Voici quelques réponses à des affirmations de Charles Picqué et d’autres personnes concernant l’évacuation et la fermeture du tunnel de la gare du Midi à Saint-Gilles. Pour le détail, cliquez ici.

Ces gens étaient dangereux

VRAI et FAUX. Il y a eu des incidents. Il y a toujours des incidents à la rue. La vie à la rue est une violence. Une violence d’État, d’abord, qui a permis ça, une violence quotidienne ensuite : manquer de tout, être exposé aux éléments, aux violences d’autrui (un SDF sur deux a été tabassé au cours des 6 derniers mois).

La rue, c’est difficile. On peut en mourir (et pas qu’en hiver !) et on subit en permanence les effets de la nécropolitique actuellement en vigueur chez nous (et qui atteint des sommets avec les dispositifs anti-sdf) : on rend la vie des pauvres impossible, on la rend invivable, on les prive de toute puissance d’agir, on les gomme du paysage.

Oui, certains sans-abris boivent, certains consomment des drogues, certains sont violents. Oui, il y avait de ceux-là dans le tunnel de la gare. Il n’y avait pas que ça, mais il y a eu des incidents. Certains parlent d’agressions. On n’en sait rien, mais c’est possible et personne ne cherche à le nier. Vivre à la rue ne met pas de bonne humeur. Avoir faim et ne pas avoir d’argent ne laisse pas beaucoup de choix. Souffrir de troubles psychiatriques et ne pas bénéficier de soins n’aide pas à se contenir.

Comprendre cette violence ne veut pas dire qu’on doit l’accepter. Évidemment pas. Mais en chassant des gens qu’on estime dangereux d’un endroit pour qu’ils disparaissent dans la nature (et des radars) ne règle rien de ce point de vue, au contraire.

Il est d’ailleurs intéressant de noter que suite à notre lettre ouverte, la commune de Saint-Gilles a décidé d’ouvrir des logements (précaires) à destination de sans-abris, y compris ceux du tunnel qui réapparaîtront. Il y avait donc autre chose à faire que de les chasser au prétexte qu’ils sont dangereux. Une solution de bon sens, que nous encourageons, et qui est bien plus efficace pour tout le monde que la chasse aux pauvres.

Ils se battaient entre eux

VRAI, ça arrivait. Il aurait fallu prendre cette violence en charge, soutenir ceux qui tentaient de le faire et venir en aide à ces personnes pour qu’elles ne soient plus en situation de céder à la bagarre.

C’étaient des migrants

VRAI et FAUX. Il y avait des Polonais, des Marocains, des Belges, des Pakistanais, des Soudanais… Des hommes, des femmes. Avec ou sans papiers. Avec ou sans intention de partir vers l’Angleterre ou ailleurs.

Les personnes qui habitaient le tunnel n’étaient pas toujours les mêmes, cet endroit est et pourrait rester un refuge de première nécessité, propice à ce que les services sociaux prennent contact avec les nécessiteux et les suivent pour qu’ils retrouvent un logement digne.

C’était sale

Bien sûr que c’était sale. Quand on vit à la rue, on est sale. Quand on vit dans un tunnel, on n’a pas d’aspirateur, d’eau courante… Pourtant, malgré l’absence d’infrastructures (poubelles, cabines hygiéniques…), ils essayaient de garder l’environnement propre, en balayant quotidiennement. Alors oui, c’était sale. Y compris de la crasse et des déjections des autres (même un SDF n’aime pas dormir dans la puanteur).

Quand on vit dans la rue et qu’on subit de plein fouet la violence de l’État, prendre soin de soi n’est pas forcément évident.

C’était insécurisant

OUI et NON. Et pour tout le monde. Bien sûr que passer dans un tunnel mal éclairé peuplé de gens pas propres et pas toujours aimables, parfois violents, peut faire peur. Bien sûr que vivre à la rue, dans un tunnel peuplé de gens pas propres et pas toujours aimables peut faire peur.

Cependant, de nombreuses personnes nous ont également affirmé préférer passer dans le tunnel peuplé que dans le tunnel vide. Et clairement, pour les sans-abris, vivre dans un abri relatif et en groupe est plus rassurant.

Les riverains se plaignaient

OUI et NON. Certains se plaignaient, d’autres non. Certains qui se plaignaient estiment que la manière dont la chose a été gérée est inacceptable, aussi.

En outre, Nombre d’entre eux venaient quotidiennement en aide aux habitants du tunnel, en leur apportant des produits de premières nécessités, des restes, du pain, des vêtements ou des couvertures.

Enfin, contenter des riverains en chassant des indésirables qui iront s’installer ailleurs, c’est… mécontenter d’autres riverains, ceux de cet ailleurs.

C’était désagréable

VRAI. La misère est très désagréable. La misère, c’est toujours très laid, ça nous dit toujours des choses très vilaines, ça rend triste.

Ceci dit, ce n’est pas parce qu’on ne voit plus la misère qu’elle n’existe plus. Au contraire, en chassant ces gens du tunnel, on a aggravé leur situation. Ils savaient où ils étaient et des gens venaient les voir. Certains bénéficiaient d’aides du CPAS et un travail difficile et de longue haleine avait été entrepris avec eux.

La vision de ce tunnel vide est également très désagréable. Savoir qu’on a caché des gens pour ne plus avoir à les voir, qu’on préfère que les gens meurent à l’abri des regards, plutôt qu’ils ne vivent en notre présence, ce n’est pas acceptable. C’est ce que nous appelons la nécropolitique et c’est ce dont nous accusons le Bourgmestre de Saint-Gilles et ses complices.

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RENDEZ-VOUS SUR PLACE LE SAMEDI 23 À 13h POUR LE RASSEMBLEMENT

Le 8 juin dernier à l’aube, des gens qui survivaient dans le couloir sous le pont de chemin de fer de la rue des Vétérinaires en ont été expulsés manu militari, sans leurs affaires et sans solution de « relogement ». Des grilles ont ensuite été solidement posées aux deux entrées du tunnel par Infrabel.

Ces gens se sont retrouvés devant les portes de DoucheFLUX. Nul ne sait aujourd’hui où ils passent leurs nuits, leur temps.

Il est évident que vivre dans ce couloir n’était pas une bonne chose. Il est évident aussi que le climat violent des lieux n’était pas une bonne chose. Personne, je pense, du moins personne de sain d’esprit ne trouvera acceptable que des gens vivent dans des conditions pareilles. Personne n’aime la violence, la drogue, la crasse.

Était-ce une raison pour évacuer les lieux ? Non.

La seule bonne raison d’évacuer les lieux, la seule raison valable, la seule raison intelligente de vider ce tunnel eut été qu’on propose à ces gens de vivre dans un endroit décent, un endroit à eux.

Impossible, ils n’en veulent pas, disent en choeur le bourmestre Charles Picqué et ceux qui à son instar ont une vision étriquée de la chose.

Ce dont ils ne veulent pas, c’est des solutions qu’on leur propose – et bien des sans-abris ont déjà témoigné des difficultés rencontrées dans des abris de nuit, quand ils ont le droit d’y aller. Ce dont ils ne veulent pas, c’est qu’on leur dise ce qu’ils ont à faire. Ce dont ils ne veulent pas, c’est qu’on décide pour eux de ce dont ils ont besoin. Ce dont ils ne veulent pas, c’est qu’on les approche, parfois, parce que certains souffrent de troubles mentaux. Ce dont ils ne veulent pas, ça arrive aussi, c’est qu’on les prive des paradis artificiels que procurent l’alcool et la drogue (qui ne sont pas arrivés dans ce tunnel tout seuls, ni cultivés là, notons-le). À certains, on ne propose rien, parce qu’ils n’ont pas de papiers.

Ils sont là, quelques uns veulent juste qu’on leur foute la paix, même s’ils déconnent. Évidemment que ça ne marche pas comme ça.

Bien sûr que la situation est compliquée. Elle est même hyper compliquée. Elle est même désespérante dans bien des cas. Les nombreuses personnes, quidams, associations, services sociaux de la commune qui se démènent dans ce tunnel et ailleurs depuis des mois ne me contrediront pas. Le travail est colossal, il est hyper dur, il est rarement gratifiant, il est de très, très longue haleine, il est parfois rendu dangereux par l’insécurité qui peut régner sur place. Et aussi par l’incurie de bien des dirigeants. Et par des dispositifs, règlementaires ou mobiliers, anti-SDF.

Fallait-il pour autant évacuer les lieux et mettre ces grilles ? Non.

Ce que les autorités communales ont fait là, c’est déplacer le problème. Ce qu’elles ont fait, c’est bousiller le travail de fond, de fourmi, de longue haleine qui était à l’oeuvre dans ce tunnel depuis des mois.

Au lieu de soutenir les travailleurs sociaux, communaux et autres, au lieu de leur adjoindre, pourquoi pas ? des policiers de proximité quand c’était nécessaire, au lieu de renforcer les équipes et autres moyens, elles ont mis deux grilles qui ont bousillé des mois de travail.

Elles ont jeté dehors des gens qui y étaient déjà mais sous un pont, au moins. Elles ont fait disparaître des radars des gens qu’elles estiment assez dangereux, disent-elle, pour motiver leur décision. Elles les ont privés de ceux qui, petit à petit, les faisaient avancer. Elles ont aggravé leur situation et donc, pour ceux qui étaient dangereux, leur dangerosité.

Au lieu de dénoncer ce tunnel comme une conséquence de l’incurie politique, au lieu de le brandir pour dénoncer le refus de nos pouvoirs, à tous les niveaux, de lutter ENSEMBLE, vraiment et en profondeur contre la pauvreté – ce que pourtant l’ensemble du secteur et des centaines de citoyens appellent de leurs voeux – ceux qui ont décidé de le condamner en on fait un symbole, celui d’une politique aujourd’hui menée partout ou presque dans notre pays : l’invisibilisation des pauvres. La nécropolitique dans toute sa splendeur.

Le sans-abrisme n’est pas une fatalité. On peut y mettre fin. On le peut si on le décide. On le peut si on le veut vraiment. On le peut si on y travaille tous ensemble, tous niveaux de pouvoir confondus, tous experts du terrain, dont les premiers concernés, compris. On l’a déjà prouvé. À grande échelle dans certains pays, à petite échelle expérimentale chez nous. Ca marche.

Chasser des gens d’un abri et mettre des dispositifs pour qu’ils n’y reviennent pas, ça ne sert à RIEN, ça n’est bon pour PERSONNE.

L’autre option est compliquée. Mais la complexité des choses n’est pas un argument, a fortiori pour quelqu’un qui entend diriger une commune, une région, un État, un pays. Au contraire, c’est même pour ça qu’on le mandate. Parce que c’est compliqué. Et ça le sera beaucoup moins si tous font preuve d’une once de volonté, d’un zeste de courage et d’un brin de bon sens politiques. Juste ce qu’il faut pour travailler ensemble parce qu’on a décidé ensemble qu’on ne peut pas, en 2018, accepter que des gens vivent à la rue.

Pour lire et signer la lettre ouverte, cliquez ici

 

tunnel 2

Tu penses que ces étrangers doivent s’intégrer ? Vote Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, qui donne des cours aux petits et au grands, les guide dans leurs démarches et les méandres de nos administrations.

Tu penses que ces étrangers sont des voleurs ? Vote deux euros cinquante et belgium kitchen, qui leur permettent de survivre à la rue sans avoir à voler pain et eau.

Tu crains que des campements s’installent dans ta ville ? Vote hébergeurs, qui n’en veulent pas non plus et leur permettent de s’abriter.

Tu as peur des maladies et de la gale ? Vote hub humanitaire, rolling douches, DoucheFLUX et médecins du monde, qui s’échinent à soigner ceux qui doivent l’être.

Tu penses qu’on n’a pas les moyens de les accueillir? Songe qu’avec tout l’argent déjà dépensé pour pourchasser, arrêter, relâcher sans effets, pourchasser, arrêter… 500 migrants, te mentir dans les médias, négliger les autres dossiers, on aurait pu en accueillir des milliers et se consacrer à tes vrais problèmes.

Tu veux encore de la violence, des gens malades, affamés et perturbés dans tes rues ? Tu veux qu’on ne te parle que de ces 500 migrants, tu penses que l’éducation, le chômage, la santé, l’économie, les soins aux personnes âgées, l’accueil de la petite enfance, les droits des personnes handicapées sont des sujets secondaires ? Tu penses qu’intensifier les violences policières, enfermer des gens sans les nourrir, les empêcher de dormir la nuit, les empêcher d’être dans un parc, les empêcher d’être dans une gare, les empêcher de se poser quelque part, refuser d’aider à financer leur logement, envoyer des flics dans les distributions de vivres et en parler dans les médias t’aide à vivre mieux, plus serein.e, plus heureus.e, plus riche ?

Alors vote pour ceux qui sont là, à te faire croire qu’ils s’occupent de toi, qui font tout pour qu’un problème qui aurait pu être réglé en quelques heures, un tout petit peu de bon sens, un brin de courage politique et quelques sous s’éternise des années parce qu’il te pensent assez bête pour les suivre. Donne-leur raison.

Ou dis-leur que tu mérites mieux que ça. Ne fût-ce qu’un tout petit peu de considération pour ton intelligence. De respect à ton égard.

Aujourd’hui, le bourgmestre d’Etterbeek, très vite suivi par d’autres, a pris une ordonnance de police obligeant les policiers de sa commune à arrêter administrativement les sans-abris qui refusent d’être logés dans un dispositif du plan hivernal, de les conduire dans un centre spécialement ouvert pour l’occasion par la commune, où un médecin les examinera pour déterminer s’ils sont en danger dans la rue ou pas.

Sur la mesure elle-même

Il est évident que le froid de ces derniers jours ne peut laisser de marbre que d’un point de vue littéral et que, souffrant nous-mêmes des températures glaciales, nous ne pouvons qu’être émus du sort des gens à la rue. Un sort qui occupe d’ailleurs le champ médiatique et celui des réseaux sociaux bien davantage en hiver qu’en été, même si on meurt à la rue au moins autant en été qu’en hiver.

Il va de soi que ces température exposent à un risque accru d’hypothermie et donc de mort.

La mesure prise par ce bourgmestre, puis par d’autres, est donc compréhensible. Ce qui l’est moins, c’est de ne la prendre qu’en hiver et de la prendre en faisant l’économie (dans tous les sens du terme) des questions qu’elle pose. À commencer par les raisons qui motivent un refus d’être mis à l’abri par le système alors qu’on crève (littéralement) de froid.

Elles sont multiples : il y a à la rue bon nombre de personnes qui souffrent de troubles psychiatriques. Qui n’auraient jamais dû se retrouver à la rue mais qui y sont parce qu’elles n’ont jamais été prises en charge dans des structures thérapeutiques adaptées. Il y a aussi à la rue bon nombre de personnes qui n’ont pas le droit d’entrer dans une structure d’accueil, parce qu’elles sont bourrées, parce qu’elles sont sous influence, parce qu’elles ont un chien. Il y a des gens qui n’ont pas de papiers et qui craignent (à juste titre, on le voit tous les jours depuis des mois) d’être happés par la police et/ou par un système qui les séparera, dans le cas de familles. Il y a enfin des gens, ceux-là et d’autres, qui n’ont aucune confiance dans un système qui les a mis à la rue/veut les forcer à entrer dans des prises en charge globales dont ils ne veulent pas (pour lesquelles ils ne sont pas prêts)/veut les faire entrer dans des procédures dont ils ne veulent plus. Il y a aussi, il faut le relever, les conditions dans lesquelles ont est accueilli dans les abris de nuit (qui font, précisons-le, ce qu’ils peuvent). Zéro intimité, des maladies qui se promènent, des vols, des cris, des bagarres et… un renvoi à la rue dès le matin, avec le risque d’avoir perdu sa place en rue.

La mesure, du moins telle que présentée ce jour dans les médias, ne semble pas avoir tenu compte de ces craintes. Elle risque donc de provoquer un déplacement de ces gens et, ce partant, de les insécuriser davantage encore, puisque oui, même à la rue, on a ses habitudes. Sans certaines garanties sur ce qui précède, bon nombre de SDF iront se poser ailleurs.

Quant au fait même d’arrêter des gens parce qu’ils sont à la rue, il nous rapproche dangereusement d’une criminalisation du vagabondage, qui n’est plus un délit depuis 1993 et c’est une bonne chose. Et si on peut comprendre qu’un bourgmestre prenne des mesures répressives pour mettre des gens à l’abri, il faudra veiller à ce que, dans une société qui combat davantage les pauvres que la pauvreté, on ne recule pas sur ce point-là aussi.

Pour conclure ce chapitre de manière positive, on se réjouira d’apprendre que l’État (ici la commune) dispose de moyens pour accueillir ces gens et les met en branle. On espérera qu’elle le fera à l’année, au moins faute de se pencher sur ce que j’évoquerai juste après, et qu’elle le fera de jour aussi. On a le droit d’être optimiste…

Sur ce que nous dit la mesure

Ce que nous dit la mesure, c’est qu’après avoir toléré que des gens vivent à la rue (et parfois même après les y avoir poussés ou en tout cas les avoir regardé y sombrer sans rien faire), notre État se voit contraint à faire un gigantesque aveu d’échec en les en sortant de force.

Ce que nous dit la mesure, c’est que l’État n’est pas parvenu à entendre ceux qui, depuis des années, préviennent que le nombre de personnes à la rue va croître, comptent les milliers de bâtiments vides (on parle de plus de 30.000 rien qu’à Bruxelles), réclament en vain des mesures préventives et des relogements encadrés, pleurent pour avoir un tout petit peu de moyens (supplémentaires) pour faire le job, démontrent que le plan hivernal est une aberration.

Ce que nous dit la mesure, c’est que non content de ne pas aider suffisamment des citoyens à faire le job, des associations à faire le job et même des CPAS à faire le job, l’État en est réduit à constater que des gens sont en danger de mort dans ses rues et à les abriter manu militari. Ce que nous dit la mesure, c’est que le manque de courage politique et d’investissements à long terme contraint tout le monde à travailler dans l’urgence, sans jamais rien régler sur le fond, parce que ceux qui réclament que ce travail-là soit fait aussi sont eux aussi trop pris dans l’urgence pour se poser (y compris les bonnes questions).

Ce que nous dit également la mesure, c’est que l’État souffre lui-même de schizophrénie en jetant chaque nuit des personnes à la rue (et rien qu’hier soir, un de ces migrants y a été renvoyé par la police sans ses chaussures !), en prenant chaque jour des mesures anti-mendicité plus ridicules les unes que les autres et en ramassant d’autres personnes de peur qu’elles ne meurent de manière trop flagrante sous sa responsabilité. Que sa politique « ferme mais humaine » ne l’est tellement pas qu’il en est lui-même réduit à ramasser les restes de ses incuries et de ses ignominies.

Pour conclure ce point-ci aussi de manière positive, terminons en disant que oui, il faut mettre les gens à l’abri et admettons qu’il faille le faire de force. Mais ne nous soustrayons pas encore aux questions que ça pose, sous peine de devoir recommencer encore et encore, comme on doit le faire depuis des décennies.

En attendant, voici une liste non exhaustive et donc à compléter des endroits où s’adresser pour venir en aide aux sans-abris : https://annelowenthal.wordpress.com/2012/02/01/liste-des-appels-pour-urgences-sociales-sdf-regulierement-mise-a-jour/

Vous souhaitez soutenir les migrants victimes de la politique de notre gouvernement fédéral ? Voici une liste des associations/personnes mobilisées sur ce terrain (notamment). Elle est évolutive.

N’hésitez pas à communiquer sur vos actions / votre soutien aux actions. C’est également très important !

Toutes ces assoces/personnes ont un compte en banque spécifique et des finances transparentes. Philippe Mercenier refuse les dons d’argent.

Si vous souhaitez organiser une réunion pour expliquer la situation, demandez, des gens (y compris moi, y compris dans vos écoles) sont dispos pour vous rencontrer !

PLATEFORME CITOYENNE DE SOUTIEN AUX RÉFUGIÉS BRUXELLES

Site Web : http://www.bxlrefugees.be/

85 Rue Léon Théodor – 1090 Bruxelles
Téléphone : 0472/44.47.26

Facebook : https://www.facebook.com/plateformerefugiesbxl/

Dons : sur le compte BE04 5230 8077 7231 avec la mention « soutien aux réfugiés » ou celle d’une activité que vous souhaitez soutenir en particulier (Hébergement, sacs de couchage, école Maximilien, etc.).

Le titulaire de compte est « ASBL Plateforme Citoyenne de Soutien aux Réfugiés » et le BIC est TRIOBEBB.

Coordination de l’hébergement (par les citoyens et associations)

Accompagnement social et administratif

École de langues pour adultes

École des devoirs

Distribution de vêtements et kits hygiène

Espace rencontres interculturelles pour et par les femmes

Espace digital cybermax

BELGIUM KITCHEN

Avenue Van Volxem 2, 1190 Forest

Contact en message privé via la page Facebook: https://www.facebook.com/BelgiumKitchen/

Numéro de compte : BE71 7506 7226 9069

Récolte de nourriture et préparation/distribution de repas

Hébergement de personnes en grande précarité

 

DEUX EUROS CINQUANTE

Récolte de dons de 2,50 euros (le prix d’un pique-nique équilibré) ou plus

Préparation des repas et distribution

Achat de denrées pour d’autres associations

Récolte, tri et distribution de vêtements et produits d’hygiène

Contact via le groupe Facebook : https://www.facebook.com/groups/307845609681321/

Dons sur le compte TRIODOS BE91 5230 8091 7576
BIC : TRIO BE BB

CUISTOTS SOLIDAIRES

Facebook : https://www.facebook.com/Cuistotssolidaires

Récolte, préparation et distribution de petits déjeuners au parc Maximilien (files devant l’office des étrangers…)

ESG asbl

Téléphone : 0486/70.32.15

Page Facebook : https://www.facebook.com/ESG-asbl-335122573170942/

Récolte de denrées, préparation et distribution de repas

Dons sur le compte BE20 3631 5302 8856 – BIC : BBRUBEBB

DOUCHEFLUX

Rue des Vétérinaires 84, 1070 Bruxelles

Facebook : https://www.facebook.com/DoucheFLUX-159012970867417/

Site web : http://www.doucheflux.be

Email : info@doucheflux.be

Dons (déductibles fiscalement à partir de 40 €) sur le compte de DoucheFLUX à la banque ING : IBAN : BE80 3630 2531 1077 – BIC : BBRUBEBB

Douches, salon-lavoir, vestiaire

Centre de jour, activités diverses (wifi)

PHILIPPE MERCENIER

Facebook : https://www.facebook.com/philippe.mercenier

Récolte et distribution de sacs de couchages. PAS DE DONS D’ARGENT.

Récolte de dons en nourriture, vêtements, produits d’hygiène et distribution en Belgique et ailleurs

Témoignages

Contact :

  • Via messagerie facebook : 0475/55.40.40
  • SMS UNIQUEMENT : 0475554040

SERVE THE CITY BRUSSELS

15A Place Van Meyel, Bruxelles
Téléphone : 02 734 35 02
Facebook : https://www.facebook.com/stcbrussels/
Site web : https://www.servethecity.brussels/
Mobilisations/événements pour soutenir diverses actions solidaires.

LIGUE DES DROITS DE L’HOMME

Crowdfunding pour la défense en justice des citoyens poursuivis pour avoir refusé de boucler leur ceinture dans un avion en passe d’expulser un migrant: http://www.worldofcrowdfunding.com/fr/je-ne-la-boucle-pas

Pétition : https://jenelabouclepas.org/petitions/citoyens/

STOP DÉPORTATIONS

Page Facebook : https://www.facebook.com/groups/122712221773224/

Contact : Vanessa – 0471/59.38.02

  • Aide aux actions à l’aéroport (parler aux passagers des vols où sont embarqués de force des migrants)
  • Actions sensibilisation et boycott des compagnies aériennes qui y collaborent

SOUTIEN AUX SANS-PAPIERS

Coordination sans-papiers Belgique : https://www.facebook.com/Coordination-des-sans-papiers-de-Belgique-1667773550117390/?hc_location=ufi

Voix des sans-papiers Bruxelles : https://www.facebook.com/voix.sp.7?hc_location=ufi

Voix des sans-papiers Liège : https://www.facebook.com/vspliege/ –

ULB : https://www.facebook.com/groups/736110003085959/?hc_location=ufi

Collectif Ebola : https://www.facebook.com/groups/498583516983561/?hc_location=ufi

SOS Migrants : https://www.facebook.com/groups/320789684759637/?hc_location=ufi

Mons :

L’image contient peut-être : texte

 

 

Bloquée par Facebook et donc dans l’incapacité pour jouer mon petit rôle de facteur pour aider comme je peux ici ou là, je regarde vaguement le match du soir et je parcours les commentaires du jour, principalement sur le groupe Hébergement plateforme citoyenne.

C’est là que les citoyens de Belgique communiquent pour pouvoir héberger des gens que notre gouvernement veut à tout prix renvoyer au pays. Des gens qui pour des raisons diverses (qui vont de l’absence totale d’informations à la peur de rester dans un pays où on les brutalise tous les jours après avoir fui un pays où on les brutalisait tous les jours, en passant par, pour certains, la volonté d’aller en Angleterre ou la peur d’être renvoyés au pays, par exemple via l’Italie) sont à la rue. Des gens qui sont hébergés pour être protégés du froid mais aussi et surtout de notre gouvernement et de ses policiers volontaires. Des gens qui profitent de cet hébergement pour dormir (des heures, des heures), laver leurs affaires, se laver (des heures, des heures), se soigner, manger (quand ils ne tombent pas de sommeil), rencontrer d’autres gens solidaires (notre honneur est sauf).

Les commentaires de ce soir sont comme ceux des autres soirs, depuis des jours et des jours. Untel a 3 places à Schaerbeek, mais pas de véhicule. Quelqu’un se propose. Unetelle a 5 places à Chaumont-Gistoux, mais pas de voiture. Quelqu’un lui propose ses coordonnées en privé. Quelqu’un a dégoté une camionnette et arrive. Quelqu’un voudrait retrouver X ou Y, qu’il a accueilli la veille. Vous avez vu ? Le bourgmestre de Bruxelles a présenté ses excuses et promis que « ça » ne se reproduirait plus. Mais il va faire quoi ? Enfin bon, c’est déjà ça… Quelqu’un cherche le parc. Quelqu’un peut venir ce soir, mais cherche quelqu’un pour reprendre ses invités le lendemain. Quelqu’un se demande si quelqu’un aurait quelques essuies à lui prêter. Quelqu’un voudrait des sacs à dos pour y glisser des affaires pour ses invités, parce que la police a tout pris. Quelqu’un raconte que sa petite fille de 11 ans a donné son GSM à son invité, pour qu’il puisse regarder les photos de sa famille, parce que le sien est cassé (par la police, mais elle ne le sait pas). Des étudiants vont se serrer dans leur colloc. Ca va les bénévoles ? Vous tenez le coup ? Il en reste combien ? Quelqu’un voudrait faire une pause, habite telle région, voudrait que quelqu’un prenne le relais un jour ou deux, quelqu’un gardera ses invités une nuit de plus, quelqu’un va garder les siens en journée, quelqu’un raconte que son fils, du genre timide, a témoigné devant toute l’école… Des groupes se sont créés par région, pour une meilleure organisation. Chacun renseigne chacun. Donne des nouvelles. Remercie pour l’expérience. Tout le monde trouve l’aide demandée. Tout le monde.

Je lis chaque commentaire de ces gens fantastiques. Chacun. Bientôt, je pourrai accueillir, moi aussi. Je lis chaque commentaire et chaque commentaire me donne le frisson.

Rejoignez ce groupe. Ne fut-ce que pour lire, vous aussi.

Et puis pensez à ces gens qui s’obstinent avec notre argent à brutaliser d’autres gens, à intimider des citoyens généreux, à poursuivre des procédures insensées pour absolument renvoyer une poignée de personnes dans une dictature. Si vous êtes comme moi, ils vous feront un peu pitié…

https://www.facebook.com/groups/140794776533345/

Depuis deux jours, quelqu’un (des gens) s’amuse(nt) à signaler tout et n’importe quoi sur mon profil. Conclusion : 30 jours de ban, pour un statut ma foi assez grossier, même si au second degré (mais Facebook ne comprend pas le second degré).

Donc j’ouvre mon profil bis (ben oui, si les politiciens peuvent…) et boum, voilà d’autres signalements qui arrivent et Facebook me notifie qu’un de mes statuts, datant de plusieurs mois, est inconvenant. Ledit statut énumérait pour les dénoncer un tas de préjugés imbéciles véhiculés dans notre société (voir image). Mais Facebook ne comprend pas le second degré.

fb

Du coup, et je sais, ce n’est pas très malin de ma part, je publie la notification de Facebook(1) en suggérant que peut-être il serait pas mal qu’un jour Facebook prévoie aussi de réagir à ces cas-là : vous voulez emmerder quelqu’un ? Signalez tout sur son profil, Facebook finira par le virer sans aucune conséquence pour la/les personne/s courageuses qui s’adonnent à ce harcèlement (anonymement, bien sûr, puisque c’est comme ça que le truc est conçu), tandis que les propos racistes et haineux ne lui posent aucun souci.

Voilà. Tout ça pour dire que grâce à des lâches, je suis privée d’un de mes outils de travail et de mobilisation solidaire pendant 24h (sur ce second profil). Un outil précieux et que j’adore mais qui compte bien des défauts, parmi lesquels l’encouragement de la lâcheté. Vive l’anonymat, vivent les signalements ! Facebook punira les signalés, que ça soit ou non justifié !

(*)Notons que mon amie Maco, qui a partagé mon partage, est également bannie, pour 3 jours

Une histoire de WC

août 17, 2017

Au parc Maximilien, il y a des migrants. Des gens qui sont arrivés en Belgique et qui, pour la plupart, n’ont pas de papiers parce qu’ils n’ont pas introduit de demande. On ne va pas s’appesantir sur leurs raisons, elles sont multiples et pas toujours bonnes, et en grande partie la conséquence d’une désinformation ou de l’absence totale d’informations.

Donc on a des gens qui se posent dans un parc communal (Ville de Bruxelles) dont un bourgmestre est responsable (Philippe Close) et qui sont dans une situation administrative qui entre dans les compétences d’un secrétaire d’État fédéral (Théo Francken), secrétaire d’État dont on sait déjà qu’il ne souhaite qu’une chose : renvoyer ces gens « au pays », de gré ou de force. Et donc de force.

En attendant, ces gens sont là, désoeuvrés, sans aucune ressource. Ni nourriture, ni abri, ni couchage, ni soins, ni hygiène. Ils n’ont rien. Et donc des citoyens et associations se mobilisent, récoltent des dons, sont sur le terrain, donnent, récoltent, donnent, récoltent.

Les pouvoirs publics, eux, régulièrement, envoient leurs policiers interdire de planter des tentes, menacer d’arrestation, chasser du parc, arrêter-relâcher-oupas, faire emporter les affaires données à la décharge, peu importe si des biens précieux (papiers, smartphones…) disparaissent au passage.

Les pouvoirs publics, eux, envoient quelqu’un fermer le wc public qui borde le parc. Les pouvoirs publics ne donnent pas d’explication. Finissent par dire que les lieux sont détériorés. N’envoient personne pour réparer.

Des citoyens réfléchissent. Que faire ? Forcer la porte ? C’est de la dégradation, ça mettrait les migrants en danger. Installer une toilette sèche ? C’est interdit, ça mettrait les migrants en danger. Gueuler dans les médias ? Ca va fâcher le communal qui va dire que c’est le fédéral qui va envoyer des policiers pour chasser et menacer tout le monde.

Les pouvoirs publics, eux, nous expliqueront doctement qu’il y a des excréments dans le parc et aux abords du parc et que les riverains se plaignent à juste titre de cette pollution.

Les pouvoirs publics se serviront de ça pour chasser les migrants. Qui reviendront, là où ailleurs, parce qu’aujourd’hui, en les chassant, les policiers leur ont dit que s’ils revenaient, ils seraient emprisonnés pour trois mois.

Samedi, un arrivage massif de sacs de couchage est prévu au parc. Tout est organisé, les pouvoirs publics le savent, personne ne s’en est d’ailleurs caché. Sauf qu’aujourd’hui, ils viennent d’évacuer le parc et de menacer les migrants de prison s’ils y reviennent.

Et donc les citoyens vont se demander quoi faire avec leurs sacs de couchage qui ne mette pas les migrants en danger. Et quoiqu’ils fassent, les migrants seront en danger, parce que les pouvoirs publics ont tout fait pour que tout soit interdit et/ou dangereux pour les migrants : dormir dehors dans un parc et y manger et y chier, y planter une tente, squatter un bâtiment, voler de la nourriture, distribuer de la nourriture, protester contre la police, reprocher au fédéral ce qui dépend du communal, reprocher au communal ce qui dépend du fédéral, manifester pour dire son désaccord, mettre la lumière sur ces gens et les exposer, ne pas parler de ces gens et ne rien avoir à leur donner.

En fait, la seule chose qui semble permise dans ce dossier, c’est de laisser des gens crever à la rue.

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Les affaires qui occupent l’actualité depuis quelques semaines en Belgique ont déchaîné les médias et les gens comme moi, puisque les gens comme moi sautent sur toutes les balles médiatiques (puisque je m’attache à en donner une lecture critique et à donner à ce dont elles parlent une lecture différente, qui vaut ce qu’elle vaut puisqu’elle est subjective, mais surtout, différente).

Toutes ces affaires sont très graves. Au-delà du pognon gaspillé/détourné/démesuré, il s’agit chaque fois de gens qui ont demandé à nous représenter, qui ont voulu nous diriger, qui DOIVENT se montrer exemplaires, qui passent leur temps à nous dire ce qui est bon pour nous et à culpabiliser ceux qui, volontairement ou – surtout -involontairement sont hors des marges de plus en plus serrées qu’ils posent « pour » nous et qui, depuis des années, des années et des années, ont installé – et se sont installés dans – un système qui fait tout le contraire.

Hier, voilà que le CDH, aux mêmes affaires depuis autant d’années, déboule, se dit dégoûté par son sempiternel partenaire PS, demande à son autre sempiternel partenaire MR, à Ecolo et à DéFi de constituer avec lui de nouvelles majorités (notons au passage que si le MR est clairement et évidemment enthousiaste – même s’il tente assez lamentablement d’avoir l’air mesuré – DéFi dit presque oui et Ecolo déclare que changer les têtes sans changer les pratiques n’est pas la solution et qu’il faut assainir les structures).

Chant du cygne, CETA, prochaines élections, on sait tous, les médias savent et le CDH sait qu’on sait, que ce n’est pas pour les raisons invoquées : ce n’est pas par dégoût du PS, dont la mainmise douteuse sur le secteur social bruxellois ne date pas d’hier et n’a pas été découverte hier et qui n’est certainement pas pire que le MR et son Kazakhgate. Ce n’est pas pour « les gens ». Ce n’est pas non plus pour « les sdf » (tout ce petit monde se fout des sdf depuis à peu près toujours). Ce n’est pas pour plus d’éthique en politique (si, pour ne prendre que cet exemple, le cumul des mandats causait le moindre scrupule à ces gens, il n’existerait plus depuis très longtemps). Ce n’est pas pour que les dossiers avancent (au contraire, là, bien des dossiers vont être retardés, bloqués, et bien des asbl et institutions vont se retrouver dans une fichue merde. Ca commence déjà).

Le CDH sait qu’il ment. Les médias savent que le CDH ment. Nous savons que le CDH ment. Tout comme nous savons tous que le PS ment et que le MR ment. Ils savent qu’on sait qu’ils mentent. Et pourtant, ils mentent. Et on les invite à venir mentir dans les médias. Et ils font la Une des médias avec leurs mensonges. Et nous, on commente leurs mensonges en disant que ce sont des mensonges. Et on se perd en conjectures sur les vraies raisons, alors qu’on connaît tous les vraies raisons : continuer à exister, de préférence au pouvoir.

Ce matin, j’ai eu une idée qui ne sera jamais suivie : cessons de nous nourrir de ce cirque qui ne sert que ces gens. Cessons de leur offrir des tribunes. Voyons un peu comment se démerde un parti/une personne au (assoiffée de) pouvoir quand elle ne peut plus l’exercer (le conquérir) à coups de slogans et de mensonges dans les médias (y compris sociaux). Et profitons de ce moment de grâce pour occuper le silence avec des initiatives/alternatives citoyennes qui, chaque jour, font le job. À petite échelle, à grande échelle, discrètement le plus souvent, sans moyens autres qu’humains la plupart du temps, avec plus ou moins d’efficacité mais en tout cas en exerçant un rôle fondamental : celui de nous montrer que les choses ne sont pas immuables, que les faire autrement est possible et qu’on a tous un certain pouvoir, même sur un système de plus en plus sévère avec ceux qui n’y adhèrent pas (que ce soit ou non leur choix).

Alors voilà, c’est peut-être un peu con vu de chez vous, mais j’ai toujours tenu à être aussi cohérente que possible et donc je vais continuer, jusque jeudi (c’est plus ou moins à ce moment-là que j’estime la fin du buzz CDH), à vous balancer des initiatives/alternatives citoyennes sur mon profil facebook. Je vous invite à faire de même, chez vous ou chez moi, si vous préférez. Ensuite, je compilerai le tout ici, pour que vous puissiez continuer à les encourager.