baisser les salaires en disant :  » vous voyez, il y a des courageux qui travaillent pour rien et arrivent à en vivre, on ne voit pas pq on vous paierait autant… » Blaf. Tout le monde sous les ponts, avec des cartons.

  8. Bocken said

    A vous messieurs les ministres et autres , seriez-vous capable de faire aussi bien que nous si on vous donnait notre salaire , nos factures , nos frais hospitaux et dettes pour certains , pas sûr.les logements sociaux , il faut des années pour en obtenir un. J’ai moi-même bcp de problèmes de santé , je porte une dérivation ventriculo cardiaque , j’ai fait des comas ,j’ai une lésion cérébrale ce qui me vaut perte de la mémoire à court terme et à double tâche , hernie discale et scoliose + fibromyalgie en décembre 2011 l’INAMI a estimé que j’avais fait mon temps sur l’invalidité donc plus droit aux indemnités de là , suis allée voir un expert médical qui lui a statué réduction de 2/3 pas de travaille de technicienne de surface ni de bibliothécaire ni de caissière ni de réassortisseuse pas de boulot en position assise ni ou debout en bref , il ne me reste rien .Et là , je m’apprête à mener un nouveau combat car la vierge noire ne me donne que 1/3 de réduction pourtant ne dit-on pas que les loups ne se mangent pas entre eux.

  9. Stéphane said

    Le problème est avant tout politique. L’enseignement est corseté par un parti qui n’a qu’un intérêt : que le pauvre reste pauvre et qu’il soit toujours en position de demandeur. En Belgique, on décourage l’initiative et la « réussite ». Par ce mot, je n’entends pas l’accumulation de richesses mais bien la capacité d’un être humain à se prendre en charge et à subvenir aux besoins de sa famille. Pourquoi taxe-t-on les travailleurs et pas les transactions financières ? Tout simplement parce que le capital se déplace plus vite et plus facilement que les hommes ! Pour moi, la seule taxe qu’on devrait d’urgence mettre en place, c’est celle sur les biens et services qui sont produits en exploitant les travailleurs et au péril de l’éco-système. L’exploitation d’ailleurs crée la misère d’ici… L’Europe, à juste titre, édicte des législations contraignantes en terme de couverture sociale des travailleurs, de respect de l’environnement, de normes sanitaires… etc. Ensuite, elle laisse envahir son marché par des produits et services qui, eux, ne respectent aucune de ces règles. Quand on sait que la fameuse indication CE, obligatoire sur le marché européen, n’est soumise à aucune contrainte et tout simplement auto-attribuée par le fabricant, il y a de quoi se poser des questions…

  10. Bocken said

    C’est vraiment écoeurant

  11. Pierre Leroy said

    Il est pas frais il est pas frais le poisson du voisin !

  12. Jérémy Bourgeois said

    A part étaler son pathos et les « il faut » je vois rien d’intéressant.(excepté si on considère que pleurnicher est intéressant)…

    On ce servira toujours de cette colère stérile pour vous manipuler (tout les appareils, tous les partis politiques).

    Sortir de son sujet et avoir une vision globale, donc authentiquement politique, pas faire de boutique (philosophiquement « s’extraire », qualité profondément masculine), et retrouver un sens de la noblesse, du courage c’est les clés pour passer du constat à l’action -ou à la compréhension dans un premier temps-.

    Si vous restés dans le « moi je » et la réaction épidermique, profondément féminine, vous avez déjà perdu.

  13. Laurent said

    Pas d’accord. Je n’ai pas vu le reportage sur RTL, mais ce système a été testé a Rotterdam il y a quelques mois, et il a pu montrer que presque 50% des chômeurs préféraient perdre leur droit au chômage que de faire 1 journée de bénévolat par semaine pour la ville.
    (http://www.lefigaro.fr/international/2012/09/11/01003-20120911ARTFIG00602–rotterdam-l-oisivete-n-est-plus-toleree.php)

    De plus, c’est un moyen qui permet en partie de démasquer les chômeurs qui ont un travail au noir en + de leurs allocations de chômage.
    Cela permet également de maintenir les gens dans l’univers du travail.

    « En gros, le chômeur, à qui on a déjà annoncé qu’il ne pourrait plus vivre décemment (quand il le pouvait encore), devrait remercier cette société qui le saigne en travaillant pour elle sans aucun revenu digne de ce nom »
    ==> je trouve que gagner plus de 700€ par mois pour faire du bénévolat un jour par semaine, c’est largement un salaire digne de ce nom (rapide calcul, 700€ pour 24h de travail = 29€ de l’heure)

    Vos avis?

    • annelowenthal said

      Ben mon avis à moi est dans l’article au-dessus 😉

      • Laurent said

        Oui j’ai lu l’article avant de répondre. J’attendais plutôt des réactions basées sur une réflexion critique dont le but est d’avancer en étayant son jugement des arguments des uns et des autres.

      • annelowenthal said

        Eh bien disons que pour moi, c’est par principe inacceptable. Donc je n’ai pas à argumenter sur des avantages de la chose. Je me doute bien que ça permet de déceler le travail au noir. Mais bon, avec 700 balles par mois, on DOIT travailler au noir, sinon c’est la rue.
        Et j’admire les gens qui ont préféré perdre leurs droits à cette ignominie.

        On a du travail alors qu’on nous prétend le contraire et on voudrait nous le faire faire sans nous payer ce qu’il vaut? Hors de question, c’est de l’exploitation. Et l’exploitation, c’est illégal.

        En outre, comme je l’écris, c’est hyper compliqué pour un chômeur de se rendre utile. S’il est bénévole, il doit demander l’autorisation. S’il ne le fait pas, il perd ses droits au chômage. Parce qu’on lui prétend qu’il doit chercher un emploi qui n’existe pas. Et c’est super dur d’y être autorisé. Alors là, tout à coup, on l’exigerait de lui?

    • Jérémy Bourgeois said

      oui mais les 700 euros doivent être considéré comme un revenu de survie…(« salaire digne de ce nom » mon cul). On peut imaginer que le revenu minimum pour s’insérer puisse être augmenté en contre-partie de bénévolat, mais pas rester à 700e.
      Mais toujours, on cautérise un cancer là!
      C’est une politique globale de ré-industrialisation, de protectionnisme, d’arrêt de l’immigration, de taxation fiscale des dividendes actionnariales qui devraient être mis en oeuvre si nos élites n’étaient pas vendus

      • annelowenthal said

        Ce n’est pas un revenu. C’est une indemnité.
        Et faites attention, les propos racistes sont effacés de ce blog.

      • Laurent said

        J’avoue ne pas voir de propos racistes dans les réponses. Jérémy Bourgeois, je sens dans ton discours quelques influences Soraliennes, me trompe-je? :p

      • annelowenthal said

        Je faisais un peu de prévention. J’ai tiqué sur son « arrêt de l’immigration » 😉

        Et oui, vous vous trompez, je n’ai aucune culture en la matière 🙂

  14. Laurent said

    @Anne Lowenthal: « Mais bon, avec 700 balles par mois, on DOIT travailler au noir, sinon c’est la rue. » Je n’ai pas droit au chômage vu que je suis en stage d’attente, et je vis avec 600euros par mois, loyer et factures compris. J’ai internet, la télé, ma machine à laver, et je mange beaucoup, je paye ma salle de sport,… Qu’on ne vienne pas me dire qu’on ne sait pas vivre avec 700€ par mois.

    « En outre, comme je l’écris, c’est hyper compliqué pour un chômeur de se rendre utile. S’il est bénévole, il doit demander l’autorisation. S’il ne le fait pas, il perd ses droits au chômage. Parce qu’on lui prétend qu’il doit chercher un emploi qui n’existe pas. Et c’est super dur d’y être autorisé. Alors là, tout à coup, on l’exigerait de lui? »

    Comme je le disais, je fais partie de ces gens qui recherchent un emploi. Ce que tu dis est faux. L’onem et le Forem ne m’ont jamais posé le moindre problème, parce que j’ai des preuves de recherche d’emploi. Ces preuves ne se comptent pas par centaines. On ne passe pas toutes nos journées à ça. C’est un mensonge total. Il est tout a fait possible d’avoir une journée entière de libre par semaine (voire bien +). De plus, si ces mesures sont mises en place, elle feront partie intégrante du processus, c’est à dire que l’Onem réclamera moins de preuve de recherche d’emploi, puisqu’il savent qu’une journée par semaine est occupée par du « bénévolat ».

  15. Laurent said

    1) Quel est le rapport entre immigration et racisme?
    2) « Et oui, vous vous trompez, je n’ai aucune culture en la matière » ==> Jérémy Bourgeois, je sens dans ton discours quelques influences Soraliennes, me trompe-je? :p

    Cette question était adressée à Jeremy Bourgeois

    • annelowenthal said

      1) entre immigration et racisme, aucun. Entre « arrêt de l’immigration » et racisme, c’est déjà plus discutable. Mais votre commentaire est resté 😉 je vous prévenais juste

      2) Désolée, alors 🙂

    • Jérémy Bourgeois said

      laurent, oui. je conseille la lecture de « comprendre l’empire » d’alain Soral pour ceux qui connaissent pas, mais je vois qu’en Belgique bous êtes généralement plus ouverts à la dissidences.

  16. Laurent said

    Aucun souci, ce n’était pas mon commentaire mais celui de Jérémy Bourgeois. Cependant, je pense qu’il ne faut pas amalgamer arrêt de l’immigration et racisme, car ça n’a absolument rien à voir. La fermeture des frontières d’un pays peut très bien n’avoir aucun rapport avec un quelconque objectif « ethnico-racialiste ». En effet, certaines formes de nationalisme cherchent une fermeture des frontières pour une raison « sociale », qui est qu’il n’y a pas assez de travail pour les habitants du pays, donc a fortiori pour les habitants d’autres pays non plus. C’est parfois également une façon de limiter la baisse des salaire qui découle de la main d’oeuvre très bon marché proposée par les « immigrés clandestins ».

    Je pense que c’est dans ce sens là que Jérémy parlait d’arrêt de l’immigration.

    • annelowenthal said

      Oui mais pour moi, les raisons humanitaires priment sur tout ça. D’autant des des moyens, on en a. On ne va juste pas les chercher.

  17. Kevin said

    Je discutais à batons rompus de ce débat avec mon épouse qui est indépendante, gérante d’une pizzeria. Elle me fait remarquer qu’elle ne parvient pas à garder une équipe stable depuis 9 ans d’activité. Elle m’indique que ses collaborateurs quittent rarement l’emploi pour un autre, ils se réinsèrent souvent dans la sécurité sociale. Elle déplore le manque de flexibillité des travailleurs.
    Elle travaille quant à elle 60 à 70 h / semaine pour pallier au manque d’effectif qu’elle ne souhaite pas nécessairement de qualité à la base mais plutôt volontaire.
    Je ne tire aucune conclusion, mais cela démontre quand même qu’un effort mutuel est à consentir de la part des employeurs certes mais également de la part des travailleurs.
    Concernant l’immigration, je suis pour l’immigration contrôlée…

  18. Kevin said

    Anne, j’attends avec impatience une chronique sur le racisme ou l’Islamophobie….

    • Laurent said

      Tout à fait d’accord avec toi Kevin, tant sur le contrôle des frontières que sur la demande de chronique sur le racisme ou l’Islamophobie 🙂

      • annelowenthal said

        Y en a plein où j’aborde le sujet. Plein. La dernière en date, c’est sur le fameux sapin.

  19. Laurent said

    Je vais aller voir ça tout de suite, merci

  20. Sabouille said

    Bonjour,

    Quel bel article, une fois de plus! Même si je suis d’accord, même si je défend cette thèse…il me reste un « si » coincé au bout des lèvres.
    Trop jeune et ivre de liberté je n’ai pas fais d’étude supérieure en sortant de nos 12 années obligatoires. J’ai fait des petits boulots, toujours trouvés de ma propre initiative: nettoyage des toilettes (ouioui), serveuse dans l’horeca, vente en tout genre, DJ en clubs, peintre en bâtiment (j’ai apprit le roumain du coup!), entretiens de jardin, dog-sitter, …
    J’ai finit par capituler et suivre des cours du soir et obtenir un ‘graduat en communication’, le tout en continuant à me trouver des jobs deci-delà. La galère a duré 15 ans mais jamais je n’ai eu recours au chômage ou quelques mois au maximum.
    Je suis désolée mais je persiste à dire que quand on veut… ben oui, sorry, on peut!
    A 30 ans, j’ai amorcé un recyclage en IT en étudiant seule le soir, faisant du bénévolat histoire de gagner de l’expérience…et suis maintenant heureuse et épanouie dans un bon poste.
    Tous les chômeurs « n’sont pas à mett’ dans le meme sachot » mais n’oublions pas que du taf, il y en a !

    • Jérémy Bourgeois said

      Pas généralisable le « quand on veut travailler, on peut », certains « capitulent » vraiment, et la fraternité impose de les aider à ce raccrocher

  21. Tanguy said

    Dire que « on ne peut pas fournir à tous un travail alors qu’il n’y en a qu’un pour 20 chômeurs, voire 50 dans certaines zones », c’est tout de même aller un peu vite en besogne… Avez-vous réalisé une étude sur la question? Le problème est surtout le mismatch entre offre et demande: pour certaines professions, il y a effectivement des centaines de candidats pour un pauvre job payé une misère, alors que pour d’autres professions, c’est exactement le contraire: en tant qu’actuaire, je peux vous dire qu’il ne se passe pas une semaine sans qu’un chasseur de tête tente de me débaucher, et je ne connais aucun actuaire chômeur. Les employeurs pleurent après les actuaires, ils n’en trouvent pas. Et il y a bien d’autres métiers dans la même situation. Une solution serait d’orienter les jeunes, au moment de choisir leurs études, vers les métiers en pénurie, où il y a un vrai besoin. Ca réglerait déjà pas mal de problèmes.

    • annelowenthal said

      Ce sont des chiffres officiels 😉 et je connais en effet peu de chômeurs qui restent au chômage avec vos qualifications. Je connais peu de chômeurs avec vos qualifications, d’ailleurs. Mais bon, on ne peut pas non plus reprocher aux gens d’avoir choisi certaines orientations. Ni à d’autres de ne même pas avoir eu accès à certaines orientations…

      • Tanguy said

        Non, on ne peut pas reprocher aux gens d’avoir choisi certaines orientations, car je trouve que l’encadrement et le conseil donné aux jeunes en matière de choix d’études est terriblement insuffisant. On est vraimé laissé à soi-même. Il faudrait guider beaucoup mieux les futurs étudiants dans la filière la plus appropriée. On pourrait aussi donner des incentifs financiers, par ex. un minerval moins cher pour ceux qui choisissent des filières « utiles » (sciences exactes, surtout), ou des quotas dans les filières qui n’offrent guère de débouchés. Ce serait déjà pas mal d’annoncer la couleur dès le début à l’étudiant de première candi, en donnant, pour chaque graduat ou master, le % de diplômés au chômage après 6 mois, 1 an, etc. Ca ferait déjà pas mal réfléchir…

      • Tanguy said

        Quant à l’accès, vous voulez dire que certaines études coûtent trop cher? Je sais que le coût du logement peut être un frein, mais pour le minerval, on est quand même un pays assez bon marché…

      • annelowenthal said

        On est moins chers que dans bien des pays, certes… mais ça reste très cher. Au-delà du minerval, il y a le kot ou les trajets, les syllabi etc… il existe des bourses, mais tout le monde n’y a pas accès (malgré le besoin) et elles sont rarement versées avant de commencer…

        Je n’ai pas les chiffres, faudrait que je fasse une recherche, mais la proportion d’enfants d’ouvriers reste très faible à l’université. Sans parler des milieux défavorisés… l’enseignement reste discriminatoire, depuis la maternelle…

  22. Angela said

    Personnellement, j’aime la qualité de raleur des belges, je trouve que raler fait souvent avancer des choses… mais parfois c’est un peu trop. Je suis roumaine et seulement depuis 10 en Belgique, mais je n’ai jamais eu un seul jour de chômage. J’ai eu du travail en ne pas sachant parler bien le francais (femme de ménage, bien en-dessous de mes capacités, mais bon, cela m’a permis de payer mes factures) et j’avais deux offres d’emploi en sortant de mes études à 31 ans, sans avoir eu de l’expérience dans le domaine, mais parce que pas grand monde voulait de ce type d’emploi, qui n’a rien de honteux – assistante de direction. Je suis peut-être un cas heureux, mais peut-être j’ai aussi une bonne attitude: il ne faut pas attendre trop de l’état (le mien ne donnait presque rien), il faut un peu se prendre en main et trouver des solutions. Et du travail il reste encore pas mal en Belgique, car en travaillant en Ressources Humaines j’ai vu des postes ouvertes qui ne se remplissaient pas car il n’y avait pas des personnes qualifiées dans le domaine. J’ai aussi beaucoup d’amis roumains qui ont des boulots qui leur permettent une vie aisée et peut-être vous savez que les roumaines ont accès seulement à des métiers en pénurie, comme plombier, électricien, secrétaire etc.

    Je trouve aussi un peu légitime cette « urgence » de trouver un travail dans les 2 ans, car beaucoup de compétences se perdent en deux ans si elles ne sont pas utilisées tous les jours et un employeur peut avoir peur d’angager quelqu’un qui ne serait plus au courant de rien… Moi je trouve cette période assez généreuse, si jamais je perds demain mon boulot, j’ai le temps de trouver autre chose et de me re-former si cela s’avérait nécessaire..

    Ceci étant dit, je ne suis pas du tout d’accord à faire travailler les chômeurs pour l’intérêt publique. Ils ne sont pas des délinquants, ils ont eu « juste » la malchance de perdre leur boulot. Et pendant qu’ils ont travaillé avant de perdre leur boulot, ils ont payé pour cette fameuse sécurité sociale et il est temps qu’ils en profitent pour une période que je leur souhaite la plus courte.
    Mais je vois aussi autour de moi des chômeurs qui sont fiers de l’être dépuis des années et qui se moquent en plus de ceux qui prennent courageusement le train à 6h30 tous les matins et je me dis que quelque chose ne va pas…

    • Kevin said

      Salut Angela,
      Très beau commentaire très pondéré et plein de bon sens.
      J’avoue que les allochtones en Belgique ont une facilité avec l’emploi car beaucoup plus flexibles et disponibles (je le vois avec mon épouse qui a vécu jusque ses 20 ans au Maroc).
      Merci d’enrichir notre pays et j’epère notre culture un jour car je vois peu de Roumain qui partage leur culture en Belgique ou en France. Par exemple pas d’humoriste d’origine Roumaine… Je suis sur que ça viendra….
      A très vite,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :