Des enfants à la rue? Attendons un jugement avant de les abriter!

mai 20, 2015

Une partie des enfants retournés vivre à la rue ce midi, puisque l'Etat préfère attendre d'être condamné à les abriter sous peine d'astreine pour le faire. Les Droits de l'Homme et de l'Enfant attendront eux aussi un jugement.

Une partie des enfants retournés vivre à la rue ce midi, puisque l’Etat préfère attendre d’être condamné à les abriter sous peine d’astreinte pour le faire. Les Droits de l’Homme et de l’Enfant attendront eux aussi un jugement.

Il y a plus d’une semaine, 6 familles Roms étaient mises à la porte d’un abri Fedasil géré par le SAMU social. Sans aucune alternative de logement.

La majorité de ces gens s’est alors réfugiée au Parc Maximilien, où des associations et citoyens lui apportent depuis de quoi survivre (tentes, couvertures, vêtements, eau, gaz, nourriture…).

Des recours ont été introduits et l’un d’eux a abouti à une condamnation de Fedasil. Obligée de reloger une famille sous peine d’astreinte, l’agence fédérale a donc décidé de la réintégrer dans l’abri géré par le SAMU (et à moitié vide d’après mes sources).

A quelques citoyens, nous avons décidé d’amener tous les Roms du parc dans cet abri, pensant naïvement que, la situation de ces gens étant la même et l’abri étant à moitié vide, ces familles seraient naturellement accueillies, puisque dans un pays comme le nôtre, il est interdit de laisser des enfants sans soins.

Mauvaise idée. Arrivés sur place, nous avons été accueillis par des travailleurs sociaux qui nous ont expliqué qu’ils géraient un abri Fedasil, que Fedasil n’avait été condamnée que pour une famille et qu’ils ne pouvaient donc pas accueillir les autres.

Nous avons tout tenté pour les convaincre, y compris invoquer une raison humanitaire nous semble-t-il souveraine, les Droits de l’Homme et ceux de l’Enfant, eux certainement souverains, y compris relever qu’obéir à une consigne qui sera à coup sûr condamnée par un Tribunal, c’était pour le moins moralement discutable, y compris proposer de rester là quand même, rien n’y fit. Ils allaient devoir appeler la police. Si on faisait un forcing, « ils » (vous savez, là haut là haut) pourraient décider de fermer l’abri. Si on se rebellait, ça risquerait de nuire aux familles…

Il faudra donc que, pour chaque famille, un Tribunal se prononce. Aux frais du contribuable et pour le plus grand plaisir de magistrats qui n’ont que ça à foutre. Ainsi en a décidé Fedasil, ainsi en a décidé le secrétaire d’Etat Théo Francken.

Amen donc.

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