L’insécurité, c’est pour notre sécurité!

mars 15, 2013

On le sait, en matière de sécurité, l’hypocrisie règne en maître.

– Pour satisfaire 3000 excités venus manifester dans le cadre de l’affaire Dutroux, on durcit les règles de libération conditionnelle pour tout le monde, au détriment de tout espoir, déjà trop maigre, de réintégration du plus grand nombre de prisonniers.

– Pour répondre à l’agression en rue d’un employé STIB, on intensifie la présence des forces de l’ordre… dans le métro.

– Pour lutter contre les incivilités de jeunes à l’avenir encore plus sombre que le présent, on met leurs parents déjà fauchés à l’amende.

– Pour contenter les riverains d’un quartier « mal » fréquenté, on déplace le problème à coups de caméras et on instaure des couvre-feu (oui oui, comme pendant la guerre).

– Idem dans les écoles où, faute de personnel, on met des caméras partout.

– Pour draguer l’électeur potentiel, on lui promet des flics, des caméras, des amendes et des peines incompressibles.

– ….

Cette semaine, le champion toute catégories fut le CDH:

– Il a neigé très fort un jour, Melchior Wathelet envisage de nous obliger à équiper nos voitures de pneus-hiver

– Aujourd’hui, on apprend dans la DH que dorénavant, les communes pourront verbaliser les voitures mal garées/stationnées. Une idée de Joëlle Milquet, qui la justifie comme suit: “Les véhicules en infraction de stationnement ne constituent pas seulement une entrave à la mobilité mais menacent également la sécurité et la qualité de vie dans les centres urbains et les communes

Le pire, c’est que ça marche

L’insécurité, on connaît tous. On assiste chaque jour aux licenciements de travailleurs par des entreprises bénéficiaires. Les travailleurs pauvres craignent chaque mois l’arrivée d’un nouvel huissier pour cette (ces) facture(s) qu’ils n’ont pas pu payer. Les chômeurs ont la boule au ventre faute de pouvoir le remplir. Les petits entrepreneurs se demandent quel poste sacrifier pour pouvoir payer leurs charges. J’en connais qui renoncent à leur salaire pour pouvoir honorer celui de leurs employés.

On ne va chez le médecin qu’à l’agonie. On n’achète même pas toujours ce qu’il nous prescrit. On mange des pâtes, beaucoup trop de pâtes. On boit pour se détendre. On n’arrive pas à arrêter la clope. On soigne nos caries aux clous de girofle. On serre les fesses en arrivant chez le contrôleur des chômeurs en priant pour qu’il soit de bonne humeur, cette fois. On serre les fesses au moindre combi parce qu’on n’est pas en ordre de contrôle technique. On n’a plus été au cinéma depuis des mois, le théâtre est un truc qui passe parfois à la télé. On culpabilise parce qu’on a acheté un jeans. Même en seconde main. On achète des chauffages d’appoint pour ne chauffer qu’une pièce. On ne ramone plus nos cheminées.

On a la trouille de tomber plus bas. On peut toujours tomber plus bas. On le sait d’autant mieux qu’on nous berce à coups de « vilains chômeurs », « sales profiteurs » et autres « assistés » pour faire passer des mesures d’austérité qu’on nous dit indispensables et urgentes.

Mais on aura des pneus hiver à éclater dans des nids-de-poules, les méchants auront des PVs, Marc Dutroux restera en prison et la cigarette électronique dans nos poches.

Alors ça va daller, comme dirait l’autre. Vous savez, le gars de ma ville aux 22% de chômeurs. Une bien jolie ville toute rénovée avec une médecine pour le peuple qui ne désemplit pas…

7 Réponses to “L’insécurité, c’est pour notre sécurité!”

  1. Bernard Halleux said

    Voilà les solutions :
    Les entreprises qui ne marchent pas : on les nationalise…et même celles qui marchent (les entreprises exploitent toutes leurs travailleurs)
    On ne paie plus les dettes et les intérêts, ni aux banques, ni aux autres créanciers, vu qu’ils sont tous plus riches que nous.
    On ne fait plus d’élections : les élus sont tous pareils…

    En Wallonie, on nomme Herebouw, comme premier ministre, Marco, ministre des finances, du redéveloppement économique, Anne Lowenthal, à l’information, la propagande et à la culture et à la condition féministe…

  2. Jacques Iboudsen said

    Une fois de plus ce « on » impersonnel et si populiste. « On » ne serait pas principalement vous, Anne, et quelques-unes de vos connaissances ?

    • Jacques Iboudsen said

      Aucune malice dans ma question, sérieusement. J’aimerais une réponse. Merci.

      • annelowenthal said

        Franchement, vous commencez tout doucettement à m’emmerder avec vos trolls. « On », c’est pour dire nous, vous, ils. Peu importe, puisque ça concerne tout le monde, puisque tout le monde vit dans cette société, à part ceux qui la dirigent (financiers compris).

        Et je ne vois pas ce que ça a de « si populiste ». Parfois, j’ai vraiment beaucoup de patience mais là je sens que c’est la fin😉

  3. Bernard Halleux said

    @ Jacques : toi, le latiniste, tu devrais savoir que le « on »= le « nous »…Pour le reste : cherche …et tu trouveras….
    Fin de communication

  4. Françoise Niel Aubin said

    Alors, ça, c’est envoyé. Rien à redire.

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