Des évidences

décembre 15, 2012

Un gamin de 20 ans a tué 27 personnes avec une arme, dans un Etat où le port d’arme est autorisé.

Chez nous il y a exactement un an, un homme tirait dans la foule et tuait 5 personnes, dans un Etat où il est facile de se procurer une arme.

Là-dessus, les défenseurs du port d’arme, jamais fatigués, rebondissent: « C’est les gens qui sont méchants, pas les armes. Si les gentils avaient eu une arme contre le méchant, ils auraient empêché ça ».

Ce à quoi je réponds : sans arme, il n’y aurait pas eu tueries.

Et je vous jure que c’est moi qui ai raison.

Et je vais même ajouter une évidence à celle-ci : si on continue à tout résoudre à coups de feu, d’amendes et de matraques, on n’aura bientôt plus besoin de remonter dans le temps pour contempler des sociétés barbares.

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27 Réponses to “Des évidences”

  1. « Sans arme, il n’y aurait pas de tuerie. »
    Mmmmm. Sans armes plus de meurtres? Vraiment? De toutes façon il restera toujours les couteaux de cuisine et les outils de jardin. Et pour ceux qui étranglent à main nue, on fait quoi ? Un monde sans armes, c’est bien beau (si si c’est beau et ça fait rêver) mais force est de constater que c’est une UTOPIE!

    L’autre camp ,dit « C’est les gens qui sont méchants, pas les armes. Si les gentils avaient eu une arme contre le méchant, ils auraient empêché ça ». Même si ça fait un peu rabat-joie c’est d’une logique implacable. D’autant plus que je soupçonne que parmis les pacifistes se cachent une bonne part de poltrons, de couards. La personne qui est attend le bus à côté de moi se fait agresser? C’est bien triste, je compatit, mais comme je suis non violent je n’interviendrai pas! Est-ce bien juste?

    Si les nazis n’avaient-eu que des pacifistes désarmés en face d’eux, probablement la seconde guerre mondiale aurait-elle fait moins de morts; mais dans quel monde vivrions nous?

    Ce deuxième point de vue est REALISTE et nous savons tous ô combien la réalité peut être dure….

    Ce n’est finalement pas si évident que ça…

    • annelowenthal said

      Je n’ai pas dit « sans armes plus de meurtre ». Relisez bien.

      • Antoine said

        Vous jouez sur les mots, c’est choux-vert et vert-choux…

        La société barbare dont vous craigniez le retour n’a jamais disparu, elle est juste moins apparente ! ! ! Les armes à feux n’arrange rien, mais le fond du problème n’est pas la, loin de la…
        On fait scandale contre les armes à feu suite à cette tuerie mais ça passe beaucoup plus inaperçu lorsque les employés de france-télécom se suicident par dizaines…

        Pensez-vous que la seconde tuerie est moins barbare et fait souffrir moins de personne que la première ? les armes à feu sont pourtant strictement règlementée ici en Europe ! !

      • annelowenthal said

        Et donc relisez, vous aussi.

      • Antoine said

        Vous faites preuves de mauvaise fois.

        Je m’explique, vous dites « sans arme, il n’y aurait pas eu tueries. » Evidemment, mais c’est comme dire que sans vous il n’y aurait pas eu cette article. Nous pouvons l’un comme l’autre difficilement avoir tord dans ce cas.

        Alors oui vous avez raison mais votre argument est très (trop) simpliste pour tirer la conclusion à laquelle vous arrivez ! ! !

        Je vous pensais au dessus des ces effets de paroles ridicule qui n’ont pour but que d’avoir raison sans se soucier réellement du problème de fond…

      • annelowenthal said

        Je ne vois pas en quoi c’est simpliste.

      • Antoine said

        Votre raisonnement est simpliste car si je vide vos placard de tous ce qui se mange, vous trouverez surement un autre moyen pour vous nourrir.

        Qu’en pensez-vous?

    • annelowenthal said

      j’en pense que ce n’est pas parce qu’il y a d’autres moyens de me nourrir que celui que j’utilise est bon et qu’on ne peut pas le supprimer.

  2. mcollart said

    Un fou furieux avec un fusil fera plus de dégât qu’avec un canif. Cqfd !

  3. Pierre Leroy said

    Antoine, oui, des raisonnements simplistes : bienvenu sur le site d’Anne 🙂

    • annelowenthal said

      Pierre, vous allez finir par me flatter! J’adore les gens qui passent leur vie sur mon blog si plein de conneries! Vous voulez une photo dédicacée? 🙂

      • Pierre Leroy said

        Pas de conneries (pas toujours) mais des raisonnements simplistes. Ce n’est pas pareil. 🙂

        Une photo dédicacée ? Pour rester poli je dirais que vous n’êtes pas mon type de femme. Donc non merci.

        Cela dit, j’avoue que votre site me procure beaucoup de plaisir, me fait parfois rire aux éclats. Mais je n’y passerais pas ma vie, ça non.

      • annelowenthal said

        Eh bien je serais curieuse de lire un raisonnement de votre part. Même un tout petit, hein. Parce qu’à part vous gausser des miens, j’avoue que je ne vois rien 😉

  4. Pierre Leroy said

    Trêve de plaisanteries, l’arme ne tire pas seule. Réglementez à tout va et les tueurs de masse trouveront d’autres moyens (liste non exhaustive) : gaz sarin, poisons divers, arbalète, couteaux, haches.

    Au plaisir de le lire l’un de vos marronniers Anne Klout 🙂

  5. […] et les adultes qui se trouvaient là, j’ai bien entendu bondi sur l’occasion pour redire l’horreur que m’inspiraient ces armes qui circulent partout, là-bas de manière légale, ici de manière trop […]

  6. « Relisez », c’est tout? Mais m’avez-vous lu vous? Il me semble que je vous ai bien lu vu ma réponse. Mais vous pas l’ombre d’un raisonnement, pas l’ombre d’une idée qui conforterai l’article de départ, rien… Si ce n’est de sauter sur la première occasion pour renvoyer la patate chaude et cela me parait plus proche de ce que Schopenhauer appelait « L’art d’avoir toujours raison » que d’une recherche de parcelles de vérité.

    Je pourrais moi aussi jouer sur les mots: « sans arme, il n’y aurait pas eu tueries. » Ces tueries comprennent aussi celle du 11 septembre? Vous comptez les avions de ligne parmi les armes? Vous comptez les interdire?

    Mais revenons au fond du problème: ces tueries pourraient être évitées en contrôlant mieux les armes? Tout cela à cause de la libre circulation des armes aux USA?
    Pourtant monsieur Breivik n’habitait pas aux USA. Il me semble qu’il n’y a pas des armureries à tous les coins de rue en Norvège. Je suis loin de faire l’apologie des armes et reconnais bien évidement le rôle du lobby des armes que je ne soutiens pas; mais est-ce la seule cause?
    Plus de fabriquants d’armes => plus d’armes => plus de tueries?

    Il me semble évident que quelqu’un fasse moins de dégats avec un canif qu’avec une kalach mais cela ne justifie pas le raisonnement par trop simpliste « Plus d’armes plus de tueries » qui sous entend « Si vous ne voulez plus de tueries, c’est simple, retirez les armes. » Mais voilà, retirer les armes c’est loin d’être simple. Vous pouvez réglementer leur vente voir les interdire mais c’est comme pour les drogues, elle ne disparaîtront jamais d’un coup de baguette magique. Vous voyez à présent en quoi ce raisonnement est simple? Ou est-ce trop complexe pour que votre esprit s’en saisisse?

    D’ailleurs je vais prendre un exemple, juste pour être sûr d’être bien compris. Je ne m’appuie que sur une fiction mais elle illustre bien mon propos: je veux parler de la série télévisée « les enquêtes de Murdoch » qui se passe fin XIXème. A cette époque les armes ne sont pas très réglementées et on peut même trouver de l’opium en vente libre dans le quartier chinois.
    Pourtant, quand on regarde la série on n’y voit pas de gangs se faire la guerre ni d’épaves humaines accrocs à l’opium à tous les coins de rue. Pourquoi dans cette société où les armes et la drogue circulent librement tout a l’air si propret, si « civilisé »?

    Avez-vous déjà pensé que lorsque quelqu’un sort une arme au milieu d’une foule si au lieu de s’enfuir comme des moutons apeurés uniquement préoccupés de sauver leur peau les gens se retournaient comme un seul homme (ou comme un essaim de guêpes) avec dignité et courage il y aurait peut-être un meurtre ou deux mais le forcené serait vite maîtrisé lui évitant ainsi le loisir de tirer les gens un par un comme de lapins?

    Dans son livre « L’art de réduire les têtes » Dany-Robert Dufour défend le raisonnement suivant:
    Depuis l’antiquité et jusqu’aux temps modernes, l’individu se construisait psychologiquement face à un Autre (au sens Lacanien du terme) qu’il soit un panthéon (pour les grecs), un Dieu (chez les monothéistes), un roi (de droit divin) voir même le prolétariat (pour les Marxistes). Cette construction face à cet Autre permettait le fondement de ‘individu mais causait aussi une névrose issue de la culpabilité de « ne pas être parfait » (i.e. de ne pouvoir respecter toutes les injonctions venant de l’Autre)
    Nous serions depuis peu passé, dans l’ère du post-modernisme où il n’y ai plus vraiment d’Autre. Ou alors il y en a trop, on a tous ceux du passé mais plus aucun n’est de convaincant. Sans Autre face à qui se construire, l’individu est confronté aux affres de l’auto-fondement qui en fera un individu non plus névrosé mais psychotique. Cet individu psychotique en mal d’identité risque fort de dériver vers l’un des « pièges » cités par Mr Dufour: la bande, le gang, le replis identitaire et la drogue.

    Ces tueries sont donc, à mon humbles avis, de plus en plus probables à mesure que le temps passe car du fait que dans nos société on rencontre de moins en moins de névrosés et de plus en plus de psychotiques. Or (et Mr Dufour le confirme) certains auto-fondés ont des pulsions de toute-puissance qui les conduit à s’arroger droit de vie et de mort sur leurs semblables.

    C’est à mon sens une explication bien plus convaincante de ces tueries.

    Et si toute fois elle serait encore trop complexe pour vous, vous pouvez toujours vous rabattre sur cette simple phrase d’Aleister Crowley:

    « Love is the Law! »

    F.

    • Je répète donc, relisez. Je n’ai pas écrit ce que vous dites.

      • Antoine said

        Si vous n’avez pas écrit ce qu’il dit, il serait temps d’émettre une réponse qui ne soit pas « relisez » ou « ce n’est pas ce que j’ai dit », simplement un avis en fait.
        Vous dites que votre blog est un endroit pour débattre mais vous avez l’air de vous penser trop au dessus de nous pour daigner nous répondre…

        Vous qui vous présentez comme une femme qui assume ses positions et pour qui la plume est l’arme de prédilection, je ne vois ici que de la prudence sans réelles prises de positions et jusqu’ici aucun arguments pour répondre à ceux qui vous sont avancés…

        Avez-vous peur de vous mélanger à nous madame Lowenthal ? Avez-vous peur de rentrer dans un débat d’idées qui puisse dépasser les idées prudentes que vous émettez dans vos billets ?

        S’il vous plait madame, répondez au moins par autre chose que je n’ai pas écris ceci ou je n’ai pas écris cela.

        Si nous vous comprenons si mal, qu’avez vous écrit alors ?

  7. Antoine, entrez dans ce débat que vous réclamez au lieu de me servir du « Anne L n’entre pas dans le débat, vous dites que votre blog est un endroit pour débattre, gnagnagna ».

    Vous avez envie de débattre du sujet? Welcome. Vous avez envie de débattre de ma personne? dehors. Sauf si j’écris un blog sur ma personne. Et ça, par contre, je l’ai déjà écrit, j’en ai même fait un article.

    Et pour répondre à Fabiano: il y a aussi la faim dans le monde et le choléra, oui. En attendant, sans armes, ce gamin n’aurait pas tué 26 personnes et le gars de Liège n’aurait pas tiré dans la foule. C’est comme ça. Et je ne dis pas autre chose, donc je n’ai pas à répondre à autre chose.

    • Antoine said

      La taille de vos premières réponses ne m’a pas poussé à rentrer dans le débat.
      Cela dit, d’accord, mais j’espère que je pourrais avoir une réponse plus longue qu’une phrase sans avoir besoin de paraitre jugeant à nouveau.

      Je pourrais débattre sur votre sujet de départ, mais les armes à feu aux états unis me dépassent et ma contribution serait donc inutile. Les arguments de Fabiano, même s’ils sont fort théoriques résume et dépasse largement ma pensée sur le sujet. Je ne vois donc pas l’intérêt de le répéter.

      Mais continuons alors le débat que nous avions commencé sur la simplicité d’argument.
      Vous me donnez l’impression, en vous lisant, qu’il-n-y-a-qu-a pour que la vie des gens soit mieux. Et je pense que ça, c’est dangereux.
      En vous lisant, en fait, j’ai l’impression de lire un Walt Disney. Pour que le prince retrouve Cendrillon, il n’y a qu’à faire le tour du royaume et faire essayer la chaussure à toutes les jeunes filles.
      Il n’y a qu’à supprimer toutes les armes pour qu’il n’y ait plus de tueries.
      Et vous avez raison, mais ça n’arrive que dans le monde de Mickey…
      Si l’on exécutait Michelle Martin, les gens se sentiraient probablement mieux. Ça n’arrangerait aucun de leurs problèmes, ça n’empêcherait pas non plus la pédophilie, mais au moins, ils se sentiraient soulager et détendus…
      Vous ne l’avez pas dit, je vous l’accorde, mais en publiant ce genre de pensée vous les encouragez. En tout cas, vous ne vous y opposez pas. Si je pourrais effectivement, passer mon chemin et aller me promener ailleurs sur cette grande toile qu’est internet, je trouve que votre talent d’écrivaine et vos idées mérite que je m’arrête ici pour vous faire cette remarque.

      Mais revenons à vos billets. Vous dénoncez la violence, mais vous la stigmatisez. Vous la pointez du doigt, sans pour autant l’expliquer. Je trouve qu’il serait intéressant d’aider les gens à comprendre le malaise de ce pauvre gamin, pour éviter que demain ce soit notre voisin qui débarque dans une école et tue 26 enfants. La violence est un mal, c’est incontestable. Mais peu de gens se rendent vraiment compte du nombre de fois, chaque jour, où ils sont violents et créent du mal-être autour d’eux. Sans doute pas autant de mal que cet américain, mais s’il est l’expression d’un mal-être dans la société et que nous sommes la société, il est aussi l’expression d’un malêtre que nous avons tous un peu en nous.

      Alors voilà, vous avez des ambitions politiques (je les comprends par une envie que les choses changent), vous avez une sacrée plume et vous avez un blog largement consulté. Je ne comprends avec tout ça, pourquoi, à la place de critiquer ce mal de société de façon totalement abstraite, vous ne cherchez pas à nous aidez à regarder à l’intérieur de nous de tenter d’atténuer cette violence que vous vivons tous les jours aux quotidiens ?

      • C’est tout ce que je dis: la violence est un mal. Et dans mon papier suivant, je développe ma pensée. Je ne dis pas qu’on résoudra tout à coups de « yaka », c’est un raccourci que vous me prêtez… ce que je dis juste, là, c’est que « yaka » ne pas mettre d’armes à portée de mains d’enfants pour que les enfants n’aient pas accès à des armes. Bien sûr, ça ne résoudra pas tout et les armes, il y en aura toujours à vendre ici et là. Mais ce gamin y a eu accès parce que sa mère en gardait plusieurs chez elle. En toute légalité.

  8. C’est lassant à la fin ces « Relisez je n’ai pas dit ça »… Je manquerais de confiance en moi je commencerais à penser que je suis bête. 😀 Heureusement ce n’est pas le cas.

    Alors j’ai tenté de comprendre, j’ai demandé à Google. Tout s’éclaire maintenant: je ne dialogue pas avec un(e) de mes concitoyen(ne)s pour essayer de faire avancer le schmilblick, je suis face à une politicienne! Je ne m’étonnerai donc pas de cette langue de bois.

    Finalement une ouverture, un petit paragraphe pour réitérer une évidence et manifester sa volonté de ne pas s’en écarter d’un iota. « Je n’ai pas à répondre à autre chose »

    D’un côté on dit à l’un « Vous avez envie de débattre du sujet? Welcome! » et de l’autre, quand justement on est face à quelqu’un qui entame le débat « Je n’ai pas à répondre à autre chose » . Faut savoir….

    Puisque vous désirez ne pas élargir le débat et rester strictement avec moi dans le « Sans armes pas de tueries. » pourriez vous au moins nous dire comment vous vous y prenez pour qu’il n’y ai plus d’armes?

    Dans le genre de raisonnement simplistes j’ai entendu celui-ci :
    « Coupez les mains des voleurs! Plus de main, plus de vol ». C’est aussi d’une logique implacable, et c’est si simple 😉

    Alors, relisez moi et tentez enfin de poursuivre le débat. De plus, dans votre paranoïa politicienne de perdre la face, vous ne vous rendez même pas compte que finalement j’argumente en votre sens puisque je cite Mr Dufour qui a écrit une trilogie (avec « Le divin marché » et « La cité perverse ») qui est une critique de l’anthropologie libérale.

    F.

  9. La politicienne vous salue alors. Visiblement, vous ne savez pas lire. Si j’étais politicienne, je crois bien que je le saurais 🙂

  10. Vous étiez probablement sur la liste PTB+ à la Louvière à l’insu de votre plein gré alors 😀 (http://ptbplus.be/listes/ptb-liste-6-0).

    Manifestement vous ne savez ni réfléchir ni débattre…

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