Une femme.

décembre 17, 2014

C’est l’histoire d’un gars qui allait tranquillou à la fête au village d’à côté. Un gars bien, édile communal, qui a donné des coups de main à l’un, du pognon à l’autre, que tout le monde salue au détour des chemins.

C’est la guerre. La France se bat contre les Prussiens. Au détour d’une conversation, il dit « C’est comme si moi je disais ‘à bas la France' » et le voilà prussien. Un Prussien! Un Prussien! crie le village, qui le massacre pendant une journée, lui prêtant des propos qu’il n’a pas tenus, des intentions qu’il n’a pas eues, oubliant qui il est, aveuglé par la haine.

C’est une histoire vraie. Racontée par Jean Teulé, dans le magnifique « Mangez-le si vous voulez », un roman court et atroce.

Raymonde, elle, elle a vraiment fait quelque chose : elle a décroché des fringues d’un magasin pas fermé un jour de grève et les a jetées sur des étals à l’intérieur.

C’est tout ce qu’on sait, via une vidéo de quelques secondes. Ah non, on sait aussi qu’elle est déléguée syndicale.

Et ce qu’on ne sait pas, on l’invente : après son ignominie, elle est allée sketter une pinte dans un café qu’elle n’a même pas cherché à fermer (j’ai bien vu une photo d’elle attablée, mais à une table vide). Elle a un problème mental (si si, quelqu’un qui la connaît bien me l’a dit). Et, pire que tout, elle est grosse. C’est bien simple, on ne dirait même pas une femme tellement elle est immonde!

Tout ça mérite une bonne vindicte populaire bien crasse comme on sait les faire. Une pétition pour qu’elle perde son boulot. Des blagues vulgaires sur son physique. La diffusion de ses coordonnées privées.

Un Prussien! L’ennemi numéro un! Une chose immonde qui ne veut que notre mal et qu’on doit exécuter sur la place publique. Le symbole d’un combat social odieux qui s’en prend à des chemisiers sur une tringle de boutique de prêt-à-porter un jour de grève.

Raymonde, c’est moi. Sauf que moi, j’aurais bien voulu casser la gueule du commissaire Vandersmissen quand il s’est avancé dans la foule hier avec son air arrogant, mais j’ai à peine osé lui dire ce que je pensais de lui. J’ai bien manifesté mon mécontentement dans un rassemblement que je trouvais trop plan-plan, mais je n’ai pas osé non plus le perturber. J’ai trouvé cette journée bien trop molle, j’aurais voulu qu’on séquestre des patrons, des dirigeants politiques, qu’on saccage un ou deux mobiliers urbains, qu’on crève les pneus d’une voiture dont le conducteur s’est cru autorisé à foncer dans la foule. Qu’on pète ses dents au gars venu spécialement sur un barrage armé d’un pied-de-biche. Ce matin, j’ai rigolé grassement en regardant un pauvre mec se faire embarquer par les flics parce qu’il se croyait au-dessus d’eux et criait qu’il connaissait Jan Jambon.

Je voudrais que les grèves se prolongent au finish. Quand on est à bout, on est à bout, on n’est pas fâché un jour, puis pas le lendemain. Quand les gens sont à terre, ils le sont au finish, à moins que de bonnes âmes les prennent en charge.

Oh je sais, c’est pas bien. Je suis une égoïste qui veut limiter la liberté de ceux qui veulent aller travailler.

Mais quand je vois certains de ceux-là s’en prendre lâchement à une femme qui s’est courageusement (et maladroitement, certes) attaquée à quelques fringues d’un magasin ouvert sans même les abîmer, appeler à son lynchage, réclamer qu’elle soit licenciée, la ridiculiser avec des attaques sur son physique, diffuser ses coordonnées privées et dire que c’est justifié par son attitude, alors que même si elle était accusée de meurtre, ça ne le serait pas (d’autres convaincus de meurtre ne font pas l’objet d’une telle haine. Sauf peut-être des gens convaincus du meurtre d’un chien…), je me dis que s’ils travaillent pour la collectivité, il vaut mieux pour tout le monde qu’ils s’arrêtent.

Je ne connais pas cette femme, je ne sais pas qui elle est. Mais pas plus que n’importe qui, elle ne mérite ça.

On me trouvera sûrement excessive d’espérer que ça pète vraiment, mais moi au moins, jamais je n’appellerai à la mort sociale de qui que ce soit et plutôt que de tenter de dégrader une personne, je continuerai à me battre, peut-être maladroitement parfois, avec Raymonde. Pour que chacun puisse être un être humain. Digne. Debout.

61 Réponses to “Une femme.”

  1. Merci Anne, pour ce texte. Tout et dit. Daniel

  2. Voilà une pensée qui sonne très justes. Nous sommes toutes Raymonde Lelepvrier. Merci pour ce texte.

    • robert said

       »justes »  »nous sommes toutes Raymonde » mon dieu, mais Madame Lowenthal, faites attention aux commentaires que vous décidez de publier. Vous faites passez vos défenseurs pour des analphabètes de première catégorie. Ce n’est pas très sérieux.

      • annelowenthal said

        Vous parlez de vos commentaires? C’est vrai que ça vole bas 🙂

      • Ha oui, il y a une faute de frappe… Je vous propose de lancer une pétition pour qu’on ne valide que les commentaires sans aucune faute d’aurtograffffe 🙂 Comme ça on ne discutera qu’entre gens sérieux et de bonne famille.

  3. Luffy said

    Condamner une vindicte populaire à l’encontre de à l’encontre de Raymonde est des plus justifiable.

    Limiter son geste à un réassortiment de rayon relève de la mauvaise foi, tout comme se nommer porte étendard d’un peuple qui ne soutient pas les actions syndicalistes qui n’ont pas évoluées depuis un siècle.

    • annelowenthal said

      Je n’ai pas compris ce commentaire…

      • Luffy said

        « Condamner une vindicte populaire à l’encontre de Raymonde est des plus justifiable. »

        Ça, je suppose que vous avez compris vu que ça va dans votre sens.

        Limiter son geste à un réassortiment de rayon relève de la mauvaise foi, tout comme se nommer porte étendard d’un peuple qui ne soutient pas les actions syndicalistes qui n’ont pas évoluées depuis un siècle.

        Donc, limiter le geste de Raymonde à : « elle a décroché des fringues d’un magasin pas fermé un jour de grève et les a jetées sur des étals à l’intérieur. » C’est la mauvaise foi. Que le geste soit léger ou pas, cela reste de l’intimidation.
        (Peut-être avec entendu du H&M? Mais surement une invention médiatique avec une plainte en justice virtuelle)

        « tout comme se nommer porte étendard d’un peuple qui ne soutient pas les actions syndicalistes qui n’ont pas évoluées depuis un siècle. »

        Tout au long de l’article, vous vous postez en tant que sauveur de l’humanité.
        Mais on ne vous a rien demandé. Je ne vous ai pas élu au suffrage universelle pour que vous représentiez ma pensé et mes envies. Même si je suis contre les mesures du gouvernement, je ne soutiens pas non plus les mesures prises par les syndicats afin de « faire avancer les choses ». La grève, comme vous la proposez, est un procédé obsolète. Il existe d’autres solutions que encore et toujours s’attaquer au citoyen.

  4. Benjamin Bertrand said

    100 % avec toi, Anne, on peut pas laisser tout faire, et les commentaires les plus cinglants sont plus que vulgaires et petits, n’empêche, ça laisse des traces, merci pour ta position 🙂

  5. Ce qui est choquant, ce n’est pas ce qu’elle a fait dans ce magasin, mais qu’elle l’ai obligé à fermer!

  6. L'Elfe said

    Il y a deux semaines encore, j’étais stagiaire chez un petit indépendant dans le bâtiment. Je gagnais déjà une misère pour un travail de 40h/semaine (environ 390€/mois) qu’heureusement je pouvais cumuler avec de maigres allocations de chômage. (La même somme)

    Durant les grèves, je n’ai pas pu me rendre au travail. Mon patron, peu compréhensif, a décidé de mettre fin à mon contrat de stage via un recommandé le lendemain matin. Naturellement, le contrat de stage stipule que tout ceci est parfaitement légal, c’est un contrat générique. Un rien avant les fêtes de fin d’années, il y a de quoi être ravi…

    Me voici donc sans emploi, et dans l’incapacité de payer le moindre cadeau de noël décents à mes proches. Heureusement ils sont compréhensifs, mais ça n’en est pas moins humiliant.

    Certes, vous me direz que je ne suis qu’un égoïste qui ne voit pas sur le long terme, mais malgré tout je ne peux m’empêcher de me demander ce que gagne Madame Lelepvrier. Mon petit doigt me dit que je trouverais certainement le montant indécent en proportion de la charge de travail journalier que nous effectuions réciproquement lorsque j’avais encore la chance de pouvoir travailler. Du coup, je ne peux m’empêcher de me demander pour qui elle fait vraiment grève.

    En bref, merci à tous les grévistes. Tâchez de mieux apprécier vos fêtes que moi.
    Moi aussi, j’aurais été être un être humain. Digne. Debout.

    • annelowenthal said

      390 euros par mois pour 40h par semaine? Si vraiment ça existe, on a bien fait de vous débarrasser de ce boulot de merde 🙂 Pour info, c’est le taux de chômage cohabitant. Faut pas raconter n’importe quoi.

      • L'Elfe said

        Malheureusement ça existe, c’est une convention de stage tout ce qu’il y a de plus habituel.

        Mais au moins j’avais un boulot.

      • annelowenthal said

        Ne parlez pas d’emploi alors. Vous mélangez tout 🙂

      • L'Elfe said

        Je confirme, 390€ c’est le régime cohabitant. Sans ma compagne qui, elle, est infirmière, je n’aurais pas même de quoi payer le toit au dessus de ma tête. xD

      • L'Elfe said

        Si vous avez un doutes sur le montant du stage, je vous invite à consulter le site de « Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale » qui fournit ces montants. Il est précisément de 428,56 euros par mois pour ma première année. (C’est vrai, il y a 38,56€ de différence car j’ai donné ces montants de mémoire)

        Le site en question : http://www.emploi.belgique.be/defaultTab.aspx?id=23878#AutoAncher5

      • L'Elfe said

        C’est vrai, le terme « Emploi » n’est pas adapté. J’aurais du simplement parler de travail.

        Mais un très grand merci à vous ! =D C’est un plaisir de voir que vos réponses aussi pointilleuses que douteuse, à défaut d’arguments sérieux, donnent raison aux miens.

    • L'Elfe said

      Faute d’inattention, désolé.
      ( *Moi aussi j’aurais aimé être )

    • eric said

      Ben justement les grèves c’est aussi pour éviter que ce genre de situation devienne la règle générale… Et au lieu de râler sur l’immonde raymonde, allez donc péter la gueule à votre ancien patron , qui lui est un gros connard 🙂

  7. Dark Ph11 said

    Merci Anne pour cautionner, banaliser et justifier la violence à des fins politiques…

    C’est sur, tout va dans le bon sens… Ou pas…

    Vu la violence, la radicalisation, la polarisation qui est en cours, je me demande de plus en plus si le danger pour la démocratie provient réellement de cette extrême-droite-qui-rappelle-les-zeurs-les-plus-sombres ou de ceux qui insultent, traitent de fachoréac toute personne qui ose critiquer calmement et de façon construite les antifa ou autre de l’extrême gauche ; et ceux qui s’en prennent à des gens qui n’ont rien à voir avec l’affaire…

    Je suis désolé, mais si des gens ont des problèmes avec le gouvernement, qu’ils s’en prennent aux gens du gouvernement et non aux commerçants.

    Si qqun est victime d’un crime, ce serait juste de il s’en prenne à d’autres personnes au hasard ?

    • annelowenthal said

      Mais de quelle violence vous parlez? Vous n’avez jamais fait les soldes? 😀

      • Ici pas blabla said

        Répondre avec mépris, ironie ou arrogance à ceux qui ne sont pas d’accord n’apporte rien…

      • annelowenthal said

        Je réponds avec mépris à ce que je trouve méprisable

      • Ici pas blabla said

        Arrêtez… depuis longtemps j’ai essayé d’avoir des débats sereins avec vous (je suis de gauche, ça ne devrait pas être trop difficile…), mais dès que vous n’êtes pas d’accord, vous caricaturez ou méprisez l’opinion de l’autre. J’avoue qu’à un moment je n’ai même plus envie d’être constructif, puisque ça ne sert à rien. D’ailleurs même quand je refais l’effort d’être constructif, soit vous ne publiez pas mon commentaire, soit vous ne prenez pas la peine de répondre (Twitter), soit vous répondez en déformant ce que votre interlocuteur dit. C’est facile de sélectionner soit les interlocuteurs avec qui on est d’accord, soit ceux qui ne sont pas constructifs pour les « casser » facilement.

        C’est beau de parler de l’importance de la gauche qui doit « s’unir », être « solidaire » et blablabla mais dès que quelqu’un veut apporter une nuance, les plus radicaux aboient. On se doit d’être d’accord avec tous les agissements des syndicats, sinon pan pan. L’entreprise, peu importe laquelle, c’est le mal par définition. Il y a une tension avec un travailleur et un employeur ? C’est PAR DÉFINITION l’employeur qui est le méchant.
        C’est la raison pour laquelle je ne suis pas au PTB : interdiction de critiquer quelqu’un qui est de gauche (sauf les autres partis, hein), même s’il a fait une bêtise, sinon on est considéré comme un traître.

        Les vrais « lâches » de la gauche, c’est ceux qui veulent aucun débat, qui veulent imposer la pensée la plus radicale qui soit de la gauche. Jamais ils ne parviendront à unir la gauche s’ils continuent ainsi. Dommage…

      • Ici pas blabla said

        PS : je suis en train de lire George Orwell (ne me parlez pas de point Godwin ou presque, ce n’est pas un argument 🙂 )… que de ressemblance avec ce que je dénonce sur les radicaux de la gauche (ceux qui ne veulent pas discuter).

        PS 2 : que de ressemblance avec les penseurs de l’ultralibéralisme aussi, si ça peut vous rassurer.

  8. robert said

    J’aurai bien aimé voir votre réaction si vous aviez un magasin ouvert et que quelqu’un viendrait se permettre de tout saccager chez vous pour des raisons d’énervement car il représente la grève et que vous ne la faites pas et qu’il vous menace de détruire si vous ne fermez pas votre commerce. Je pense malheureusement que votre façon de voir la situation crée un malaise. Cette dame mérite ce qu’il lui arrive et d’autres ont eu encore pire pour bien moins. Cela se croit protéger et bien là, elle a le revers de l’internet. Quand je vois les moqueries que Charles Michel a reçu à la perte de son enfant, ça c’est pire et n’est pas excusable de la part des gens car gratuit et sans raison ce qui n’est pas le cas pour cette histoire de saccage de commerce pour des raisons futiles.

    • annelowenthal said

      Ah oui, si quelqu’un venait saccager mon magasin, je serais fâchée. Mais là, on parle de quelques fringues décrochées d’une tringle et jetées sur un étal. C’est ça, un saccage? Vous aussi, vous devriez faire les soldes pour voir. Plein de magasins saccagés!

      • robert said

        Comparer l’énergie des gens durant les soldes pour trouver vite vite quelque chose à un acte malveillant qui n’avait pas lieu d’être et faire peur à une commerçante par la même occasion est un raccourci très malheureux. Je vous souhaite beaucoup de bonheur et ose espérer qu’un jour vous changerez de discours Madame Lowenthal car à vous lire, j’ai envie de pleurer.

      • raannemari said

        « Quand les riches volent les pauvres cela s’appelle du business; quand les pauvres luttent pour récupérer leurs biens cela s’appelle de la violence. »
        Pour savoir ce qu’est un magasin « saccagé », il faut passer après une journée de soldes

      • robert said

        Mon dieu….qu’il est con

  9. xavier said

    Cette pauvre Raymonde est en effet une victime… elle est victime de son employeur. Elle a accepté de commettre des actes délictueux pour son employeur. Et elle s’est fait prendre, pire que par la police, par les caméras! Aujourd’hui cet employeur ne peut se permettre de cautionner ces actes, trop dangereux! Il se cache derrière cette pauvre Raymonde et la laisse encaisser les coups! C’est moche! C’est impitoyable! Mais c’est la loi du milieu! Il faut protéger la famille avant tout!

  10. xavier said

    Et je lis encore et toujours ce discours stéréotypé qui vise à minimiser l’acte en le réduisant à quelques fringues à terre! Ce geste était une menace très claire envers le commerçant! Une menace et un ordre de saccage à sa base en cas de refus! Tout le monde le sait et le nier c’est le cautionner!

  11. Clémentine said

    Admettons qu’elle est, comme vous le dites, « saccager » le magasin (ce qui n’est pas du tout mon point de vue) trouvez-vous normal et justifié le lynchage collectif qui lui est fait ? Rien ne peut justifier qu’on envoie quelqu’un sur le bûcher et certainement pas des actes aussi minimes. Personne n’a été blessé ou menacé. Oui c’est un moyen de pression et alors ? Deux minutes après son passage, ce magasin et sa vendeuse étaient remis en état de marche mais cette dame (Raymonde) dans quel état pensez-vous quel soit ce soir après autant de haire déversée sur elle ?

    • xavier said

      Ca ne justifie aucun lynchage, je suis d’accord! Je persiste a dire que cette Raymonde est une victime dans cette histoire! Mais le vrai coupable, c’est sa hiérarchie! Le peuple crie sa colère. J’aimerais qu’il reste juste et raisonnable. Mais minimiser l’acte ne fera qu’attiser les colères! J’aurais aimé que la colère des syndicats respecte aussi les règles! Ce qui aurait évité cette escalade!

    • robert said

       »qu’elle est »….Apprenez à écrire avant de donner une opinion, car cela dénigre directement vos paroles.

      • xavier said

        Dommage… J’apprécie l’orthographe à sa juste valeur mais cette attaque gratuite nuit tout autant à la qualité et a la pertinence de vos commentaires! On peut avoir des idées sans orthographe. Je n’adhère pas à l’idée mais il faut combattre l’idée pas la forme, encore moins la personne!

      • Clémentine said

        Rhooo oui, comme c’est important vous avez raison … je devrait m’excuser d’être née dyslexique … honte sur moi « qu’elle ait » aide très certainement à la compréhension de mes idées. Encore milles excuses, nous n’avons visiblement pas les mêmes valeurs … et c’est peut-être mieux pour moi ! J’espère qu’il n’y aura pas d’autre ignobles et atroces fautes dans cette réponse …

      • Les commentaires de Robert ne sont pas sans me rappeler ceux d’un chefton d’équipe qui, faute d’avoir une opinion sur le travail des personnes dont il avait la charge, passait son temps à traquer la faute d’orthographe pour avoir quelque chose à dire…. hooooo, pardon, je voulais dire : « lez commantère de robèr m’rapel ben un craitin k’avè vrèmant k’sa ha dirrr »

  12. Keyzer Sözé said

    Très belle intervention madame Löwenthal, bravo!
    Garder le sens des choses et des nuances, voilà tout votre mérite…qui n’est pas banal au regard des commentaires suscités et au gré desquels on se rend compte qu’agresser les gens au pied de biche ou tenter les écraser est manifestement socialement mieux accepté que de déplier quelques vêtements.
    Mais bon, c’est probablement désormais la norme du monde dans lequel nous vivons, celui là même où ce sont les fantasmes haineux de Zemmour qui détrônent les pseudo confidences de Madame Trierweiler au niveau des meilleures ventes de livres. Comme une défaite généralisée de l’intelligence.

  13. Delporte said

    Je suis désolé de vous demander pardon mais c’est sans le vouloir que j’écris ceci expres. Raymonde Lelepvrier, par ses actes stupides dignes des nazis lors de la nuit de cristal, a completement foutu en l’air (pardonnez moi l’expression) une greve qui se voulait au départ digne et sans violence (verbales ou autres). Qu’avons nous vu? Une femme, (tres tres costaud) imbue de sa personne et de son titre de secrétaire de la Setca,se permettre non pas de saccager mais bien d’intimider une patronne (petite et fluette) qui n’étant que gérante a l’obligation de chiffres d’affaires pour conserver son poste. Même si la gérante a le statut « d’indépendante » elle est encore plus dépendante qu’un ouvrier car non seulement elle doit garder son poste MAIS en plus assurer la paye de ses employées. Mauvaise attitude au mauvais moment envers la mauvaise cible. Raymonde, faut arreter de te prendre pour Staline, ton épuration n’est pas loin.

    • annelowenthal said

      Ce commentaire,c’est du second degré, hein, c’est ça?

      • xavier said

        Il y a certainement un peu de second degré dans la forme! A la lecture de ce billet, ce serait un comble de lui jeter la pierre! Mais il y a aussi une grande part de vérité sur le fond! Et ce serait un comble de lui reprocher son franc-parler pour les mêmes raisons! On sème, on récolte. Quand on sème de la mauvaise graine, on ne récolte pas toujours ce qu’on espérait! Comme je disais, à nier l’évidence, à défendre l’indéfendable, on attise la haine!

    • Keyzer Sözé said

      Et un point godwin, un.

      • L'Elfe said

        Mérité mais pas dénué de pertinence ! =’]
        On est certes loin d’un pogrom, mais nous sommes en droit de penser que c’est la suite logique des évènements.

      • Thomas said

        En plus vous n’avez pas d’humour. C’est triste.

  14. Delporte said

    La vérité se cache derriere les mots et se révele par les actes. Intimider quelqu’un est tres facile puis ensuite se retrancher derriere un « droit » quel qu’il soit est simple. Souvenez vous lors du proces de Nuremberg, la défense des accusée était : » on a obéi aux ordres, on avait preté serment ». Cela pose une question, jusqu’ou un délégué syndical peut il aller au nom de son attachement au syndicat ou au parti qui commandite le syndicat? Elio di Rupo a clairement désapprouvé son acte alors qu’au départ elle le posait à cause de ses opinions? Ou est le coupable, celui (celle) qui jette la pierre ou celui qui la lui met en main en lui ordonnant de la jeter? Posez vous la question. Un parti ayant été au pouvoir depuis 25ans se fait jeter et des personnes comme cette dame obéissent aux ordres,basta, c’est tout, le bouc émissaire est trouvé, le parti se désolidarise et la morale est sauve.

  15. OnclePhil said

    Merci pour ce texte. Rapport aux commentaires : subtil mélange du gorafi et de la dh, ça fait franchement peur!

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