Quelques mois de gouvernance (et quelle gouvernance…)

septembre 4, 2013

En Belgique, les prochaines élections fédérales, régionales et européennes auront lieu le 25 mai 2014. Et donc si tout va bien, ce dont on peut douter, puisque rien ne s’est fondamentalement amélioré, nous aurons un nouveau gouvernement dans plus ou moins un an.

Enfin, « nouveau »… si les désirs de Didier Reynders (MR), qui veut reconduire la coalition actuelle et l’annonce déjà, ne deviennent pas réalité…

Un an, c’est long. En un an, un chômeur passe d’une période à l’autre et se retrouve à la rue, par exemple (oui, parce que 934 euros par mois, même quand on n’a pas d’enfants, ça ne paye même pas les charges, sauf si on habite une région tellement reculée que même avec les TECs, on ne l’atteint que le jour du marché).

Un an, c’est un quart de législature. Et dans le cas de cette législature-ci, c’est à peine plus d’un tiers, puisque notre gouvernement actuel a prêté serment en décembre 2011.

En un an, un mandataire politique peut faire un tas de trucs, prendre un tas de mesures, participer à un tas de débats.

Seulement, on est en Belgique. Et en Belgique, on vote très souvent. A peu près tous les deux ans, quand tout va bien, puisqu’il y a aussi des élections communales (les dernières ayant eu lieu en octobre 2012).

Du coup, pendant quelques mois, tout le monde prend des mesures à très court terme, la plupart répressives et presque toutes inutiles, mais qui coûtent peu (d’argent), rapportent beaucoup (d’argent) et pendant les nombreux mois qui restent, tout le monde fait campagne en nous annonçant des mesures à long terme, la plupart préventives et presque toutes utiles, mais qui coûtent beaucoup (d’énergie) et ne rapportent rien (en matière de voix).

Soyons de bon compte, les médias n’y sont pas pour rien. Il n’est pas normal d’interroger en septembre Didier Reynders sur sa vision du gouvernement qui sera plébiscité (hum…) en mai. Il n’est pas normal de nous balancer des sondages sur nos intentions de vote (sans jamais y ajouter le moindre propos rigoureux sur la valeur d’un sondage) alors que nous avons élu (hum…) un gouvernement pour 4 ans et qu’il lui reste un an de travail.

Seulement voilà. A eux aussi, ça rapporte beaucoup et ça coûte très peu. 

Tandis qu’une bonne lecture critique du travail réalisé, une bonne analyse de ses motivations, de la manière et de ses conséquences sur la société, un bon éclairage sur ce que les électeurs vivent au quotidien, une bonne mise en perspective des discours (et promesses!) tenus par les uns et les autres, c’est très énergivore et souvent pas très sexy (du moins si on ne s’en donne pas la peine).

Et donc la campagne est lancée.

 

 

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