La fierté, ça ne se mérite pas

avril 2, 2013

A la lecture de mon article précédent, certains ont achoppé sur la notion de « fierté d’être de quelque part ».

Je suis la première à bondir sur l’argument quand il est (et il est très souvent) récupéré par des racistes, par certaines « élites »… dans des discours rejetant l’autre juste parce qu’il est « autre ». Des discours qui confondent la fierté et le mérite.

Et s’il n’y a en effet aucune raison d’être fier d’une situation qui n’est due qu’au hasard, on peut l’être quand même. Parce que la fierté se passe de raison. 

Tout petit, mon fils clamait à qui voulait l’entendre qu’il venait « un peu d’Argentine », parce que c’est le cas de sa grand-mère. Et il aimait être « un peu juif, aussi », mais il n’en parlait pas partout, parce qu’il avait peur de faire de la peine à son grand-père « en lui rappelant de mauvais souvenirs » (sic). C’était comme ça. Dans une famille très consciente d’avoir eu de la chance d’être née là où elle est née, d’autant que ses ancêtres ne la prédestinaient pas forcément à ‘un aussi heureux hasard.

Et s’il n’y a aucune raison d’être fier d’être quoi que ce soit, il y en a encore moins d’avoir honte d’être quoi que ce soit. Et s’il n’y a aucune raison de l’être, il est important d’être fier d’être quoi que ce soit, suffisamment pour lui accorder le plus petit intérêt possible.

Ce qu’on devient est sans doute plus important que d’où l’on vient, mais on va mieux et plus loin depuis un sol ferme.

Autrefois,  les paysans étaient fiers d’être des paysans, les ouvriers étaient fiers d’être des ouvriers, etc. On n’a rien gagné à n’être plus fier de rien. Aujourd’hui on a remplacé la fierté d’être quoi que ce soit par une espèce de honte étrange (pas plus méritée) et on envie ceux qui possèdent richesse et pouvoir en grapillant un peu de cette fierté qui leur fait bomber le torse chaque fois qu’on courbe l’échine.

Il faut avoir une identité à ce point forte qu’elle est une évidence, pour que rien ne puisse l’atteindre et que l’on puisse s’en foutre complètement. Avoir une identité problématique, c’est le piège. C’est ce qui nous fait confondre « fierté » et « mérite ». C’est ce qui nous conduit à achopper sur la notion de « fierté d’être de quelque part ».

C’est bon d’être fier d’être de quelque part.C’est important d’être fier de ce qu’on est pour pouvoir devenir ce que l’on veut. D’aimer ses racines. C’est complètement con, puisqu’on n’y est pour rien, c’est complètement sensé, puisqu’on fait partie d’un paysage.

Et à La Louvière, ville qui a un tas d’occasions d’être fière mais n’exploite que trop peu ses gisements, il est une richesse qui n’a pas besoin d’être déterrée pour exister : ses habitants. Ils sont le paysage. Un joli paysage, un paysage chamarré. Un paysage un peu en désolation, comme le sont ses industries, belles et grandioses dans un horizon un peu sombre, même si elles ne tournent plus.

50 Réponses to “La fierté, ça ne se mérite pas”

  1. Leysens said

    Ils sont gentils à l’ONEM Ils devraient vous forcer à arrêter d’écrire pour faire blanchisseuse ou je ne sais quoi de plus utile que ces conneries écrites du pied gauche.

    • annelowenthal said

      Vous vous répétez… c’est l’âge?

      • Leysens said

        Non, la répétition, c’est pédagogique. Votre papa (j’ai réussi à l’univ chez lui) se répétait souvent. Vous avez réussi l’université, vous????? Si non, en êtes-vous fière?

      • Je n’en suis pas fière, je n’en ai pas honte. J’ai abandonné. Mais vous qui avez réussi des études universitaires, vous sentez-vous pour autant plus intelligent que moi? Le cas échéant, vous devriez être en mesure de m’expliquer le rapport entre la réussite des études universitaires et le blog ci-dessus.

  2. Ben said

    Charmant ce « Leysens ». Un jour trop tard pour le poisson d’avril.

  3. Chantal Godfroid said

    Je ne savais pas qu’on était obligé de lire les articles d’Anne, M.Leysens… Pour ma part, je suis de nulle part, j’ai habité dans 2 autres pays où je me sentais… chez moi. « Chez moi », c’est la maison où je vis.

  4. JUSTIN said

    « Autrefois, les paysans étaient fiers d’être des paysans, les ouvriers étaient fiers d’être des ouvriers, etc…. » je ne suis pas pas trop d’accord avec cet « autrefois… »Ma mère, d’origine paysanne, souffrait quand elle allait en ville en arborant son teint bronzé et qu’elle devait subir les quolibets du style « voilà, les paysannes sont de sortie. » … Et lorsque je devais inscrire « ouvrier » sur la profession de mon père quand je faisais des études, j’étais vachement gênée.. Par contre, là où je suis d’accord c’est sur ceci « Il faut avoir une identité à ce point forte qu’elle est une évidence, pour que rien ne puisse l’atteindre et que l’on puisse s’en foutre complètement.  » mais c’est le privilège de l’âge.. et il faut beaucoup de temps et avoir pu se développer soi-même dans d’autres domaines pour y arriver..et de ne plus en avoir honte…

    • annelowenthal said

      « Autrefois », c’est il y a bien plus longtemps dans ma tête… j’étais pas née🙂

    • Thierry Iks said

      La fierté mal placée de l’esclave (moderne ou pas) : il est si bon de souffrir au travail, important de mettre du coeur à l’ouvrage surtout quand les horaires sont contraignants, le travail peu valorisé, la santé en jeu à terme, les plans de restructuration répétés.

      Quand une usine ferme, le spectacle pathétique commence : les ouvriers, pris entre colère et tristesse, pleurent sans comprendre pourquoi après des années et des années de bons et loyaux services, après tous les sacrifices consentis, « eux », « les patrons » ferment. « Et qu’est-ce que je vais devenir ? Je ne sais faire que telle ou telle tâche » etc etc. Alors ils font grève, quelques piquets, se battent avec la police. Et puis leur usine ferme : aux suivants…

      Et les partis extrémistes récupèrent cette misère sociale à des fins électorales.

  5. Leysens said

    Mais ce blog est une vraie compilation de ce que la bien-pensance produit de pire. Tout sauf de la pensée. Et soit dit entre nous, vous n’avez pas la plume d’un Zemmour ou des collaborateurs du Père Ubu.

    • J’ai toujours été fascinée par ces gens qui passent teeeeellement de temps sur mon blog pour le critiquer! Si vous voulez, il y a aussi des poupées gonflables! En plus elles, elles ne répondent pas!

      • Thierry Iks said

        Je ne cautionne nullement les propos insultants de Leysens (voir supra) mais avoue être fasciné par ces gens qui, comme vous Anne, passent tellement de temps à écrire des tartines militantes pour les publier régulièrement sur des blogs. Chacun son truc.

      • Bah disons que moi, au moins, si je perds du temps, c’est à des choses qui me plaisent😉

      • Thierry Iks said

        Vous pensez perdre votre temps ? Moi quand je vous trolle, pas du tout🙂 C’est une bouffée d’oxygène entre deux tâches à éxécuter, un petit hobby comme tant d’autres.

      • Non, vous pensez que je perds mon temps. Mais faites donc. Trollez. Je vous rappelle juste qu’un de mes articles établit clairement à quel moment les commentaires ne passent plus. Faudra bientôt vous trouver une autre occupation du plus haut intérêt. Mais comme vous n’êtes pas très exigeant en la matière, je ne m’inquiète pas pour vous🙂

      • Thierry Iks said

        « Bah disons que moi, au moins, si je perds du temps, c’est à des choses qui me plaisent » :

        Je ne pense pas que vous perdiez votre temps. C’est vous qui l’avez évoqué. Si la mauvaise foi était du cheval, échanger quelques propos avec vous serait manger des lasagnes surgelées par palettes entières.

        Et là, badaboum ! Ce commentaire sera censuré car le plus important est d’avoir le dernier mot.

        Une autre occupation pourrait être d’ouvrir un blog satirique… Depuis le temps que j’y pense🙂

        Les propos insultants de Leysens vous auront probablement mis les nerfs en boule. Ce qui expliquerait en partie votre dernière saillie approximative et pleine de sous-entendus de cour de récré ? Allez savoir.

        Bonne journée quand même Anne.

      • Je répondais à ceci, qui est de vous (si si, juste au-dessus): « mais avoue être fasciné par ces gens qui, comme vous Anne, passent tellement de temps à écrire des tartines militantes pour les publier régulièrement sur des blogs. Chacun son truc. »

        Quant à votre blog satirique, vous l’auriez déjà écrit si vous n’aviez pas TELLEMENT besoin de troller le mien pendant vos pauses.

        Allez, il est encore passé. Mais c’est le dernier. Pour vous non plus, je ne suis pas compétente. Vous savez, un psy, c’est pas si cher!

      • Thierry Iks said

        Ce qu’il ne faut pas lire !

  6. Leysens said

    Mais je suis très exigeant quant à mes passe-temps. Je lis des livres d’histoire, d’économie, de philosophie qui ont moins de succès que votre blog. Vous êtes peut-être à la gauche ce que TF1 est à l’audiovisuel. Voilà deux petites minutes avant d’aller bosser. Bonne journée

  7. Leysens said

    Pour ce qui est des poupées gonflables, mon salaire me permet d’avoir une vraie gonzesse qui cuisine.

  8. Leysens said

    et qui est bien foutue. Surtout pas une grosse (j’ai une image publique)

  9. Chantal Godfroid said

    Leysens, je pense que ce blog n’est pas fait pour vous, on constate bien que vous avez des préoccupations bien plus futiles mais si vous passez votre temps à critiquer Anne, je sens que vous n’avez guère de choses passionnantes à faire. Je me demande aussi si vos commentaires ne reflètent pas le malaise que vous ressentez parce que c’est une « gonzesse », qui ne fait pas que cuisiner qui les écrit. Le fait de vous vanter d’avoir fait des études à l’unif et d’affirmer que vous avez une image publique ainsi qu’un gros salaire ne sont pas des preuves d’intelligence, mais que vous prenez ces signes extérieurs de richesse pour des valeurs. Anne, au moins, peut montrer qu’elle est intelligente à travers ses écrits.

  10. simal said

    Faut le comprendre aussi, si proche et pourtant si lointaine. Un véritable supplice qu’il adoucit selon ses petits moyens. Pauvre Leysens, je ne voudrais pas me retrouver dans votre peau flétrie!

  11. Leysens said

    la citation est de Nietzsche (Humain trop humain)

  12. Bernard Halleux said

    Pauvre con « Leysens » : la véritable intelligence ne se démontre pas, elle ne s’affiche pas : elle se vit…Vos commentaires ne font que démontrer votre orgueil, votre suffisance, votre « petitesse », vos insuffisances…Amusez-vous dans votre mépris et restez seul avec une »…(que), mon salaire me permet d’avoir une vraie gonzesse qui cuisine….et qui est bien foutue. Surtout pas une grosse (j’ai une image publique) »…Plus minable que cela tu n’existes pas (donc tu ne saurais pas mourir)

  13. Leysens said

    mais je viens d’en bas, mon petit bonhomme. je me suis fait tout seul.J’ai bien gagné le droit de roter à la gueule des gugusses qui veulent l’égalité par égoïsme puisque l’égalitarisme est de nature à leur profiter à eux en premier. Eux sont des minables. Moi, je crée de la richesse. Et d’autres en profitent. La petite secrétaire à qui je mets la main au cul, elle est bien contente. Avec les communistes, elle aurait toujours pas de boulot.

  14. Leysens said

    Et pas certain que la main au cul qu’elle ne manquerait pas de se prendre pourrait lui payer le resto et le week end à Deauville. D’ailleurs, cette génération contestataire l’est exclusivement parce qu’elle découvre que la vie dehors, c’est un peu poil dur que le matriarcat domestique. Alors, ils se mettent en colère contre les méchants qui les frustrent. Des nains…

  15. Bernard Halleux said

    Tu confirmes : t’es vraiment con et la provoc ne fait rire que toi…Game over

    ps : si tu crées de la richesse dis-le moi : vu ta disponibilité sur le net, ce n’est pas très cohérent avec un activité « productive »…Tu aurais autre chose à faire….et si tu veux démentir : donne-moi des références

  16. Leysens said

    Là, je me fais chier à écrire un rapport chez moi. Sinon, les petits jeunes, c’est via Creyf Interim que je les recrute. c’est moi qui leur demande des références.

  17. Leysens said

    met la dernière main à mon rapport et vous présente toutes mes excuses. j’avais vraiment trop besoin de me défouler. ce n’est pas une raison. Mais bon, voilà, je vous présente toutes mes excuses.

    • Eh bien je ne les accepte pas. On peut être dans une telle détresse affective qu’on en devient bête et méchant. Mais après, il faut assumer. Dégagez-donc de mon blog, dont de toute façon, je virerai toutes vos interventions à partir de maintenant.

      Vous n’existez pas à mes yeux et votre agressivité à mon encontre n’y changera rien, vous êtes un pauvre petit monsieur qui fait certes pitié, mais c’est tout.

      • Thierry Iks said

        « On peut être dans une telle détresse affective qu’on en devient bête et méchant. »

        Vous le prouvez souvent.

      • Thierry Iks said

        Le deal : plus tu me censures, plus je te trolle🙂

  18. Leysens said

    La vie d’Anne est une immense solitude. Elle n’aurait de chance sur le plan sexuel qu’avec un black. Ils aiment les grosses.

    • Leysens said

      Bon, je me casse. mes provocations ne servent plus à rien. Je voudrais virer mes posts mais je n’y arrive pas. Vous ne méritez pas ma littérature.

  19. Leysens said

    J’adore l’Afrique et veut une libéralisation complète des flux migratoires. A bas le racisme!!!!!!

  20. Leysen said

    Mais diffuser mon nom vous est interdit, Anne. Par ailleurs, vous pouvez toujours ester en justice pour déterminer si j’ai été insultant à votre égard. grosse n’est pas un terme injurieux. Le dictionnaire est formel. le respect de l’Etat de droit, cela n’étouffe pas les communistes.

    • annelowenthal said

      Je trouve votre nom, je le diffuse sous vos commentaires, ça n’a rien d’interdit, non🙂 Fallait réfléchir avant. Vous savez, réfléchir. Ce truc qu’on apprend aussi à l’univ, en principe…

      • Leysens said

        Hélas, j’ai choisi un pseudo. C’est que je ne souhaite pas que mon nom soit diffusé. Demandez-moi la permission et vous verrez ma réponse.

      • Mais je me fous de ce que vous souhaitez et de votre permission. Je diffuserai votre nom et puis c’est tout. Sans citer mes sources. Et j’en ai parfaitement le droit. Vous êtes un minable corbeau, je suis celle qui vous démasquera. Comme sur TF1😀

  21. Chantal Godfroid said

    Je pense savoir d’où ce Leysens écrit… et c’est plutôt triste. J’ai déjà vu ce genre de délire.

  22. Chantal Godfroid said

    Ben, où trouve-t-on des gens qui délirent ?

  23. Xavier said

    Les gens d’ici
    Ne sont pas plus grands, meilleurs ou plus beaux
    Mais ils sont d’ici, les gens d’ici
    Comme cette mélodie.
    Julien Clerc avait tout compris, lui !

    Ps: je ne comprends pas comment tu t’es laissée entrainer par cette provoc’ à deux balles. Moi en étant tout sauf PTbiste, j’aurais passé un seul de ses comms, et j’aurais eu la paix…

    • annelowenthal said

      Disons que cette provoc est lancinante, mais je suis en train d’y mettre fin. Le monsieur pense que je n’ai pas le droit de donner son nom, ce en quoi il se trompe. Ca va le calmer d’un coup, d’un seul🙂

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